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La philosophie de schopenhauer
Ribot Théodule ; Henry Anne
ENCRE MARINE
32,00 €
Épuisé
EAN :9782350880280
Qand Théodule Ribot (1839-1916) publie en 1874 sa première étude La Philosophie de Schopenhauer, l'oeuvre principale du philosophe allemand, Le Monde comme Volonté et comme Re-présentation (1844), est mal connue en France. C'est en 1886 seulement que J.-A. Cantacuzène en fait une première traduction, suivie en 1890 par celle d'A. Burdeau. Le descriptif conçu par Ribot du grand traité se veut net et objectif ; il cite de longs passages qu'il lie adroitement par une paraphrase, recourant à des pages des Parerga, ces suppléments au système. L'analyse qu'il donne de la " représentation " en rapport avec l'impossibilité d'atteindre à l'inconnaissable de la " volonté " qu'il assimile un peu vite au noumène kantien, éclaire le lecteur d'alors tout en faisant entrer Schopenhauer par la grande porte de la philosophie officielle - avec ce léger inconvénient, toutefois, qu'en bon intelletualiste, il privilégie la " représentation ", pouvoir de connaissance limité, au détriment de la révélation de Schopenhauer : la tyrannie pulsionnelle, inconsciente, de la " volonté " présente en chacun. Le succès de ce " digest " a préparé la vogue d'un penseur qui avait fondé en raison son propre malaise existentiel, imposant une nouvelle conception de la psyché qui va modifier la création littéraire notamment. C'était aussi préparer l'introduction en France de Wagner, Nietzsche et Freud.
Le livre du philosophe français Théodule Ribot (1839-1916) sur la Psychologie anglaise contemporaine reste un ouvrage de référence. La réédition dans sa version originale (1870) de ce livre rare est un événement à plusieurs titres. Il s'agit de l'étude la plus complète encore actuellement sur la psychologie associationniste anglaise du XIXe siècle représentée à l'époque plus particulièrement par James Mill, John Stuart Mill, Herbert Spencer, Alexander Bain et George Lewes. Réédité à de nombreuses reprises avec de multiples changements, traduit en langue anglaise puis dans de multiples autres langues, ce livre mérite encore aujourd'hui l'attention des philosophes et des psychologues intéressés par l'histoire de la philosophie et de la psychologie. Ce livre est aussi habituellement considéré comme un des premiers manifestes français de la nouvelle psychologie. En effet, dans l'introduction qu'il donne à son livre, Ribot établit une critique de la psychologie spiritualiste de son époque et essaye de promouvoir une psychologie à caractère scientifique. Il revendique pour celle-ci une méthode propre, qui est l'expérience entendue au sens le plus large, et le droit d'exister à côté et en dehors de la philosophie en se constituant comme une science autonome. Ribot voulait ainsi que la philosophie s'écarte de la métaphysique et développe une psychologie à caractère scientifique comme tentaient de le faire les Anglais à cette époque. L'ouvrage est agrémenté d'une longue préface inédite, écrite par un historien actuel de la psychologie et de la philosophie, qui présente dans un premier temps la vie et l'œuvre de Ribot puis, dans un second temps, un long développement sur la psychologie anglaise de la fin du XIXe siècle.
Le livre du philosophe français Théodule Ribot (1839-1916) sur la Psychologie allemande contemporaine reste un ouvrage de référence. La réédition dans sa version originale (1879) de ce livre rare est un événement à plusieurs titres. Il s'agit de l'étude la plus complète encore actuellement en langue française sur la psychologie allemande du XIXe siècle représentée à l'époque plus particulièrement par Johann Friedrich Herbart (1776-1841), Eduard Beneke (1798-1854), Hermann Lotze (1817-1920), Gustav-Theodor Fechner (1801-1887) et Wilhelm Wundt (1832-1920). Traduit en langue anglaise puis dans de multiples autres langues, ce livre mérite encore aujourd'hui l'attention des philosophes et des psychologues intéressés par l'histoire de la philosophie et de la psychologie. Ce livre est aussi habituellement considéré comme un des premiers manifestes français de la nouvelle psychologie. En effet, dans l'introduction qu'il donne à son livre, Ribot établit une critique de la psychologie spiritualiste de son époque et essaye de promouvoir une psychologie à caractère scientifique représentée au plus haut point à cette époque par l'Allemagne. L'ouvrage est agrémenté d'une préface inédite, écrite par un historien actuel de la psychologie et de la philosophie, qui présente un long développement sur l'histoire de la psychologie allemande au cours du XIXe siècle.
Schopenhauer est un philosophe profondément pessimiste. Il ne faut pas compter que sa pensée puisse participer directement au développement d'un bonheur à caractère individuel, cette notion étant si prisée à notre époque profondément individualiste et matérialiste. La nature humaine, pour Schopenhauer, est tout empreinte de frustration, la frustration de besoins que l'homme peine à satisfaire. Pour le philosophe, la vie n'est qu'une perpétuelle souffrance qui rend tout bonheur difficilement atteignable. Néanmoins, cette approche pessimiste de Schopenhauer peut contribuer à nous forger un bonheur personnel d'une manière indirecte. Pour cela, il nous faut fuir les illusions et accepter la réalité de la souffrance et de l'insatisfaction, ce qui pourra nous préparer mentalement à faire face aux difficultés de la vie. Nous devons être conscients que nous sommes confrontés à des contradictions à la fois internes et externes, et nous devons essayer de trouver une ébauche de consolation en sachant que notre souffrance personnelle n'est pas isolée, mais qu'elle est le lot commun de l'humanité.
C'est en 1897 que le philosophe Théodule Ribot (1839-1916), fondateur de la psychologie française moderne, fait éditer le résumé de ses leçons données au Collège de France deux ans plus tôt. Dans ce volume sur L'évolution des idées générales (1897), il a trouvé moyen de rajeunir la question des idées générales, d'abord en précisant et en critiquant les théories auxquelles elle a donné lieu, ensuite en la reprenant du point de vue strictement psychologique, celui de leur formation et de leur évolution. Le but principal de cet ouvrage est d'étudier la marche de la pensée qui se réduit à deux opérations essentielles : l'analyse et la synthèse, qui ont pour instruments ou principes l'abstraction et la généralisation. Il y montre que le progrès de l'abstraction et de la généralisation se marque successivement dans trois directions : pratique, spéculative, scientifique. Nous proposons aux psychologues, philosophes, savants, étudiants et curieux la réédition fac simile de la version originale (1897) de ce livre de réflexions sur les idées générales.
Quand point l'année nouvelle, chacun se soumet au cérémonial des voeux, interminables et impersonnels (la sacro-sainte triade santé-bonheur-réussite !), auquel se greffe la tragi-comédie des grandes résolutions dans une cascade déprimante de ne plus dont rien ou presque ne subsiste quelques jours après. S'y ajoutent les rituels et les folklores qui, sous toutes les latitudes et dans toutes les cultures humaines, leur font écho. Chacun s'y prête à chaque fois (cette répétition donne le vertige) avec un enthousiasme qui décroît en général au fil des ans. Et si, à l'heure d'entrebâiller la porte de Janvier, qui restera close un an encore, il devenait urgent et même vital de lever les yeux du compte à rebours universel pour passer du trompe-l'oeil de la carte de voeux et de la vraie-fausse résolution au rendez-vous enfin pris avec soi-même ? Et si dire oui, faire oui à la manière nietzschéenne, c'était simple comme le Nouvel An ? Telle est l'invitation philosophique que ce livre, écrit dans une langue volontairement accessible au plus grand nombre sans rien céder sur le fond de la pensée, adresse à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent ne pas laisser filer indéfiniment, année après année, l'occasion de devenir ce qu'ils sont.
Toute ma philosophie a sa source dans mon coeur" écrit Vauvenargues ; et Auguste Comte affirme "la prépondérance du coeur sur l'esprit" et entend instaurer le "règne du coeur". De là, ces Conversations avec Vauvenargues, Auguste Comte et d'autres auteurs, autour de la notion de coeur - comme ce qui dans l'homme est le plus sensible à autrui, à sa peine, à sa souffrance - et autour de tous les sentiments ou vertus qui ont leur racine dans le coeur, telles que la fidélité, la gratitude, la ferveur, la pitié, la générosité, l'admiration, mais aussi et surtout l'amitié et l'amour.
Dans tous les pays du monde, lorsque le vigneron élève son vin dans une barrique, la porosité du bois qui en constitue les parois laisse s'évaporer une partie des liquides dans une proportion que l'on ne saurait négliger. On appelle cette évaporation: "la part des anges". Jour après jour, le paysan compense cette part des anges en ajoutant du vin. On appelle cette compensation: l'"ouillage". La plupart des grands vins qui réjouissent nos coeurs sont nés dans ces conditions. Une institution de soin, médico-sociale ou d'éducation, c'est un être vivant comme l'est aussi un vin. Ici les anges sont les rêves, et si les institutions écartent cette part du rêve, cette part offerte au rêve, elles s'étiolent, se referment, et ne produisent plus les effets escomptés. Ce rêve, c'est la régulation qui le fournit ou plutôt qui l'entretient. Si aucun régulateur ne vient plus accomplir cet ouillage dans le tonneau institutionnel, alors la pratique s'évente, s'aigrit, et finalement se mue en vinaigre. Pour vivre, une institution a besoin de cette part du rêve qui semble être une perte de prime abord; mais cette perte est indispensable, à l'instar des vins les plus précieux, pour lui assurer structure et qualité. Cette perte est en définitive un gain. Voilà l'état d'esprit qui m'a guidé pour écrire ce livre. J'ai voulu analyser les rouages de ce que l'on appelle régulation, supervision, ou encore analyse des pratiques selon deux points de vue différents: rendre compte d'une pratique d'une part, sans toutefois tomber dans la banalité du simple témoignage; et proposer des supports théoriques pour en éclairer les bases, pour tenter d'écrire les prémisses d'une théorie de la régulation.
Marcel Conche, professeur émérite à la Sorbonne, membre de l'Académie d'Athènes, est l'auteur de nombreux ouvrages, publiés aux Editions Encre Marine, Cécile Defaut, Albin Michel, et surtout aux Presses Universitaires de France (collections "Perspectives critiques", "Quadrige" et "Epiméthée").