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Les modèles et leurs peintres. Dans l'intimité des ateliers
Renault Olivier
PARIGRAMME
19,90 €
Épuisé
EAN :9782373950984
Dans l'intimité des ateliers. Victorine Meurent, Emma Dobigny, Joanna Hiffernan, Gabrielle Renard, Fernande Olivier, Kiki de Montparnasse... On les connaît pour les avoir vues sur les tableaux des plus grands mais de leur vie dans l'ombre on ne sait souvent que peu de choses, sinon rien. Qui sont-elles ? D'où viennent-elles ? Que deviennent-elles après avoir pris la lumière sous le pinceau des maîtres ? A travers une douzaine de portraits qui sont autant d'histoires singulières, Olivier Renault éclaire l'âpreté, l'humilité et la grandeur du métier de modèle. Rémunérées pour leurs poses, les modèles se distinguent des sujets croqués à leur insu comme de celles et de ceux qui commandent, fut-ce à répétition, leur portrait. On ne saurait non plus les assimiler à des muses ou à des égéries même si un dialogue fécond se noue parfois dans le secret des ateliers. Supports plastiques de la création, les modèles féminins sont aussi celui de nombreux fantasmes, l'alcôve n'étant guère éloignée du chevalet et le mouvement moderne débarrassant le nu des alibis mythologiques dont la peinture devait jusqu'alors s'habiller.
De John Lee Hooker, on connaît surtout la légende : l'enfant qui a grandi dans les champs de coton du Delta, le fugueur hobo de 14 ans, le guitariste improbable qui ne pouvait jouer qu'en solo. Ou sa carrière contrastée, faite de succès fulgurants - comme "Boogie Chillen'" , "Boom Boom" ou "I'm In The Mood" - et de périodes d'oubli relatif. S'il a su, au fil des entretiens livrés dans sa vie, construire son propre mythe, Hooker a aussi laissé les commentateurs donner libre cours à leur fantaisie. Comment s'y retrouver ? Démystifiant ce qui doit l'être, ce livre s'attache à éclairer la vie nébuleuse de ce grand bluesman, à débusquer ses stratagèmes et ses sauts de côté. Car John Lee Hooker est un personnage faussement simple, irrégulier, à la fois rusé comme Ulysse, envoûtant comme Orphée, changeant comme un Protée des temps modernes qui s'adapte aux lois du marché tout en restant éminemment singulier. Malgré le brouillard de sa légende, une chose ne trompe pas : on reconnaît dans la seconde un riff de Hooker.
Suisse, cosmopolite et baroudeur, Blaise Cendrars a beaucoup voyagé - au propre et en imagination ! Mais Paris, c'est sa ville, celle qu'il a choisie entre toutes, qui l'a rendu célèbre et dont il apprécie les sublimités comme les verrues. Comme l'a dit Soupault en une formule aussi poétique que chimique : "Il révélait Paris." La capitale forme la matière de nombre de ses poèmes, romans, chroniques ou "mémoires qui ne sont pas des mémoires". Il la traverse de quais en bars, passant des cafés anarchistes (avec la bande à Bonnot) aux salons (presque) mondains, faisant station à la Ruche, à La Rotonde, Chez Francis, au Boeuf sur le toit... changeant d'hôtel et de mansarde, seul ou en compagnie de voyous, de magnats de la presse ou encore de ses amis, Modigliani, Chagall, Miller ou Léger... Cendrars a fait de chacune de ses journées parisiennes une odyssée.
Résumé : Ateliers, bals & cabarets, cités d'artistes, cafés Du café de la Nouvelle Athènes fréquenté par Manet, Degas, Pissarro, Seurat, Van Gogh et bien d'autres à la fin du XIXe siècle au Bateau-Lavoir où Picasso peint Les Demoiselles d'Avignon, Montmartre connaît un véritable âge d'or. Le bal du Moulin Rouge inspire Toulouse-Lautrec, la rue Cortot abrite les amours tumultueuses de Suzanne Valadon, le père Frédé déclame en compagnie de Carco et de Mac Orlan au Lapin Agile ; plus tard, Breton et les surréalistes se réunissent au Cyrano. Rue par rue, d'ateliers cachés en cafés historiques, ce guide nous entraîne dans les pas de ceux qui ont tissé la légende du quartier et dont l'âme s'accroche encore à une foultitude d'adresses.
Résumé : Né en 1902 près de Clarksdale dans le Mississippi, Son House représente la quintessence du blues du Delta. Il enchante les juke joints des années trente avec Charley Patton et Willie Brown, devient le modèle de Robert Johnson, Muddy Waters et Howlin' Wolf, enregistre des chansons qui feront date à Grafton ("Preachin' The Blues" , "Walking Blues") ou dans le Mississippi avec Alan Lomax. Dans les années quarante il disparaît des radars, s'éloignant de la musique avant d'être redécouvert en 1964 par quelques fans de folk blues et de participer au renouveau de ce style musical aux Etats-Unis. Si sa carrière alterne entre éclipses et éclats, sa vie se révèle tout aussi spasmodique : un feuilleté de mystères et un tissu de contradictions, entre douceur et jeu en percussion, voix chaude et guitare métallique, foi baptiste et amour des femmes comme du whisky, musique spirituelle et blues profane, prêche et chant. Alcoolique, assassin par légitime défense, sa musique est la tentative de surmonter ses tourments, avec "l'élégance des vrais survivants" . Il meurt le 19 octobre 1988 mais sa musique continue à irriguer le blues contemporain, de Johnny Winter à Jack White jusqu'aux Larkin Poe.
Paris ou ses environs ont accueilli des cultures aujourd'hui effacées par l'urbanisation, des enceintes successivement détruites, de vastes domaines aristocratiques ou religieux, plus tard des fabriques, des usines à gaz, des abattoirs... eux aussi rayés de la carte. Par ailleurs, de grands projets urbains n'ont connu qu'une exécution partielle rendant illisible leur dessein originel. De ces fantômes, il ne reste le plus souvent que quelques gravures, tableaux ou photographies. Mais pas ou peu de traces matérielles hormis l'empreinte qu'ils ont laissée sur le plan de la capitale. C'est ainsi que tel square épouse l'emprise d'une ancienne prison, que des rues sont tracées sur les allées du jardin d'un hôtel particulier, que d'autres suivent la courbure d'une enceinte ou contournent un bastion, que des impasses sont formées sur un ancien parcellaire de vignoble... D'une découverte à l'autre, c'est un Paris augmenté de ce qu'on n'y voit plus que les archéologues amateurs et les âmes rêveuses auront plaisir à reconnaître.
Evasions, surprises et petits plaisirs A Paris, le dimanche, tout est permis : flâner sur une île sauvage, chiner loin de la foule, repenser le monde dans un café philo, s'amuser avec les enfants, bruncher sur les rails de la Petite Ceinture ou se donner des frissons dans le Paris souterrain... Voici une sélection de sorties toniques et décalées pour se cultiver, s'aérer ou changer d'horizon seul, à deux ou en famille. 150 idées insolites pour agrémenter vos week-ends
Le Paris de Patrick Modiano est une ville intérieure, à la fois précise et floue. Les époques s'y superposent, de la nuit de l'Occupation aux ombres des années 1960 et de la fin de la guerre d'Algérie. Dans ces décors brumeux évoluent des personnages en apesanteur, toujours en quête de quelque chose ou de quelqu'un, s'efforçant de brouiller les pistes en s'éloignant du centre pour trouver refuge dans des zones neutres, aux confins de la ville. Grand maître des illusions et des enquêtes inabouties, géomètre expert, Patrick Modiano fait de Paris un immense jeu de piste spatial et temporel : "La topographie d'une ville, c'est toute votre vie qui vous revient à la mémoire par couches successives, comme si vous pouviez déchiffrer les écritures superposées d'un palimpseste."
Des bars où siroter des cocktails inédits, des caves croulant sous les BPM (beats per minute), des scènes discrètes, des entrepôts où se perdre entre potes, des comptoirs burinés où refaire le monde, des restaurants pour caler les fringales nocturnes... A Paris, après minuit, rien ne s'arrête et tout peut se passer. La preuve dans cette sélection de 100 lieux étonnants, sincères et festifs, ouverts jusqu'à l'aube ! Bonne nuit (blanche) !