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Le gouffre et l'enchantement. Magies de la musique
Ribon Michel
BUCHET CHASTEL
20,30 €
Épuisé
EAN :9782283021477
La question que pose Michel Ribon à travers ce livre - question à laquelle il répond d'ailleurs de façon à la fois philosophique, poétique et esthétique - est la suivante : D'où vient que la musique, qui ne nous montre ni ne nous dit rien de précis, se fasse si bien écouter, au point de nous saisir tout entier? L'irritant secret de la musique se dérobe dans l'Ailleurs et semble délicieusement nous narguer.Selon Michel Ribon, pour bien écouter la musique il faut se garder à la fois de l'interpétation technique du "connaisseur" qui connaît tout de l'oeuvre et n'entend plus que la technique comme de celle du "profanne" qui attend de l'oeuvre qu'elle "berce de son gazouillis le train-train quotidien"Etre à l'écoute de la musique, c'est se rendre sensible, dans la jouissance, au tout de l'oeuvre, à sa pluralité de sens, c'est-à-dire : à sa puissance d'abîme, à son parfum de catastrophe, à son fond de rumeur, à la portée de ses silences, au charme de ses mélodies révélatrices de notre intériorité, à sa double dimension de sacralité et de transcendance, à son rythme affirmateur de Vie.A travers peinture et littérature, dans une constante alternance de comparaison saisissantes, avec une subtile simplicité de discours et une richesse de pensée jamais hermétique ni pompeuse, Michel Ribon nous entraîne dans une vaste promenade à travers le langage de la musique et des arts.Pour lui, tels sont la richesse et le contenu de vérité de l'oeuvre musicale qui, parce qu'elle enchante la senibilité, stimule l'imagination et sollicite la réflexion, jette dans un temps recréé des parcelles d'éternité. En mimant le langage de la révélation, la musique, dans sa générosité, semble nous rapprocher de l'être. Elle nous invite à refaçonner notre être. "Sans la musique, écrivait Nietzsche, la vie serait une erreur".
L'auteur observe, constate, analyse, décape et révèle les divers aspects d'une situation-limite. Sans aucun chantage aux bons sentiments ni à la mauvaise conscience des lecteurs, il dit ce que devient l'homme quand on lui vole tout ses mots, son corps, son visage, les autres, sa mémoire. Il a voulu montrer comment l'homme peut tenter de résister à ce dépouillement, et aussi les limites de cette résistance. Les faits sont montrés dans leur "pure et ignoble simplicité".
L'auteur de ce livre a connu l'horreur inqualifiable des camps nazis. L'heure est venue pour lui de chercher à dire pourquoi il a survécu à une telle épreuve et comment : quelle force et quelles énergies enfouies en lui et conjuguées à la chance et au hasard, lui ont permis de lutter contre toutes les figures de la Mort multipliées chaque jour par le système concentrationnaire ? Il lui apparaît que cette force de résistance résulte d'une série d'expériences initiatiques dont les stratifications successives remontent jusqu'aux premières années de son enfance. Chacun de ces épisodes a transmis à l'enfant, à l'adolescent et au jeune adulte une nouvelle dynamique pour affirmer la vie. L'auteur, dans cette sorte de récit autobiographique, refuse la continuité banale d'un temps horizontal mortifère, pour lui préférer le temps vertical, c'est-à-dire le temps des sursauts et des cou-pures, le temps de l'amitié, de l'admiration, de l'indignation et de la colère : le temps de la régénération, donateur ou créateur, d'une vie prise à bras-le-corps pour tenter de la transfigurer, dans des situations-limites parfois les plus désespérées.
Pourquoi écrire ? Quête audacieuse et aventureuse d'une demeure, l'écriture est la reconstruction d'un monde et de soi. Emportés par une aventure de l'imaginaire, " les mots veulent qu'on les rêve en les nommant ", tout en acceptant que la plume qui les orchestre les mette en rapports pour leur conférer des vies multiples et les accorder au monde des êtres et des choses qui s'en trouvent transfigurés. Ecriture de l'autre (dans la biographie par exemple) ou de soi (comme dans l'autobiographie), elle est toujours soucieuse de saisir la verticalité de l'œuvre qu'on ne doit pas rabaisser à la vie de son auteur, soucieuse aussi de dresser la figure de l'écrivain au-dessus des aléas du temps horizontal. Car l'œuvre d'un écrivain de talent (dont le secret inavoué est peut-être le transcendantal de toute création) possède le statut d'une quasi-personne définie par l'ambivalence de ses silences, par son ton et son style, par l'ampleur et la nouveauté de sa vision et de son souffle, enfin par son contenu de vérité qui, quels que soient ses thèmes, chante dans le corps de l'œuvre pour lui conférer son effet de présence sacrale. Le thème de la catastrophe, lui, dès la naissance de l'ère de la modernité, semble, dans la littérature comme dans tous les autres arts, avoir prévalu sur les autres thèmes, jusqu'à tenter d'appréhender ou de peindre l'horreur absolue : pour témoigner, dénoncer, apaiser ou conjurer. Mais, toujours, le grand écrivain sait transfigurer les figures du désastre et de la catastrophe et rendre même crédible sous sa plume une alliance de l'horrible et de la beauté. C'est parce qu'il est le cérémonial d'un rite et qu'il a souvent la vertu d'un viatique, que l'acte d'écrire rend irremplaçable l'utilité du livre.
Résumé : Le poids de la tradition classique a longtemps verrouillé la réflexion sur la laideur. C'est que la chose laide, dès qu'elle surgit devant nous, repousse tout notre être dans la nausée ou le dégoût, la répugnance, l'indignation ou la révolte. Par-delà les trois sphères de sensibilité qu'elle affecte (celles du corps, de l'intelligence et de la moralité), la proximité du laid est ressentie, dans une sorte d'angoisse métaphysique, comme une atteinte à la dignité et à l'identité de notre être. Dans sa présence agressive, la laideur ne serait-elle pas la figure hideuse de ce tout-Autre qui menace d'ébranler notre être et de le submerger dans les ténèbres du chaos et les remous de l'informe originel ? Mais, par sa fascination même, la laideur, qui multiplie dans le réel ses figures d'archipel, se propose à l'artiste comme un défi à relever : qu'elle soit physique, morale, sociale ou existentielle, l'artiste ne se borne pas à la débusquer, à la nommer, à la dénoncer ; il entend la domestiquer ; mieux encore il la transfigure : le repoussant devient attirant, l'inhabitable habitable, l'immonde un monde, la blessure lumière. En nous offrant de "belles laideurs", l'art, dans sa générosité, nous révèle sa vocation intégratrice et rédemptrice, dont la stratégie et les dispositifs méritent d'être explorés. L'archipel de la laideur : un puissant levain esthétique ? La question de la laideur dans ses rapports à l'art est double : c'est celle de la laideur dans l'oeuvre (du référent ou du représenté) et celle de la laideur de l'oeuvre (de la représentation). Délicate, cette seconde question est incontournable, en dépit du quasi-effacement actuel de la notion de beau. Mais peut-on déterminer avec assurance les critères du jugement de goût ou de dégoût porté sur une oeuvre ? Qu'est-ce enfin qu'une oeuvre belle et une oeuvre qui ne l'est pas ? Et qu'est-ce qui fait la laideur de cette dernière lorsqu'elle provoque en nous autre chose que de l'indifférence ?
Savez-vous quand est apparue la première fleur ? D'où vient le nom du frangipanier ? Comment les orchidées attirent les butineurs ? Pourquoi Victoria regia, un nénuphar géant venu d'Amazonie, assez robuste pour porter un enfant, est devenu la star de la première Exposition universelle en 1851 ? Où l'on découvre l'existence de la punition chez les plantes et de la sieste chez les abeilles. Où l'on croise Pline l'Ancien, Darwin, Cléopâtre et bien d'autres. Où l'on apprend ce qu'est un tubercule, un sépale et un stigmate... Cet ouvrage réunit près de deux cent cinquante chroniques, anecdotes amusantes ou légendes sur les fleurs. Sérieuses ou ludiques, scientifiques ou pratiques, utiles ou futiles, mais toujours poétiques, ces histoires étonnantes invitent au voyage et se picorent au gré des envies.
Résumé : Mathilde n'est plus toute jeune et sa fille a décidé qu'elle serait bien mieux dans un Ephad que chez elle, où elle commence à oublier trop de choses. Le roman est le journal de Mathilde tenu pendant les mois passés dans ce nouveau monde. Il y a les souvenirs anciens : l'enfance pendant la guerre, la disparition du père, la fuite dans la zone libre, la disparition de la mère, la planque chez des paysans. Puis le retour à la vie, alors que tout est dévasté...
Résumé : Comment les plantes devinent-elles à quel moment fleurir ? Qu'est-ce qui les pousse à créer ces organes variés, colorés et parfumés, et pourquoi cette débauche d'inventivité ? Dans quel but dépensent-elles autant d'énergie ? L'origine et les mécanismes de la floraison sont étonnants et résultent de multiples interactions chimiques et environnementales. Leur découverte met en lumière le pouvoir de séduction et d'attraction des fleurs et permet de comprendre comment elles attirent les pollinisateurs, et parviennent ainsi à se reproduire et à se disperser. Mais, aujourd'hui, avec le changement climatique, la synchronisation subtile des cycles de reproduction est perturbée, menaçant ainsi toute la biodiversité. Une exploration fascinante des mécanismes qui se cachent derrière la beauté des fleurs...
Résumé : Cette petite unité dense et solide, capable de voyager par les airs, sur terre, via l'intestin d'un animal, ou de naviguer sur l'océan, contient, bien à l'abri sous une cuticule inaltérable, un embryon de plante et toute l'énergie (sous forme de lipides, glucides ou proté- ines) nécessaire à son épanouissement : la graine est une étonnante invention de la nature ! De nos jardins jusqu'aux plantations de caféiers d'Amazonie, en passant par la route des épices, l'au- teur nous fait partager son émerveillement et nous entraîne dans un voyage extraordinaire : que sont les graines ? Comment les caractériser par delà leur immense diversité ? Comment sont-elles apparues et comment ont- elles conquis la Terre ? En quoi ont- elles participé à l'évolution du monde et à celle de l'humanité ? Pourquoi nous sont-elles indispensables ? Et pourquoi l'homme intervient-il aujourd'hui sur leur génome ? En chemin, nous rencontrerons des végétaux et des animaux fascinants, ainsi que de nombreux témoins dont l'histoire est, d'une manière ou d'une autre, liée aux graines : scientifiques ou cultivateurs, jardiniers, marchands, explorateurs ou cuisiniers. Et l'auteur de conclure que les graines sont " des merveilles de la nature, dignes d'être étudiées, glorifiées et admirées ! ".