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Histoire d'Orléans
Rideau Gaël ; Allorant Pierre
PU RENNES
45,00 €
Épuisé
EAN :9782753598898
Histoire d'Orléans Si Orléans, de Jeanne d'Arc à juin 1940, tient une place symbolique centrale, son mage de ville tranquille et consensuelle est à revisiter. Grime aux récents apports des fouilles archéologiques, des recherches universitaires, et des écrits privés d'Orléanais, redécouvrez le passé de la cité johannique. S'intéressant autant à l'histoire "par en bas" des gens ordinaires qu'aux grands événements qui ont marqué la ville, cet ouvrage permet de voir Orléans autrement Depuis l'Antiquité, elle joue effectivement un asile singulier dans l'histoire de France : site stratégique proche de Paris, au sommet de la courbure de la Loire, cité des pouvoirs épiscopaux, judiciaires, politiques et universitaires, ville d'échanges de productions intellectuelles, littéraires et artistiques. Divisée lors des guerres de religion comme durant la Révolution française, la ville ne se résume pas à ses élites cultivées et fortunées, elle est aussi un espace urbain populaire. Grâce à une approche originale et enrichie d'une iconographie inédite qui valorise les collections des archives, cette nouvelle histoire d'Orléans offre une perspective large et nuancée sur une cité majeure du Centre-Val de Loire.
La vie religieuse d'Orléans au XVIIIe siècle est habituellement résumée autour de deux éléments majeurs : le jansénisme et la déchristianisation, ou du moins l'éloignement de la religion. Les figures épiscopales de L.-G. Fleuriau, pour le premier, et de L.-S. de Jarente, pour la seconde, incarnent cette réalité. Pourtant, au travers de la présentation de la vie paroissiale et de sa gestion quotidienne (comptes. délibérations, rapport avec le curé, aménagement de l'église), des fêtes, des processions. des confréries, des testaments. du jansénisme, de la vie des dévots, de la présence d'objets. d'images et de livres pieux dans les maisons et de leur localisation dans les intérieurs, la réalité religieuse s'avère beaucoup plus complexe. Non seulement l'importance du jansénisme est à nuancer, du moins à préciser, mais la déchristianisation n'est pas de mise. De nombreux Orléanais vivent à l'écart des querelles jansénistes. La religion de la croix et de la sensibilité, pourtant présentée connue l'opposé du jansénisme, se diffuse autour des Jésuites. De ce point de vue, en poussant la porte (les églises d'Orléans au XVIIIe siècle. des confréries et des maisons. en suivant les missions et les processions. ce livre offre une image plus équilibrée et concrète de la vie religieuse locale. Le jansénisme s'avère alors important surtout par les discussions qu'il motive, les querelles, qui polissent les fidèles à prendre position. Il en est de même pour la déchristianisation. Loin de reculer, la nature de la religion change. Les paroissiens donnent moins d'argent aux quêtes, mais investissent davantage dans les bancs à l'église. Certaines confréries voient leurs effectifs diminuer. mais leur dévotion est plus spiritualisée et, au final, leur vitalité est maintenue. Surtout, le testament et l'inventaire après décès résument ces évolutions. La place de la religion diminue dans le premier, sans disparaître, mais obéit de plus en plus à une volonté personnelle. l)e même, l'inventaire nous permet d'entrer dans les maisons orléanaises, de l'hôtel aristocratique au logis artisan. Partout les livres, images et objets pieux sont de plus en plus présents et forment ce que nous avons appelé un " complexe religieux domestique " qui atteste d'une place croissante laissée à la religion dans la sphère privée. Cette lecture globale, dans une variété de documents et pour toute la société, souligne la nécessité de confronter tous les plans de la vie religieuse (individuel/ collectif. ecclésiastique/laïc, public/privé) et atteste non pas d'une déchristianisation, niais d'une individualisation et d'une privatisation des pratiques, du passage d'une religion quantitative et massive à une attitude plus personnelle. En m mot, le passage d'une religion de tous à une religion de chacun.
Ce premier ouvrage d'une toute nouvelle collection décrit scrupuleusement les étapes de réfection traditionnelle ou contemporaine. Dans ce premier volume, un fauteuil Voltaire est restauré selon deux procédés différents. Des descriptifs, gros plans et schémas viendront vous accompagner dans la réalisation de votre siège, de son dégarnissage à la pose du tissu, en passant par le guindage, le garnissage. Ces techniques détaillées sont issues des nombreuses années de maîtrise du métier des auteurs. Complets et accessibles, les ouvrages de cette collection ont l'avantage de traiter des différentes formes des sièges et de surmonter les difficultés liées à chacune d'elles.
A l'heure où nos sociétés s'interrogent sur les enjeux de la visibilité des religions dans l'espace public, ce livre propose pour l'époque moderne une réflexion sur l'ensemble des manifestations extérieures des identités, cérémonies et pratiques religieuses dans l'espace urbain. Il interroge la pastorale, les pratiques et les récits qui en sont faits, sur le temps long et dans un croisement des disciplines pour souligner des évolutions, tout à la fois religieuses, juridiques, politiques ou culturelles. Outre une réflexion sur les questions de la place du religieux dans l'espace public, l'ouvrage ouvre l'analyse aux problèmes de l'intériorisation des pratiques, des conflits confessionnels, de la contribution religieuse à l'histoire et à l'identité urbaines, enfin de l'interprétation de la présence du religieux dans la société par les sciences de l'homme. Il s'inscrit dans le projet de recherche EUDIREM financé par le conseil régional Centre-Val de Loire et porté par les laboratoires CESR (CNRS/université de Tours) et POLEN (université d'Orléans). Avec le soutien financier de la région Centre-Val de Loire (France), projet EUDIREM.
Ce livre n'est pas un traité de magie, il ne vous enseignera aucune potion magique. Mais il pourrait bien vous aider à voir la magie là où elle se cache dans la société. Pas n'importe quelle magie : la magie noire, celle qui est néfaste, mauvaise, destructrice. Mais si les baguettes magiques n'y ont pas la forme conventionnelle, les formules y ont bien leurs grimoires secrets. Constitution, législation, codes et décrets, voilà ses textes sacrés, nous dit l'auteur. François-René Rideau conduit dans ce premier volume un décorticage systématique - une déconstruction, pour reprendre un terme magique à la mode - des mythes fondateurs de la société démocratique et toujours plus socialiste qui nous entoure. Il y démontre point par point la similitude profonde, tant dans la logique que dans les pratiques, avec la sorcellerie diabolique. Il ne s'agit cependant pas d'un livre qui tourne en rond à partir d'une vague thèse manquant d'épaisseur. "Magie Noire" est au contraire un ouvrage aux idées et arguments d'une rare densité. La pertinence des analyses ne manquera pas d'apporter un oeil neuf à bien des lecteurs avisés, même parmi ceux familiers des meilleurs auteurs du libéralisme. La plume est leste, le ton est souvent vif : l'auteur nous embarque avec verve et passion dans un parcours éclairant et révélateur, annonçant celui à suivre, ouvert sur la magie de la société civilisée.
A Rome, religion et pouvoir sont étroitement imbriqués, comme le montre le relief en couverture du volume : autour de l'autel, le dieu (Mars en l'occurrence) et le magistrat veillent de concert à la clôture des opérations du census qui, tous les cinq ans, définissaient la place de chacun dans la communauté civique. Cet ouvrage permet de mieux appréhender les rapports entre religion et pouvoir dans le cadre des collectivités romaines, de la deuxième guerre punique à la fin des Sévères. Avec les pratiques rituelles pour fil conducteur, il privilégie trois problématiques : les institutions, les acteurs dans leurs espaces et pratiques, et les changements face à l'évolution des situations historiques. L'enquête est nourrie des renouvellements historiographiques opérés depuis deux générations dans l'histoire des religions comme dans l'histoire politique et sociale du monde romain.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.