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Inégalités entre globalisation et particularisation
Renaut Alain ; Brown Etienne ; Chartron Marie-Paul
SUP
28,01 €
Épuisé
EAN :9791023105292
Comment élaborer une autre conception des inégalités ? En partant des données des injustices les plus extrêmes, fruits de recherches menées, entre autres, en Haïti et au Cameroun, à rebours des principes généraux traditionnels, ce livre questionne les injustices à travers le monde, et non plus au sein d'une seule société. Globale, la réflexion pose les limites des théories de la justice qu'ont été, depuis John Rawls, la plupart des théorisations contemporaines des inégalités, axées qu'elles étaient sur la recherche de principes universels. Après avoir dressé une cartographie des théories de la justice, les auteurs portent leur démarche à travers trois applications : les inégalités de genre, les inégalités ethnoculturelles et les inégalités liées au changement climatique. L'ouvrage s'emploie à tirer de ces renouvellements dans la pratique de la philosophie une saisie elle-même transformée des injustices du monde dans leur extrême radicalité, et conduit à la question de savoir comment l'humanité reste capable de s'infliger à elle-même et, plus spécialement, à certaines parties d'elles-mêmes de telles inégalités injustifiables.
Ce n'est pas au premier chef dans la perspective de la reconstitution historique que le criticisme de Kant se trouve ici examiné : bien davantage s'agit-il d'en apprécier, sans complaisance ni dédain, la fécondité pour nos réflexions et discussions d'aujourd'hui. Après tant de bouleversements intellectuels, politiques, sociaux, esthétiques ou culturels qui nous en séparent, comment peut-il se faire que l'?uvre de Kant demeure présente, de façon si accentuée et à vrai dire unique, dans des courants aussi divers de la philosophie contemporaine ? L'approche ici défendue, à travers une confrontation avec les objections parfois sévères issues de ces courants (éthique de la discussion, théorie de la justice, etc.), souligne l'originalité et la fécondité d'une pensée qui a su développer une profonde mise en cause de la raison métaphysique sans détruire la rationalité comme telle. En vue de mesurer l'ampleur des transformations criticistes de la raison, cet ouvrage conduit le lecteur, dans un libre dialogue avec l'?uvre de Kant, des interrogations les plus radicales sur la finitude humaine jusqu'aux questions les plus concrètes et les plus présentes sur le droit de l'immigration ou sur les renouvellements contemporains du cosmopolitisme.
En décembre 1933 paraissait {L'Etre et le néant}. Cinquante ans après, l'impossibilité de concevoir un projet du même ordre fournit la meilleure approche négative de notre situation philosophique. Dernier philosophe d'un style aujourd'hui disparu, Sartre fut aussi le premier philosophe de renom dont le trajet consacra le divorce entre production philosophique et institution universitaire. S'y rattache le singulier destin qui fit de lui, après 1945, le détenteur du plus absolu magistère intellectuel jamais connu jusqu'à ce jour. C'est à interroger les raisons de cette mutation, inscrites au coeur de la philosophie du premier Sartre, que s'emploie ce livre : ni sartrien ni sartrolâtre, mais contribuant à ouvrir une interrogation sur ce qu'il pourrait en être de la condition philosophique à la fin du XXe siècle.
Partout, les symptômes d'une crise de l'autorité se multiplient et viennent brouiller l'exercice de celle des parents. Pour une bonne part, cette situation est issue d'une transformation de notre représentation de l'enfance : l'enfant est perçu comme plus autonome, un être radicalement différent de l'adulte, même si paradoxalement on lui reconnaît des droits identiques. La thématique des droits de l'enfant consacre ainsi la nécessité d'une protection accrue de l'enfance tout en suggérant que les relations entre enfants et adultes pourraient devenir purement contractuelles. L'essai d'Alain Renaut se propose de conjuguer les acquis de la dynamique égalitaire avec la nécessité de réaffirmer des rôles et des responsabilités spécifiques des adultes envers les enfants.
Il est préférable de donner l'enseignement aux enfants dans une langue qu'ils connaissent plutôt que dans une langue qu'ils ne comprennent ni ne parlent. La colonisation a imposé de façon quasi inévitable la langue du colonisateur comme medium éducatif. L'accès à la langue coloniale a néanmoins favorisé l'émergence d'une classe moyenne indispensable au colonisateur pour la mise en valeur du pays.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "