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Les risques du métier. Trois décennies comme "chercheur-acteur" au Rwanda et au Burundi
Reyntjens Filip
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782296053236
Depuis les trente-deux années qu'il se consacre à la région des grands lacs d'Afrique centrale, l'auteur a été intimement associé à un certain nombre d'événements qui font partie de l'histoire récente du Rwanda et du Burundi. Dans ce livre, il procède à une double démarche. D'une part, il livre le récit de certains de ces épisodes qui sont souvent peu connus. Ces narrations ont une valeur en soi, puisqu'elles contribuent à la connaissance de faits historiques. Alors qu'au moment même, il n'était pas possible de les évoquer dans un certain nombre de cas, ces événements appartiennent aujourd'hui à l'histoire et peuvent donc être racontés. D'autre part, il y lie une réflexion sur une question fondamentale d'éthique scientifique: quels sont les rapports entre le chercheur et son objet de recherche? Dans quelle mesure le chercheur peut-il également être acteur? Peut-il, doit-il l'éviter ou au contraire, accepter de jouer ce rôle? L'auteur assume son engagement et même son militantisme face à l'histoire récente dramatique de ces deux pays, mais -tout en reconnaissant les écueils et les dangers de cette démarche- il l'estime nécessaire et même inévitable. L'auteur peut être sujet et objet, à condition de montrer son engagement plutôt que de prétendre, tout en étant engagé, qu'il ne l'est pas. L'engagement n'empêche nullement le travail scientifique. Au contraire, cet engagement est justement basé sur l'analyse scientifique d'une situation donnée: par exemple sur l'identification de coupables de crimes et de leurs victimes, sur le constat de l'impunité, ou encore sur l'observation d'une gouvernance menant à l'impasse et à de nouvelles violences.
Résumé : Le génocide perpétré au Rwanda d'avril à juillet 1994 a été exceptionnel par son envergure, sa rapidité et son mode opératoire : plus d'un demi-million de victimes ont été exterminées en cent jours. Elles sont généralement tombées sous les coups d'un très grand nombre d'assassins ayant eu recours à des armes rudimentaires. Ce Que sais-je ? tente de comprendre quels ont été les ressorts d'une telle tragédie. Comment s'est-elle déroulée ? Quelles en ont été les causes, lointaines ou plus immédiates ? Quelles séquelles a-t-elle laissées ? Ce génocide n'appartient pas qu'à l'histoire : il reste un enjeu politique contemporain, tant au Rwanda qu'ailleurs dans la région et de par le monde, notamment en France. Les débats restent intenses ; les termes du débat, souvent violents. Gageons que ce court essai, en s'appuyant sur des faits communément admis, offre des clés de lecture et une interprétation plus sobre de ce qu'on a appelé le " dernier génocide du XXe siècle ".
Marysse Stefaan ; Reyntjens Filip ; Vandeginste St
Cet annuaire offre des clés de lecture de l'évolution de la région des grands lacs en 2006 et au premier trimestre de 2007 (RDC, Rwanda, Burundi). Dans une première partie, sont analysés des thèmes d'actualité dans les domaines politique, social et économique. Une seconde partie offre un ensemble de données factuelles : organigrammes des institutions et données macro-économiques.
Résumé : Le Rwanda d'après le génocide est loué pour sa bonne gouvernance technocrato-bureaucratique et les performances socio-économiques qui en résultent. En focalisant sur cette gouvernance politique, Filip Reyntjens montre l'autre face de la médaille. Il étudie la façon dont le Front patriotique rwandais (FPR) a pu, après sa victoire militaire en 1994, établir et consolider son hégémonie. Son pouvoir sans partage repose sur l'élimination de l'opposition et de la société civile, l'organisation d'élections profondément viciées, la promulgation de lois criminalisant les opinions dissidentes et la terreur d'Etat. Le régime a massacré ses propres citoyens à grande échelle, tant au Rwanda qu'en République démocratique du Congo. Il a marginalisé la majorité Hutu, notamment en la déclarant collectivement coupable du génocide des Tutsi. La gestion de l'information a été l'instrument central de ce projet hégémonique : le FPR s'est arrogé le monopole de la vérité sur le passé, le présent et l'avenir du pays, ce qui lui a permis d'affronter le monde avec arrogance et d'imposer la tolérance pour ses propres crimes. La gouvernance politique gravement défectueuse a engendré une grande violence structurelle qui pourrait provoquer de nouveaux conflits au Rwanda et au-delà de ses frontières.
Les années n'ont pas terni l'image. La jeune étudiante s'éloigne toujours, le visage tendrement incliné et les bras remplis de livres, du Lycée Condorcet en descendant les marches qui mènent rue du Havre. Dans ces bras sont encore et toujours retenus et caressés les premiers émois, les cris passionnés, l'ardeur d'entreprendre, la joie devant les matières, la poussière des ateliers, la ferveur née de l'oeuvre commune et la vigueur des accents singuliers".
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.