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La guerre des pauvres
Revelli Nuto ; Guidi Angela ; Marignac Lucie ; Lau
ULM
22,00 €
Épuisé
EAN :9782728806980
Paru chez Einaudi en 1962 et régulièrement réédité depuis, La Guerre des pauvres fait revivre, à partir du journal tenu par l'auteur, un chapitre héroïque et méconnu de l'histoire de l'Italie : la campagne de Russie (à partir de juillet 1942), puis la résistance à l'occupant allemand jusqu'à la Libération (fin avril 1945). Officier du corps expéditionnaire italien envoyé par Mussolini sur le front de l'Est pour appuyer l'opération Barbarossa, Revelli raconte l'immense défaite et la retraite tragique qui, à la suite de la contre-offensive russe sur le Don, jettent à travers la steppe gelée des dizaines de milliers d'hommes, dont peu survivront. Quittant l'armée, il prend le maquis et mène au jour le jour, à la tète d'un groupe de "partisans" puis comme commandant de l'une des brigades antifascistes Giustizia e libertà, un autre combat - contre les détachements fascistes de la République de Salo et contre les troupes hitlériennes. La cohérence d'un destin individuel, la dignité des humbles pris dans la folie absurde de l'histoire, la force du témoignage sur " la guerre vue d'en bas " s'affirment au fil des jours et des pages de ce livre-vérité. Entre Le Sergent dans la neige de Mario Rigoni Stern (1953) et La Trêve de Primo Levi (1963), une autre voix s'élève, qui confère à ces antimémoires de guerre la dimension d'une épopée.
Résumé : Esprit libre, scientifique de renom, curieux de philosophie et d'humanités, Carlo Rovelli est aussi un formidable conteur. Sa curiosité l'amène à s'interroger sur le monde qui nous entoure, sur la nature du temps qui passe, et jusqu'aux grandes questions philosophiques aux réponses incertaines. Il rassemble ses réflexions dans ces Ecrits vagabonds, un recueil de textes accessibles, composés au long cours, qui va des trous noirs à la Lolita de Nabokov, du LSD au plaisir de voyager en Afrique, de l'athéisme à l'alchimie de Newton, de la philosophie analytique aux erreurs d'Einstein. Dans ce journal de bord d'une intelligence toujours en mouvement, le lecteur fera l'expérience d'une pensée qui s'intéresse à tout, subtile, profondément contemporaine. Il rencontrera un esprit en quête continuelle d'une cohérence où science, littérature et philosophie dialoguent harmonieusement. Un précipité de connaissance et d'inventivité.
Comment vit-on après avoir subi une catastrophe " naturelle " ? Les conséquences d'un tremblement de terre ou d'un ouragan sont-elles à mettre sur le compte de la fatalité ou révèlent-elles également la précarité des conditions de vie des habitants et les inégalités qu'ils subissent ? Au Nicaragua, l'ouragan " Mitch " d'octobre 1998 dévastait le pays... Un an après, comme le raconte cet ouvrage, des artisans de solidarité cherchent à entretenir un espoir dans un pays exsangue et ravagé par le néo-libéralisme. Grand reporter, fin connaisseur de ce petit pays d'Amérique centrale, Philippe Revelli a vécu sur place les semaines qui ont suivi l'ouragan. Revenu sur les lieux un an plus tard, il peint le tableau coloré d'un pays encore marqué par les blessures de la guerre civile qui opposa les sandinistes et les contras dans les années quatre-vingt. Au milieu de ce désastre humain, une équipe animée par les jésuites du Centre Jean XXIII aide les paysans à reconstruire les villages, établit un réseau de coopératives et favorise la réinsertion sociale des anciens membres de la guérilla. Ce voyage insolite au cœur du Nicaragua met en lumière l'action de femmes qui, dans une société civile déçue par les jeux politiques, n'ont pas renoncé à lutter contre la misère. La collection " Les acteurs du développement ". Aux quatre coins de la planète, du Sud au Nord, d'Est en Ouest, des hommes et des femmes s'associent pour inventer, au jour le jour, une terre habitable pour chacun et pour tous. Des journalistes racontent leur histoire, leurs expériences, leurs espoirs.
Ces deux dernières années, à l'occasion de quatre longs séjours, j'ai promené mon objectif dans tout le pays, aussi bien dans les quartiers de Bogota, qu'au travers des différentes strates (souvent hermétiques) de la société colombienne. Une sorte de quête du Graal, un questionnement plus qu'une communion (je n'ai plus vingt ans) sur les conditions d'existence de cette jeunesse colombienne, renvoyée d'une façon ou d'une autre, à une violence multiforme. Exercée ou subie, revendiquée ou dénoncée, crainte, représentée, fantasmée, somatisée, au pays des narcotrafiquants et des paramilitaires, du Plan Colombia et de la guérilla, la violence est en effet une réalité incontournable à laquelle se trouve confrontée la jeunesse, toutes classes sociales confondues. En Colombie, la mort violente est la première cause de décès pour la tranche d'âge des 15 - 35 ans. Une réalité difficile à laquelle pourtant, il ne faudrait pas réduire la Colombie, pays de Marquez et de Botero, pays de cyclistes et de footballeurs, de musiciens, de danseurs et de cinéastes..."
Résumé : Qu'est-ce que le temps ? C'est à cette question fascinante que le physicien italien Carlo Rovelli a consacré sa vie de chercheur. Se hissant sur les épaules d'Isaac Newton, d'Albert Einstein, de Stephen Hawking et de bien d'autres, il nous livre ses découvertes dans ce livre majeur. Le temps est au coeur d'un étrange mystère. Tel un flocon de neige, il est insaisissable : on sait dorénavant qu'il s'écoule plus lentement en plaine qu'en altitude ; qu'à l'échelle des étoiles et des planètes, il varie d'un point à l'autre. Que reste-t-il de tangible dans ces décombres ? Et comment construire une théorie du temps qui colle à notre perception, mais aussi à l'analyse des philosophes et aux fulgurances des poètes ? Voilà le défi brillamment relevé par Carlo Rovelli au fil des pages. Emerge alors un paysage d'une beauté inouïe où, pour la première fois, le temps retrouvé surgit de façon naturelle...
Résumé : " Si je devais donner le nom de trois ouvrages américains qui promettent d'avoir une longue, même une très longue vie, je dirais sans hésiter La Lettre écarlate, Huckleberry Finn et Le Pays des sapins pointus. " Ce commentaire de Willa Cather dans sa préface de 1925 au livre de Jewett (1er éd. 1896) étonnera sans doute le lecteur français qui n'a pu encore parcourir dans sa langue les sentiers rocailleux du pays de Jewett. Il est temps aujourd'hui d'ajouter à la cartographie littéraire de la Nouvelle-Angleterre - entre le Boston de Henry James, le Walden de Thoreau et le Salem de Hawthorne - un autre coin de terre. Ce " pays " devient le lieu d'exploration d'une esthétique propre, lieu de négociation avec un imaginaire qui, retaillé à l'aune du quotidien, du féminin, donne au lecteur de ces petites pièces cousues à la manière d'un roman l'occasion de découvrir une autre vision de l'Amérique.
Qu'elle s'appuie sur l'ornement, la peinture corporelle, le masque ou le pictogramme, la mémoire des peuples "sans écriture" a toujours paru labile, désordonnée, vouée à l'échec. Les "supports mnémoniques" dont parlent les historiens de l'écriture à propos de ces traditions sont régulièrement décrits connue des tentatives avortées de reproduire la forme extérieure d'un objet, ou des moyens graphiques simples d'exprimer des concepts élémentaires. Ce livre nous présente les résultats d'une vaste enquête anthropologique menée en Amérique indienne et en Océanie. Il analyse nombre de ces dispositifs visuels, tout en étudiant les contextes d'énonciation rituelle qu'ils impliquent et démontre une tout autre hypothèse: il existe une voie de la représentation chimérique par laquelle s'inventent des arts de la mémoire non occidentaux. Rien d'imitatif dans ces "supports mnémoniques" dont la forme mobilise le regard et invite à les décrypter. Ils sont les témoins visuels d'une série d'opérations mentales condensées en images efficaces, intenses et fragmentaires à la fois. Un nouveau champ de recherche s'ouvre grâce à l'étude de ces traditions iconographiques et orales qui concerne l'histoire des arts autant que l'ensemble des sciences sociales - une anthropologie de la mémoire.
Cauvet Marion ; Perrissin Fabert Baptiste ; Agliet
De nombreuses initiatives citoyennes de monnaies locales et complémentaires ont vu le jour à travers le monde en réaction à la crise des subprimes de 2007-2008 et à l'impuissance des gouvernements à prévenir la débâcle financière et économique qui a suivi. Ces initiatives veulent répondre à une incompréhension généralisée du fonctionnement du système monétaire et financier. Une quarantaine de monnaies locales sont aujourd'hui en circulation en France, autant sont en projet. Des milliers de citoyens ont choisi d'utiliser d'autres monnaies que la seule monnaie centrale pour effectuer leurs transactions et leurs échanges. Ce livre présente un panorama à la fois conceptuel et historique des expériences monétaires pionnières dans un monde en perpétuel mouvement. Après avoir exploré les réussites mais aussi les limites des modèles actuels de monnaies locales, il analyse les différents leviers qui peuvent permettre la montée en puissance de ces initiatives décentralisées afin qu'elles deviennent des vecteurs de la transition écologique et sociale des territoires.
Cuore ("C?ur"), que les Italiens appellent couramment Le livre C?ur, a été le texte le plus lu en Italie entre sa publication en 1886 et la fin des années 1960. Reconstituant les multiples événements d'une année scolaire vécue par des enfants de Turin, il a connu une immense fortune littéraire avant de susciter chez certains intellectuels comme Umberto Eco une profonde et spirituelle aversion. Depuis sa traduction incomplète et approximative en 1892, on ne disposait d'aucune édition critique intégrale en français de ce livre, dont la portée pédagogique et politique pour l'Italie de la fin du XIXe siècle est comparable à celle du Tour de la France par deux enfants sous la IIIe République, et qui permet d'appréhender l'alchimie rêvée des vertus individuelles, civiques et patriotiques dans l'Italie libérale et bourgeoise une génération après son unification. Lire Le livre C?ur aujourd'hui, que l'on soit captivé ou irrité par l'abondance des bons sentiments qui s'y expriment, c'est d'abord vouloir retrouver une société où les apprentissages personnels prennent leur sens en incarnant une communauté nationale idéale.