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Histoire du royaume du Tonkin
Rhodes Alexandre de
KIME
22,40 €
Épuisé
EAN :9782841741717
L'Histoire du Royaume du Tonkin est une ?uvre importante à deux points de vue. Son auteur, le Père jésuite Alexandre de Rhodes (1591-1660), originaire de l'enclave pontificale d'Avignon, est l'un des premiers Européens à parcourir le Vietnam et surtout à le décrire. A ce titre, cette étude d'une civilisation asiatique prend place parmi les grandes relations de voyages, et complète le panorama de l'Extrême-Orient dont pouvait disposer l'Europe cultivée du XVIIe siècle. Mais l'Histoire du Royaume du Tonkin est aussi une ?uvre engagée. Missionnaire catholique, le Père de Rhodes présente dans le second volet de son ouvrage la manière dont il a lui-même évangélisé de vastes régions, seul avec les catéchistes qu'il a formés. En un tableau saisissant et toujours soutenu par un style extrêmement vivant, il présente la mise en place de chrétientés, les démêlés entre chrétiens et non-chrétiens, l'attitude des fonctionnaires et du Gouvernement. Cette Histoire du Tonkin, qui ne constitue qu'une partie de l'?uvre littéraire d'Alexandre de Rhodes, mérite également de prendre place parmi les " classiques " de l'histoire des Missions.
Résumé : Donte, douze ans, aimerait parfois être invisible. Disparaître loin de son école. Loin d'Alan, le " Roi " du club d'escrime, qui le harcèle. Loin des professeurs et du directeur qui l'accusent en permanence, en raison de sa couleur de peau. Et ce, bien qu'il soit innocent. Après une énième accusation, Donte est embarqué par la police. Effrayé et apeuré, le jeune garçon ne sait plus vers qui se tourner. Même son frère Trey, plus clair de peau que lui, ne trouve pas les mots pour l'aider. A la recherche d'un endroit où il aurait enfin sa place, Donte finit par rejoindre un club d'escrime, bien loin de celui de son école privée. Il est bien décidé à montrer à Alan et aux autres que, lui aussi, mérite le respect. " Je ne peux pas faire mes preuves face au monde entier. Mais je peux l'affronter. Faire cesser son manque de respect. Lui montrer qu'il ne m'achèvera pas. Parce qu'il n'est pas meilleur que moi. "
Aussi fort qu'ils détestent Donald Trump, les Français adorent Barack Obama. Ils pleurent ce charismatique président noir qui, pendant 8 ans, réussit la synthèse des droits civiques et de l'action politique des frères Kennedy. Un "type bien" que l'on oppose au "bad guy", l'actuel locataire de la Maison Blanche. Du storytelling ? Aux côtés de l'ex-président pendant ses deux mandats, conseiller le plus proche, aux Affaires étrangères puis à la Sécurité, Ben Rhodes raconte une histoire différente. Fascinante. Celle d'un président incroyablement humain mais indécis, peu sûr de lui, contradictoire. Capable d'un étonnant courage pour assurer une meilleure protection sociale, prononçant au Caire un discours d'ouverture à l'islam tout en menant à bien la chasse à Ben Laden. Mais négligeant ses alliés européens. Et les lâchant au dernier moment, en août 2013, refusant malgré sa promesse d'abattre le régime syrien et favorisant du même coup le surgissement de l'Etat islamique. Au fil des pages de ce récit captivant, Barack Obama révèle son autre profil : un homme fragile, dual, dernier président d'une Amérique que l'on aime mais qui a déjà perdu son statut de "nation indispensable".
Au-delà de cette zone s'étendait un territoire dangereux. Jay-jay savait que des bandes d'adolescents rôdaient (...), prêts à se jeter sur le premier passant assez imprudent pour s'aventurer sur leur terrain de chasse. Lorsque le gibier se faisait rare, les jeunes loups se dévoraient entre eux (...)" Quand, à onze ans et en plein New York, Jay-jay s'échappe de l'appartement de sa mère adoptive pour fuir sa tyrannie, on pourrait craindre pour lui. Mais ce Gavroche des temps modernes a plus d'un tour dans sa besace et devient bien vite le Robinson Crusoé de Central Park. Trouvant refuge dans un chêne, il profite de la nuit pour découvrir son nouveau territoire magique... Il y survit au jour le jour, recueille un chien, fait la connaissance d'une vieille femme avec laquelle naît une curieuse amitié. Mais il doit aussi échapper à Elmo, un jeune drogué qui s'est juré de lui faire la peau...Notes Biographiques : Evan H. Rhodes est l'auteur de plusieurs séries télévisées. Passionné par les questions de survie, il a arpenté Central Park pendant six mois avant d'écrire Le prince de Central Park, en 1975, roman picaresque empli de poésie, de charme et de trouvailles.
A l'occasion du centenaire Proust, la maladie personnelle de Marcel Proust est venue occuper la scène biographique sans toujours apercevoir toute la dimension idiosyncrasique de l'oeuvre. Car l'asthme dont souffre Marcel Proust comme une maladie chronique est redoublé ici par celui du Narrateur : son corps souffre autant de la maladie d'amour que de la maladie physique, à moins que la première n'ait déclenché la seconde. Pour cela le thème de la maladie est essentiel car il vient manifester le temps dans le corps ; il met aussi en péril la permanence du moi au point d'apercevoir qu'il n'était constitué que du temps passé, incorporé. Notre étude nous conduira ainsi d'une critique de la médecine comme science du corps objet à l'avènement du thème de la guérison. L'écriture de A la recherche du temps perdu comme métamorphose de toute maladie, facilite cette conversion du vécu intime de l'amour en vécu phénoménologique dégageant l'essence de l'amour. Forme d'exorcisme, l'écriture permet à tout un chacun de se reconnaître. Le narrateur nous ressemble puisque son récit nous touche en atteignant la condition commune, celle de la souffrance.
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.
Violence, domination, inégalité, tyrannie et insurrections : la réflexion de Spinoza sur le droit et la politique ne se limite pas au pacte social, ni à la liberté de philosopher. Il ne s'agit pas seulement de dresser la liste des droits respectifs du souverain et des sujets, dans le sillage des théories du droit naturel. Déjà Althusser avait rapproché Spinoza de Marx et Alexandre Matheron avait montré le rôle essentiel des passions dans la Cité et ses transformations. Toute une génération de chercheurs s'est interrogée ensuite sur les notions par lesquelles se pense ce devenir : foule, peuple, nation, mais aussi multitude. C'est ce dernier terme surtout qui concentre le mieux une pensée de l'initiative historique des citoyens et de leur puissance collective. Il restait à en tirer les conséquences sur les rapports entre individu et multitude, sur les relations de la pensée spinoziste avec Machiavel, Grotius et Hobbes, sur l'attitude de Spinoza envers révolution et conservation, résistance, assimilation et intégration, citoyenneté, désobéissance et révolte. Autant de thèmes qui sont développés ici, à travers la lecture renouvelée de L'Ethique, du Traité théologico-politique, et du Traité politique. Le volume s'achève par un entretien avec Toni Negri, qui fut le premier, dans son livre L'Anomalie sauvage, à mettre en lumière l'importance et le rôle de ce concept. Il y fait le bilan de son propre itinéraire et des discussions qu'il a suscitées.
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.