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Technologie et organisations
Riccio Pierre-Michel
ECOLE DES MINES
39,00 €
Épuisé
EAN :9782356710253
Cet ouvrage, issu de la note de synthèse universitaire préparée pour l'habilitation à diriger des recherches, propose d'explorer à travers quatre dimensions le niveau optimal d'automatisation dans une organisation. Dans un monde où les données sont disponibles en quantité toujours plus importante, mais de qualité souvent moyenne, comment identifier l'information utile en associant au mieux les possibilités des calculateurs et le savoir-faire des professionnels ? Au moment où la recherche d'économies devient une priorité, il est urgent de réduire les coûts de développement de nouveaux dispositifs. Comment peut-on éviter ou limiter les erreurs de conception en associant sciences humaines et technologies numériques ? Nous pouvons légitimement supposer que lorsque des hommes sont réunis ils sont plus efficaces. Certains penseurs nous indiquent que : "leur intelligence ne s'additionne pas, elle se divise". Aussi, quelles précautions prendre pour renforcer l'efficience d'un collectif ? Compte tenu de l'accroissement des contraintes et de la multiplication des acteurs, le développement des territoires se traduit par des opérations de plus en plus complexes. Comment, dès lors, peut-on accompagner la prise de décision ? Il ne s'agit pas ici de délivrer un ensemble de recettes, mais, en rapprochant travaux conduits en sciences humaines et sociales et nouveaux savoir-faire dans le domaine des technologies numériques, de porter un regard distancié sur la relation entre Technologie et Organisations.
La question du développement des territoires ruraux se pose dans tous les pays, mais peut-être plus particulièrement en France où, dans une organisation très largement centralisée, les activités économiques sont portées avant tout par la capitale et quelques métropoles. Alors que s'opère la double révolution du numérique et de l'emploi, les territoires ruraux ne sont-ils pas les laissés pour compte ? Quelles sont leurs perspectives d'évolution ? Sont-ils les oubliés de la société post-industrielle qui se dessine, comme ils l'ont été lors des révolutions industrielles ? Cet ouvrage aborde la manière concrète dont ces territoires cherchent à réduire la fracture numérique tant dans l'aspect des infrastructures que dans celui des usages. Il montre en quoi le travail rural bénéficie considérablement de l'apport des nouvelles technologies numériques. Celles-ci favorisent le travail à distance, proposent de nouveaux espaces de travail, tels que les espaces de coworking et les tiers-lieux de travail, et permettent à chaque secteur d'activité de connaître un progrès jamais égalé, comme on peut le voir dans le secteur de l'agriculture et du tourisme. Enfin, il interroge le rôle de l'Europe, de l'Etat et des collectivités face au constat indéniable de l'opportunité suscitée par le numérique en matière de désenclavement.
Dans un monde fasciné par les technologies, l'humain reste le coeur de la valeur sociale et économique des organisations, notamment parce que les relations humaines demeurent le plus souvent la base de la performance. La transition vers des modèles soutenables d'un point de vue environnemental et sociétal pousse notre modèle de société à évoluer. Aussi, les organisations doivent aménager leur modèle économique pour prendre en compte ces transformations technologiques et sociétales. Quel est le juste niveau de numérisation à adopter ? Comment et quand s'appuyer sur le numérique ou au contraire y renoncer ? Ce nouveau numéro de la revue MTO est centré sur la question d'une adoption responsable et soutenable des technologies numériques, ce que nous appelons "la régression numérique" . Les travaux consignés dans cet ouvrage témoignent de la transformation des organisations publiques et privées dans différents domaines et contribuent à la recherche du bon niveau de numérisation dans un contexte qui évolue rapidement.
L'ingénierie sociale ne saurait remplacer l'ingéniosité pédagogique. Mais celle-ci ne s'improvise pas. La bonne volonté ne suffit pas. Une formation professionnelle et un accompagnement sont nécessaires aux travailleurs sociaux. Oui, mais lesquels ? Comment former des adultes qui auront à soutenir des personnes en difficulté pour (re) conquérir une autonomie, les introduire à la citoyenneté, à la créativité ? Influencés par la dynamique des groupes, le psychodrame et la psychanalyse, les deux auteurs ont exercé diverses fonctions dans l'éducation spécialisée, et ont créé une école d'éducateurs spécialisés à Caen-Hérouville dans les années soixante-dix : l'école de la Haute-Folie. Cette expérience, qui doit beaucoup à la pédagogie institutionnelle et à l'éducation active, ne manque pas d'enseignement. Dans cet ouvrage qui se lit comme un roman, les auteurs font part de leurs réflexions et de leurs propositions pour le développement d'une pédagogie du sujet, du projet et du sens, centrée sur l'être plutôt que sur l'avoir, où la dynamique des rapports de pouvoir peut devenir le pivot d'un apprentissage de l'altérité qui ne soit pas conflictuel et stérile mais novateur et générateur d'un lien social. Chemin faisant, ils posent les questions pertinentes sur la formation et la fonction des éducateurs spécialisés aujourd'hui.
Quelles sont les pratiques émergentes dans les cités en matière de design ? La cité entendue au sens large, tant physique que politique, économique, social, culturel et sémiotique, est le théâtre de nouvelles pratiques en lien avec le design. Cet ouvrage porte un regard particulier sur ces pratiques innovantes. Il s'intéresse aux processus, process ou objets qui permettent aux concepteurs (designers, ingénieurs, architectes) de penser ou de repenser le fonctionnement des organisations publiques ou privées, de les accompagner par des outils et de questionner la capacité individuelle d'action qui devient une capacité collective à travers les démarches contributives. Dans ces milieux, fortement orientés par les usages numériques, ce livre est un témoignage sur la vie et les organisations de la cité.
Astolfi Charles-Pierre ; Constantin Emmanuel ; Mou
Produire un objet comme on imprimerait un document depuis son ordinateur, c'est la promesse de la fabrication additive. Communément appelé " impression 3D ", ce procédé révolutionnaire permet en effet de fabriquer un objet par ajout de matière couche par couche, à partir de sa description géométrique. Apparue il y a plus de trente ans, la fabrication additive devient un moyen de production à part entière, notamment pour la conception et la production en petites séries de pièces complexes et personnalisées. Elle se diffuse aujourd'hui à grande échelle au sein de l'industrie et connaît des applications de plus en plus nombreuses dans des secteurs tels que l'aéronautique, le spatial ou le médical, qui ne sont pas sans conséquences sur l'organisation de certains processus industriels. Cet ouvrage propose une synthèse claire et pédagogique des technologies de fabrication additive, de leurs potentialités pour l'industrie ainsi qu'un panorama des politiques de soutien mises en place en France et à l'étranger. Il analyse enfin les forces et les faiblesses de l'écosystème français et avance des pistes pour permettre à notre pays d'exploiter au mieux ses atouts. Ce document est destiné à toute personne souhaitant en savoir davantage sur la fabrication additive ainsi qu'aux spécialistes à la recherche d'un diagnostic de la situation de la France dans ce domaine.
Réseaux saturés en zone dense, dépendance à la voiture en zone rurale, impact environnemental local et global : tels sont les défis auxquels doit répondre la mobilité. Pour y parvenir, l'évolution de l'urbanisme et des infrastructures de transport est nécessaire, mais trop lente. En parallèle, des solutions numériques se développent de façon fulgurante et réinventent la manière de se déplacer. Ce foisonnement devient une source de complexité pour l'usager. Pour y remédier, une solution simple : combiner l'information et les titres de transport pour tous les modes utilisés sur le même trajet. On obtient alors de véritables couteaux suisses de la mobilité, appelés MaaS (Mobility as a Service). Face à l'inertie des acteurs traditionnels dans leur effort de modernisation, la tentation est grande de laisser de nouveaux arrivants faire mieux et plus vite. Le concept reste toutefois expérimental et pose encore autant de questions qu'il apporte de réponses. Cet ouvrage vise à aborder le MaaS comme révélateur des tensions au coeur des évolutions de la mobilité, au-delà des effets de mode tendant à en faire l'arbre qui cache la forêt.
Weil Thierry ; Dubey Anne-Sophie ; Senard Jean-Dom
L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes L'entreprise libérée est un concept séduisant, mais mal défini. Qu'elles se réfèrent ou non à ce modèle, de nombreuses organisations veulent favoriser la montée en autonomie et la participation des salariés, tout en garantissant l'efficacité de l'action collective. L'exigence d'agilité et de réactivité, la bataille pour les talents, les attentes des jeunes générations... tout milite pour un effacement du taylorisme et une révision substantielle des modes d'organisation. Il existe cependant des manières très diverses de rompre avec les organisations hiérarchiques traditionnelles. Certaines peuvent susciter l'enthousiasme et conduire les salariés à se dépasser, individuellement et collectivement. D'autres peuvent être anxiogènes, lorsque les objectifs sont contradictoires ou lorsque l'individu se trouve investi d'une responsabilité sans avoir les ressources nécessaires pour y faire face. D'autres, enfin, peuvent même être hypocrites ou oppressantes. La littérature la plus visible sur ces nouvelles formes d'organisation accorde une attention très limitée au "comment faire ? " : comment développer et pérenniser l'autonomie ? Quelles sont les étapes et l'instrumentation utilisée ? Quelles sont les difficultés rencontrées et comment les surmonter ? Cet ouvrage repose sur une enquête approfondie dans une dizaine d'organisations très diverses par leur taille et leur nature. Il analyse la multiplicité des pratiques, et identifie des points de vigilance pour les dirigeants qui souhaitent lancer une démarche d'autonomisation de leurs collaborateurs.
Entre 2012 et 2019, Baptiste Coulmont et Pierre Mercklé ont tenu une chronique régulière dans le journal Le Monde. Au coeur de leur démarche : rendre compte de la sociologie telle quelle se fait aujourd'hui. Dans le foisonnement des enquêtes, ils ont choisi les plus instructives. Celles qui nous expliquent pourquoi les top-modèles ne sourient pas, quelles sont les bonnes raisons de croire au Père Noël, comment contourner l'impôt sur la fortune, ou si la participation des hommes aux tâches ménagères est un facteur de divorce. Celles qui nous montrent comment les sociologues travaillent, avec des enquêtés qui meurent, qui mentent ou qui s'insultent. Celles qui nous rappellent que nous n'avons tous ni les mêmes ressources, ni les mêmes désirs. Rassemblées pour la première fois dans cet ouvrage, ces chroniques sociologiques traversent une décennie d'enquêtes, de grandes questions sociales et de petites énigmes sociologiques. Elles nous rappellent qu'il faut de tout pour faire le monde social tel qu'il est. Et elles montrent comment les sciences sociales peuvent aider, avec les armes et les outils de l'enquête, à mieux comprendre la société, dans toute sa diversité et toute sa complexité.