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Le culte moderne des monuments. Sa nature, son origine
Rielg Aloïs ; Boulet Jacques
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782747551274
Conserver et protéger ce que nous appelons les monuments historiques apparaît aujourd'hui comme un dogme de valeur universelle. Mais il n'en a pas toujours été ainsi - l'idée n'apparaît pleinement qu'au XIXe siècle - et, encore à l'heure actuelle, les critères et objectifs de cette préservation sont loin d'être clairs. Dans une analyse magistrale, qui demeure inégalée, Aloïs Riegl, un des fondateurs de l'histoire de l'art contemporaine, démonte le concept de monument historique, révèle les valeurs conflictuelles sur lesquelles il repose, et les solutions contradictoires que ce conflit peut commander - par exemple, restaurer ou laisser s'user. Le Moderne Denkmalkultus fut écrit en 1903, afin de poser les bases doctrinales d'une nouvelle politique: il ne suffit pas de dire "c'est un monument historique", il faut savoir ce que cela signifie, et comment on veut le traiter. Aloïs Riegl (1858-1905), autrichien. Après avoir, très jeune, dirigé plusieurs départements du musée des Arts décoratifs de Vienne, venait, lorsqu'il a écrit ce livre, d'être nommé président de la Commission des monuments historiques. C'est à ce titre qu'il s'est posé - en théoricien, mais en théoricien soucieux des solutions concrètes - les questions soulevées sous le titre du Culte moderne des monuments.
L'ouvrage de l'historien d'art autrichien Aloïs Riegl (1858-1905), Le Portrait de groupe hollandais, est le dernier ouvrage publié de son vivant. Paru en 1902, il marque paradoxalement à la fois un point d'orgue dans sa carrière et un tournant. Sa traduction fournira donc au lecteur français une pièce maîtresse de son ?uvre mais aussi un élément décisif pour qui tente de reconstituer ce que fut l'Ecole de Vienne dont Riegl est un des fleurons. Point d'orgue et tournant mais aussi chef-d'?uvre parce qu'il contient une réorientation qui fait nouveauté dans l'?uvre de Riegl et parce que de ce fait il anticipe sur les axes de la recherche en histoire (l'histoire des mentalités), en histoire de l'art (arts du Nord -arts du Sud, formalisme, historicisme) et en esthétique (esthétique de la création versus esthétique de la réception), cet ouvrage en tous points essentiel méritait sa traduction intégrale. Dans la méthode de l'analyse des ?uvres et la définition des critères opératoires qui conduisent à définir groupes, périodes et évolution, c'est en même temps une éblouissante leçon d'histoire de l'art. En particulier, son approche du critère de représentation de l'attention (cette dimension psy-chique " désintéressée ") dont il fait l'identité de la peinture hollandaise, à l'inverse de l'action, prédominante, dans la peinture italienne, s'enrichit de considérations d'une grande finesse qui empruntent à la sociologie, à l'histoire culturelle. Rien de plus lumineux, par exemple, que sa manière de formuler exactement ce qui sépare, dans le degré de représentation du sentiment repris aux Italiens, un hédoniste comme Franz Hals d'un peintre du silence et de l'émotion contenue comme Ter Borch. Les pages sur les enjeux du clair-obscur, à propos de Rembrandt, comptent parmi les études les plus poussées sur les raisons qui ont conduit les peintres hollandais à " rendre perceptible aux sens l'espace indéfini dans le tableau à côté des figures et distinct d'elles ".
Résumé : L'Historische Grammatik der bildenden Künste est une synthèse de la pensée d'Aloïs Riegl (1858-1905) dont il constitue l'ouverture méthodologique à la fois la plus concise et la plus explicite. Par l'introduction du concept de Kunstwollen, Riegl a créé une méthode de réflexion très originale dont lui furent redevables nombre d'esthéticiens du XXe siècle, parmi les plus grands. Par Kunstwollen il entend une force de l'esprit humain donnant naissance aux affinités formelles d'une même époque, dans toutes ses manifestations culturelles. Cette volonté artistique et ses variations sont conditionnées par la vision du monde laquelle naît de la religion et de la pensée scientifique fondamentale. Riegl interprète donc l'histoire de l'art comme une histoire de l'esprit (Kunstgeschichte als Geistesgeschichte). Nul n'était mieux qualifié, pour présenter cette ?uvre au public français, qu'Otto Pächt, disciple spirituel de Riegl, et éditeur avec K. M. Swoboda de cet ouvrage posthume demeuré longtemps inédit.
Riegl Aloïs ; Wood Christopher S. ; Alloa Emmanuel
Résumé : En 1901 paraît à Vienne Spätrömische Kunstindustrie, l'un des ouvrages phares de l'historien de l'art viennois Alois Riegl (1858-1905). La lecture de ce livre a fait dire à Julius von Schlosser, biographe éclairé de Riegl, qu'il cache, "sous son titre plus qu'insignifiant, la première présentation géniale de cette ? Antiquité tardive ? qui est le prélude en Occident et en Orient de l'art ? médiéval ? et indépendamment de laquelle on ne saurait comprendre ce dernier". Il est vrai que ce texte, traduit aujourd'hui pour la première fois en français, sous le titre L'Industrie d'art romaine tardive, dépasse les seuls thèmes de l'Antiquité tardive et de l'industrie d'art pour aboutir à une véritable histoire de la naissance de l'espace. Alois Riegl, l'un des membres, avec Franz Wickhoff, de la première Ecole viennoise d'histoire de l'art, auteur de Questions de style et du Culte moderne des monuments, est l'un des auteurs actuellement les plus "vivants" de cette génération née à Vienne au milieu du XIXe siècle. Riegl et ses écrits ont largement dépassé le seul cercle de l'histoire de l'art. Walter Benjamin l'a défini comme une référence majeure. En France, même sans avoir été traduit, ce livre et ses idées ont agi, notamment grâce au travail de passeur du phénoménologue Henri Maldiney, l'un des meilleurs lecteurs de Riegl. Gilles Deleuze et Félix Guattari, Jacques Derrida, Hubert Damisch, Daniel Arasse l'ont lu et ont perçu sa portée. Le moment est venu de découvrir enfin dans le texte cet ouvrage qui, depuis sa parution à l'orée du XXe siècle, n'a cessé d'inspirer les meilleurs esprits.
Islande, vers l'an mil. Leiv, un jeune Viking dont le père a été assassiné, est farouchement déterminé à laver ce meurtre dans le sang. Il embarque clandestinement à bord d'un drakkar en partance pour le Groenland. Mais un tel voyage est périlleux, et semé d'imprévus. C'est dès lors un destin inattendu qui attend Leiv, avec la découverte d'un autre peuple, les Inuit, et l'apprentissage de la tolérance et de l'amitié.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.