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Trust / Nothing hurts
Richter Falk ; Monfort Anne
L ARCHE
13,00 €
Épuisé
EAN :9782851817303
En 2000, Falk Richter cosigne avec Anouk van Dijk, la mise en scène de sa pièce Nothing Hurts, qui traite de la porosité des sentiments à l époque du virtuel. Dix ans plus tard, dans Trust, second opus de cette collaboration, il est question de repères, toujours, mais dans le contexte de la crise financière. Comment celle-ci affecte-t-elle nos relations? Sur quoi s appuyer, si les institutions financières, jusque là toutes puissantes, sombraient? La crise économique se transforme alors en crise de confiance. Les personnages de Falk Richter sont souvent des corps meurtris, des personnages échoués. L agression physique, la collusion, le crash y sont subis et voulus, jusqu à devenir une condition du bonheur. Mais loin des dramaturgies démonstratives de l incommunicabilité, l auteur laisse l humour s immiscer. Que peut-on montrer? Que peut-on dire? Au-delà des sujets, souvent sociaux et politiques choisis par Richter, toute la recherche théâtrale s oriente sur les nouvelles technologies et les media. Falk Richter n est pas seulement un dramaturge et un metteur en scène qui utilise la vidéo, elle conditionne son écriture.
Créée au Maxim Gorki à Berlin, "Small town boy" sera jouée au TNS (Théâtre National de Strasbourg) à partir du 21 janvier 2016, dans le cadre d'une étroite collaboration entre Falk Richter et Stanislas Nordey. Dans ces pièces, Richter interroge le poids de la norme sociale. En fin connaisseur de la langue et de la vie de la génération dite 2. 0, il présente des micro observatoires d'un monde globalisé. "Small town boy" est le combat de jeunes homosexuels confrontés aux problèmes de l'amour et de l'idendité.
Fascisme soft? Est-ce que cela veut dire qu'à partir de maintenant nous vivons en permanence dans une peur diffuse qui nous amène à accepter tout ce que le gouvernement ordonne Est-ce que cela veut dire que nous torturons des gens, mais que nous le faisons pour une bonne cause"Est-ce que cela veut dire tout simplement que nous n'avons pas de télévision critique envers le gouvernement parce que ce serait anti-patriotique, que nous n'avons pas besoin d'informations parce que nous devons Avoir Confiance en notre gouvernement, de même que le président a confiance dans le fait que Jésus-Christ va lui montrer le chemin pour faire ce qui est juste pour son pays?"
Richter Falk ; Monfort Anne ; Inderwildi Hilda ; M
Trois consultants d'entreprise, leurs peurs, leurs fantasmes. Trois parcours parallèles de personnages solitaires, à la fois victimes et bourreaux d'une société régie par les lois du marché. Falk Richter propose une fantaisie poétique et humoristique sur le monde de l'entreprise, la destruction de l'individu, la complaisance et l'acceptation tacite de chacun face à un système politique de plus en plus complexe et abstrait.
Sous le nazisme, la peur et la misère affectaient toutes les couches de la société allemande, l'intelligentsia, la bourgeoisie, la classe ouvrière. Il y a certes le courage de la poignée de militants qui, au mépris de tous les dangers, publient une littérature illégale. Mais il y a aussi la capitulation, face à la terreur, d'une trop grande part de l'intelligentsia. C'est ce qu'a voulu montrer Brecht, d'abord à ses compatriotes exilés, autour des années 1938, en écrivant la trentaine de courtes scènes, inspirées de la réalité même, de Grand-peur et misère du IIIe Reich. La pièce naît en 1934 de la volonté de Brecht et de Margarete Steffin, de rassembler un matériau composé de coupures de presse et de témoignages sur la vie quotidienne en Allemagne sous la dictature hitlérienne. Le titre fait allusion au roman Splendeurs et misères des courtisanes de Balzac, et inscrit donc la pièce dans une lignée de peintures naturalistes de la société allemande de l'avant-guerre, brossant un large tableau allant du monde ouvrier à la magistrature en passant par la petite bourgeoisie. La création de huit scènes aura lieu en mai 1938 à Paris devant un public essentiellement composé d'émigrés. Certaines scènes seront également publiées dans des revues d'émigrés visant à alerter l'opinion publique sur la réalité de la dictature en Allemagne et signalant le danger d'une guerre imminente. On y voit tour à tour la bourgeoisie, le corps médical, la justice, les enfants, les prisonniers, etc. évoluer face au régime. Ce n'est cependant qu'après la Seconde Guerre mondiale que la pièce rencontre son succès, car elle montre, comme le disait Brecht lui-même, "la précarité évidente du IIIe Reich, dans toutes ses ramifications, contenue uniquement par la force". Aujourd'hui encore, Grand-peur et misère du IIIe Reich résonne comme un avertissement contre toute forme de système absolu et reste l'un des textes clés du vingtième siècle et au-delà. C'est un manifeste qui invite à lutter contre toute forme politique basée sur la discrimination et sur la crainte.
Ce qu'il faut dire est une invitation à habiter ses spiritualités. Dans un monde où les nominations sont enjeux de domination, Léonora Miano invite à prendre ses responsabilités et ses distances quant aux assignations, véhiculées par la langue et les grands récits nationaux. Sa parole, d'une puissance poétique incisive, exhorte à la reconquête des mémoires pour Etre Tout simplement Soi. Requiem pour une vieille Europe des privilèges, ces trois chants sont à lire à voix haute, comme un hymne à la connaissance de soi.
Brecht Bertolt ; Bortholary Bernard ; Duchet Claud
Né le 10 février 1898 à Augsbourg, Bertolt Brecht commence à écrire très tôt. Son premier texte est publié en 1914. Dans ses poèmes, il décrit l'horreur et la solitude engendrées par la guerre, et semble déjà habité de grandes idées et de grandes ambitions.
Malgré l'image d'ermite qu'il s'est forgée ou qu'on lui a faite, Thomas Bernhard a participé activement à la vie sociale de l'Autriche et de l'Allemagne. A partir des années 80, il a adressé à des journaux des textes provocateurs, des "dramuscules" traitant de la xénophobie, du racisme et de la haine de l'autre dans la société d'aujourd'hui.