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Les petites annonces
Rihoit Catherine
GALLIMARD
8,40 €
Épuisé
EAN :9782070256532
Gabriel lit les petites annonces : là où tout est possible, loin de la réalité terne du quotidien. Professeur de lettres à Caen, il traverse la crise de la quarantaine. La mort de sa mère, Emmeline, une de ces figures de femmes figées dans le sacrifice, l'adolescence de ses enfants, Marine et Fabien, tentés par la drogue et la moto, enfin la découverte de l'aventure que Laure, son épouse jusque-là irréprochable, vit avec un jeune étudiant, amènent Gabriel à prendre durement conscience de la traversée du milieu de la vie. Comment s'évader ? Gabriel suivra l'Emietteur, un étrange vagabond qui trace de mystérieux dessins dans les jardins de la ville, en écrasant du pain, des quantités de pain. Fou génial ou imposteur ? Alors que les autres habitants de la ville ne s'aperçoivent de rien, Gabriel voit Caen se fissurer, s'effondrer. Une invasion de cancrelats surgit des fissures, se préparant à dévorer les êtres et leurs désirs, les choses et leur faux équilibre. Cette irruption du fantastique fait contrepoint à l'analyse minutieuse, tragique et comique à la fois, de la faillite de trois générations d'une famille, que Catherine Rihoit a fait vivre avec une grande vérité, un mélange très décapant d'humour, de férocité et de tendresse.
Résumé : Gabriel a 28 ans, il est professeur de lycée, marié et père de famille. Marie a 19 ans. Elle regarde le temps passer. Laure a 29 ans. C'est la femme de Gabriel. Elle élève ses enfants et tient son ménage. Un jour Gabriel s'en va. Au cours de sa fugue il rencontre Marie. Un jour Marie s'en va. Les trois personnages tentent de comprendre ce qui s'est passé. Leurs trois récits se recoupent, se complètent, se contredisent. À travers cette triple réflexion, le lecteur prendra conscience de quelques aspects de la difficulté d'être femme aujourd'hui. Il verra aussi se dessiner, peu à peu, le romantique portrait d'un homme perdu.
Résumé : Réelle, belle jeune femme, médecin, part avec son mari et son fils passer des vacances dans une île grecque magnifique et sauvage. Elle pense ainsi retrouver les premiers bonheurs de sa vie de couple usée par le travail du temps, les fatigues du quotidien. Elle souhaite aussi, avec l'aide du soleil et de la mer, échapper au choc psychologique d'un anniversaire difficile pour une femme, celui de ses quarante ans. Mais l'île, avec sa beauté intense et désertique, lui réserve des surprises. Elle se voit, pour la première fois depuis longtemps, face à elle-même, seule avec sa vie et ses compromissions. Elle se demande ce qu'elle a fait des rêves et des espoirs de ses vingt ans. Et voilà que ces vingt ans reviennent en la personne d'un jeune Grec qui porte à Réelle une attention passionnée. La jeune femme se bat contre l'irruption, dans sa vie sage et bien réglée, du désir et des risques de la passion. Mais la veille de son départ, le corps parle trop fort, et c'est entre ces deux êtres qui ne se connaissent pas, ne peuvent même pas se parler et savent qu'ils vont être séparés à jamais, une scène déchirante qui apporte à la fois la douleur et le miracle. Un roman d'une grande densité poétique et émotionnelle, une analyse très fine des secrets du corps et du coeur, par l'auteur du Bal des débutantes, de La Favorite et de Triomphe de l'amour.
Résumé : Par une étrange complicité, Isabelle, prof en rupture de ban, et Désiré Mollard, fondateur devenu impotent d'un empire financier et industriel, se liguent pour découvrir les secrets d'une étrange et assez monstrueuse famille. Grâce à eux, nous saurons tout sur le passé de chiffonnier de Désiré. Sur Marcel qui a fait fortune aux U. S. A. dans le fast-food et qui guérit de son impuissance grâce à une minable mais sympathique danseuse nue de Las Vegas. Sur Fiacre, le banquier, qui vit un roman d'amour avec une autre danseuse, classique celle-là. Sur Jean-Edward, bon à rien qui réussit à merveille dans la presse, et surtout sur son épouse Guénolée. Fille d'un nobliau breton désargenté, Guénolée se fait payer un journal pour pardonner à Jean-Edward, car elle a découvert qu'il fréquente des demoiselles sans vertu. Elle devient féministe par snobisme, terrorise une de ses filles au point de la rendre muette, vole les petits amis de son autre fille. Mais que les âmes sensibles se rassurent : Guénolée court à sa perte. Mille histoires, mille romans, des personnages croqués sur le vif composent ce tableau d'un monde d'aujourd'hui, que n'aurait pas renié Balzac. Plus que jamais en verve, Catherine Rihoit marie un don d'observation féroce à la plus riche imagination.
Isabelle de Santis, vingt-deux ans, jeune professeur d'italien, débarque dans une grande ville du Nord de la France, après un an à Aix-en-Provence. Elle est seule, sage, s'ennuie. Un prof de Faculté, Azeta, fat, brillant, mais vide, marié depuis dix ans, s'emploie à la séduire. Il parvient à coucher avec elle, sans réussir à lui faire illusion. Isabelle est assez lucide et cynique pour prendre Azeta pour ce qu'il est : un idiot cultivé. Après avoir pris la mesure d'Azeta, et avoir abandonné l'amitié encombrante d'une amie de palier, la pauvre Lilas Sittingdon, qui s'est éprise d'elle, la jeune Isabelle se lance dans la politique. Une désopilante "manif" en faveur des prostituées, sous l'égide d'un mouvement de libération gaucho-sexuelle, le FOUTR, la projette dans un milieu nouveau. Lilli, prostituée révolutionnaire, la met dans les bras de son amant François. A l'observation narquoise succède la fantaisie débridée et l'imagination. Isabelle explose : "Il n'y a plus de bornes au corps, il est partout, le corps illimité et accueillant d'Isabelle".
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.