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Microlectures Tome 2 : Pages paysages
RICHARD JEAN-PIERRE
SEUIL
23,20 €
Épuisé
EAN :9782020068208
Pages, paysages : les divers essais ici rassemblés obéissent, comme ceux qui les ont précédés, à un désir double. On y tente une lecture qui se fonderait à la fois sur l'essence verbale des oeuvres littéraires (ce qui les constitue en pages), et sur les formes, thématico-pulsionnelles, par où s'y manifeste un univers singulier (ce qui les organise en paysages). Ajoutons que, dans leurs dispositifs littéraux, leurs reliefs ou pentes d'écriture, les pages peuvent se contempler comme des paysages ; et les paysages à leur tour, à travers leurs configurations sensorielles, leur logique, leur ordre secret, se comprendre, se lire comme autant de pages. témoignent ici quelques pa(ysa)ges de Baudelaire, Corbière, Laforgue, Flaubert, Huysmans, Segalen, Perse, Colette, Giono, Gracq, Ponge et Barthes. Plus un dernier texte non moins subtil : celui que tracent, à même le sol, sous les platanes, la course et le choc de quelques boules en quête d'un même bouchon.
Résumé : Personne n'a oublié ce 4 juin 2007, lorsque toutes les télévisions du monde interrompirent leurs programmes pour diffuser l'incroyable nouvelle : " L'avion du président de la République française vient de disparaître des écrans radar au-dessus de l'Afrique équatoriale. " Au bout de cinq semaines, on abandonna les recherches. Il était évident que le Président et sa suite de ministres, d'hommes d'affaires et de journalistes avaient été engloutis à jamais par la forêt primaire. On décréta un jour de deuil national et la vie reprit son cours. Nous sommes en mesure de vous révéler aujourd'hui les singuliers événements qui suivirent le crash de l'avion présidentiel. A travers le regard goguenard des habitants de la brousse, Le Président du marigot raconte l'extravagante aventure de ces élites de la nation qui prétendent régir le monde et sont incapables de dépecer un singe...
Nul, au temps de Shakespeare, n'a su autant que lui transmuer l'obscénité verbale en énergie dramatique, jusqu'à produire sous l'intrigue officielle de ses pièces un tout autre spectacle, fait des péripéties salaces du langage lui-même. C'est à cette production parallèle, à cet autre théâtre, le plus souvent désopilant, que nous sommes invités à assister ici. On y découvre un pan méconnu du génie créateur de Shakespeare. Car ce montreur d'hommes est aussi un pornographe hors pair, assurément le plus doué de sa génération. De sa première à sa dernière (39e ? ) pièce, il a cultivé systématiquement une double entente saturée d'obscénité, qui va bien au-delà de la trouvaille ponctuelle, dans le cadre d'une véritable stratégie dramaturgique de l'équivoque. Ce voyage d'exploration pourra éclairer les anglicistes, les traducteurs ou les gens de théâtre. Il se lit aussi comme un recueil des mille et un contes grivois qui composent, pourrait-on dire, le Décaméron de Shakespeare.
Terrains de lecture : ce sont les oeuvres où s'avance le lecteur, avec le sol de leurs mots, leurs reliefs de style, l'espace verbal, en somme, qu'elles ouvrent à la marche mentale - pensée, rêverie, désir. Mais certains livres introduisent à une autre sorte de terrain aussi : ceux qui se fondent, de manière manifeste, sur l'existence d'un rapport singulier noué avec ce que Merleau-Ponty nommait la "chair du monde" . Ces livres-là, même s'ils semblent parler d'autre chose, ne sauraient être vraiment compris hors d'une attention qui se porterait vers cette assise matérielle, ce paysage privé. Les huit écrivains ici commentés - Michon, Bobin, Orcel, Serena, Savitzkaya, Drevet, Rouaud, NDiaye - se prêtent à une telle lecture. L'ambition critique y a été de les présenter, non de les interpréter. La critique : cette écriture au service des écritures.
J'ai épousé la plus belle paire de seins des Beaux-arts, j'ai une situation stable, ce qui est rare pour un artiste, je suis employé comme sculpteur pour un musée de cire. Je modèle des hommes et des femmes politiques, quelques savants et, de temps en temps, un nageur ou un footballer. A chaque fois que je façonne un de mes personnages, je me sens empli d'un sentiment de puissance et de fierté. Le syndrome de Gepetto. Et puis un beau jour, moi, dont la seule aventure était le trajet entre mon appartement et mon atelier, je me suis retrouvé projeté au coeur de l'un des plus ahurissants complots de l'Histoire! Gepetto était devenu Pinocchio."
Résumé : Pour les collectioneurs de "Je t'aime", les amoureux du mot doux, les inquiets de la page blanche, les romantiques improductifs ou les imaginations rétives, un grand coup de main et un petit livre malin, variations sur le thème du "je t'aime". Sacha Goldberger ou l'art de décliner sa flamme, ou comment, en 164 pages, la simple déclaration se fait matière d'illustration : un je t'aime banane, ivresse de toi, pour faire un vrai je t'aime tout rouge, je t'aime en braille, une idée de tatouage : "PROPRIETE PRIVEE ENTREE INTERDITE", je sais compter jusqu'à toi, un deux, toi, www.Je t'aime.com, Je t'aime un point c'est tout. Autant de photographies, délicates ou décalées, drôles et sans pitié, un concentré d'amour qui passe en revue les émois du palpitant : le livre idéal à offrir pour la Saint-Valentin. Ce premier livre de Sacha Goldberger est une preuve d'amour, la seule manière qu'il ait trouvée pour déclarer sa flamme à la femme de sa vie partie sur d'autres chemins.
1 450 000 morts, 3 à 4 millions de blessés, 600 000 veuves, 760 000 orphelins : c'est le bilan, rien que pour la France, de la guerre de 1914-1918, celle que l'on appelle la Grande Guerre.Pour expliquer à un enfant de huit ans ce terrible massacre, un historien reconnu répond aux questions de son petit-fils : qu'est-ce que la mobilisation ? Qu'est-ce qu'une tranchée ? Comment vivaient - et mouraient - les poilus ? Comment fonctionnaient les usines pendant la guerre ? Qu'est-ce qu'ont fait les femmes ? Pourquoi les Etats-Unis sont-ils entrés dans la guerre en 1917 ?... Et enfin : comment est-on parvenu à la paix ?
La Guerre et la Paix est une oeuvre mythique de la littérature russe et universelle, une vaste fresque historique et familiale, modèle de ce que seront les grandes sagas du XXe siècle. Sur le fond des grands événements du début du XIXe ? la campagne de 1805-1806 avec Austerlitz et celle de 1812-1813 avec Borodino et l'incendie de Moscou ? s'inscrivent les chroniques de deux familles appartenant à la noblesse russe, les Bolkonski et les Rostov. Des chroniques faites d'amour et de haine, d'interrogations sur la vie et la politique, traversées par les passions et les doutes.Traduite pour la première fois en français, cette version originelle de La Guerre et la Paix ? il y eut plusieurs éditions souvent différentes du vivant de l'auteur ? se fonde sur l'édition publiée dans « L'héritage littéraire » par l'Académie des Sciences de l'URSS. Elle permet aux initiés de mieux connaître les systèmes de pensée et de création artistique de Tolstoï. Par ailleurs, les réflexions philosophiques allégées, le rythme rapide, l'action resserrée, propres à tenir le lecteur en haleine, sans rien ôter à la richesse littéraire, devraient renouveler l'intérêt pour ce chef-d'oeuvre.