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QU'EST-CE QUE LE DROIT? ARISTOTE, WOLFF ET FICHTE
RENAUT
VRIN
8,50 €
Épuisé
EAN :9782711611072
Sans doute est-il bien des manières de s'interroger sur le droit, et celui-ci, fort heureusement, n'attend pas le philosophe pour offrir matière à réflexion. Ainsi l'historien ne saurait-il se borner à reconstituer le système juridique d'une époque donnée, ou même à en dégager la genèse : s'il n'entend pas seulement expliquer une législation comme, par exemple, le droit romain, mais aussi la comprendre (ce qui veut dire, non plus simplement chercher ses causes, mais cerner sa signification), force lui est d'en interroger l'esprit (au sens où Montesquieu parlait de l'" esprit des lois "). C'est la toute la tâche de la philosophie, et de Kant à Fichte, la philosophie du droit est même le foyer de la rationalité philosophique. Après une introduction sur la philosophie du droit, Alain Renaut fait un choix de textes parmi les oeuvres d'Aristote, de Wolff et de Fichte, textes qu'il commente longuement par la suite.
Voici un livre unique pour qui veut découvrir, comprendre ou approfondir la philosophie. Il est constitué d'une série de leçons consacrées aux grandes questions philosophiques, que l'on pourra lire dans l'ordre que l'on voudra, selon ses goûts, ses besoins ou ses choix. Ces leçons mobilisent les apports des philosophes les plus précieux, des classiques aux contemporains : Platon, Aristote, Descartes, Spinoza, Hegel ou Nietzsche, mais aussi Arendt, Rawls, Levinas, Foucault, Derrida ou Habermas. L'ouvrage aborde également les débats les plus actuels : découvertes scientifiques, bioéthique, environnement, retour du religieux, bouleversements artistiques, mutations sociales et politiques... Chaque leçon dégage ainsi un bilan des contributions de la philosophie à l'état actuel de la réflexion. Un avant-propos nourri fournit des fils conducteurs pour que le lecteur puisse s'orienter dans les questionnements philosophiques. Une conclusion très ouverte s'interroge sur les avenirs possibles de la philosophie dans la culture contemporaine.
Fragilisation de l'école, montée de l'individualisme, expérience toujours plus problématique de la parentalité : jamais les modèles d'après lesquels les adultes exercent leurs responsabilités à l'égard des enfants ne sont apparus aussi énigmatiques. Ni la posture réactive - il faut réarmer les formes anciennes de l'autorité - ni le discours progressiste - on ne doit à aucun prix brader les libertés acquises - ne s'attaquent frontalement à la question décisive : les formes de pouvoir qui, dans les sociétés traditionnelles, ont fonctionné sur le mode de l'autorité (éducative, mais aussi politique, judiciaire, médicale) sont-elles encore compatibles avec la logique de la démocratie ? Si l'exercice de l'autorité consiste à conférer au pouvoir une dimension mystérieuse qui le rende indiscutable, la crise de l'autorité n'est-elle pas inhérente aux sociétés qui considèrent qu'aucun pouvoir n'est légitime s'il n'a obtenu l'adhésion de ceux sur qui il s'exerce ? Curieusement, nos sociétés n'ont pas encore tiré toutes les conclusions de la conviction qui constitue leur pari le plus audacieux. Entre l'appel réitéré à réactiver purement et simplement l'autorité et l'affirmation illimitée des formes les plus spontanées de la liberté, cet essai tente d'ouvrir une voie originale : les interrogations qui traversent aujourd'hui la famille, l'école et plus généralement tous les lieux de pouvoir n'appellent-elles pas surtout à repenser les pouvoirs, voire à les consolider sur des bases renouvelées ?
Partout, les symptômes d'une crise de l'autorité se multiplient et viennent brouiller l'exercice de celle des parents. Pour une bonne part, cette situation est issue d'une transformation de notre représentation de l'enfance : l'enfant est perçu comme plus autonome, un être radicalement différent de l'adulte, même si paradoxalement on lui reconnaît des droits identiques. La thématique des droits de l'enfant consacre ainsi la nécessité d'une protection accrue de l'enfance tout en suggérant que les relations entre enfants et adultes pourraient devenir purement contractuelles. L'essai d'Alain Renaut se propose de conjuguer les acquis de la dynamique égalitaire avec la nécessité de réaffirmer des rôles et des responsabilités spécifiques des adultes envers les enfants.
Ce livre n'est pas un exposé de la métaphysique cartésienne, mais s'attache à la pensée qui l'anime et qui cherche en elle son expression. Ce mot "expression" introduit un premier postulat : une philosophie n'a de sens que par référence à une certaine vision du monde dont précisément elle veut être l'expression. A l'origine il y a un esprit qui regarde l'univers, l'homme, Dieu et qui s'étonne de les voir comme on ne les a encore jamais vus. Qui dit "expression" dit donc volonté de communication. La vision du monde - c'est le second postulat - n'est en aucune façon une sorte d'essence intemporelle et elle ne peut être séparée de son "environnement" historique. Ainsi tout texte a deux contexte : l'ensemble ordonné d'idées duquel il tient son sens et un certain dialogue qu'il doit rendre propice à la transmission de ce sens.