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John Lee Hooker. Boogie-Woogie Anyhow
Renault Olivier
MOT ET LE RESTE
24,00 €
Épuisé
EAN :9782384311217
De John Lee Hooker, on connaît surtout la légende : l'enfant qui a grandi dans les champs de coton du Delta, le fugueur hobo de 14 ans, le guitariste improbable qui ne pouvait jouer qu'en solo. Ou sa carrière contrastée, faite de succès fulgurants - comme "Boogie Chillen'" , "Boom Boom" ou "I'm In The Mood" - et de périodes d'oubli relatif. S'il a su, au fil des entretiens livrés dans sa vie, construire son propre mythe, Hooker a aussi laissé les commentateurs donner libre cours à leur fantaisie. Comment s'y retrouver ? Démystifiant ce qui doit l'être, ce livre s'attache à éclairer la vie nébuleuse de ce grand bluesman, à débusquer ses stratagèmes et ses sauts de côté. Car John Lee Hooker est un personnage faussement simple, irrégulier, à la fois rusé comme Ulysse, envoûtant comme Orphée, changeant comme un Protée des temps modernes qui s'adapte aux lois du marché tout en restant éminemment singulier. Malgré le brouillard de sa légende, une chose ne trompe pas : on reconnaît dans la seconde un riff de Hooker.
Résumé : Né en 1902 près de Clarksdale dans le Mississippi, Son House représente la quintessence du blues du Delta. Il enchante les juke joints des années trente avec Charley Patton et Willie Brown, devient le modèle de Robert Johnson, Muddy Waters et Howlin' Wolf, enregistre des chansons qui feront date à Grafton ("Preachin' The Blues" , "Walking Blues") ou dans le Mississippi avec Alan Lomax. Dans les années quarante il disparaît des radars, s'éloignant de la musique avant d'être redécouvert en 1964 par quelques fans de folk blues et de participer au renouveau de ce style musical aux Etats-Unis. Si sa carrière alterne entre éclipses et éclats, sa vie se révèle tout aussi spasmodique : un feuilleté de mystères et un tissu de contradictions, entre douceur et jeu en percussion, voix chaude et guitare métallique, foi baptiste et amour des femmes comme du whisky, musique spirituelle et blues profane, prêche et chant. Alcoolique, assassin par légitime défense, sa musique est la tentative de surmonter ses tourments, avec "l'élégance des vrais survivants" . Il meurt le 19 octobre 1988 mais sa musique continue à irriguer le blues contemporain, de Johnny Winter à Jack White jusqu'aux Larkin Poe.
Résumé : De John Lee Hooker, on connaît surtout la légende : l'enfant qui a grandi dans les champs de coton du Delta, le fugueur hobo de 14 ans, le guitariste improbable qui ne pouvait jouer qu'en solo. Ou sa carrière contrastée, faite de succès fulgurants - comme "Boogie Chillen'", "Boom Boom" ou "I'm In The Mood" - et de périodes d'oubli relatif. S'il a su, au fil des entretiens livrés dans sa vie, construire son propre mythe, Hooker a aussi laissé les commentateurs donner libre cours à leur fantaisie. Comment s'y retrouver ? Démystifiant ce qui doit l'être, ce livre s'attache à éclairer la vie nébuleuse de ce grand bluesman, à débusquer ses stratagèmes et ses sauts de côté. Car John Lee Hooker est un personnage faussement simple, irrégulier, à la fois rusé comme Ulysse, envoûtant comme Orphée, changeant comme un Protée des temps modernes qui s'adapte aux lois du marché tout en restant éminemment singulier. Malgré le brouillard de sa légende, une chose ne trompe pas : on reconnaît dans la seconde un riff de Hooker.
Pierre Bonnard (1867-1947) a été le témoin de toutes les avant-gardes, des nabis aux surréalistes, en passant par les fauves et La Revue blanche ; il a tout vu, participé parfois, sans jamais se laisser assujettir. Il invente sa liberté, dans sa vie comme dans son travail. Etre de la sensation, sa peinture est une explosion de couleurs. Sur le motif, il saisit tout en un éclair et retourne peindre de mémoire à l'atelier, ce qu'il est l'un des rares à savoir faire. Scènes de rue, portraits, paysages, et des nus, des centaines de nus. Dans un même tableau, il sait mettre en scène l'intime intérieur et la luxuriance du jardin. Profondément libre, non conformiste, mais dénué d'arrogance, cet homme d'allure austère est un ami de Jarry : il chante sa Chanson du décervelage et lui confectionne des pantins pour son théâtre. Artiste d'origine bourgeoise, il mène cependant une existence modeste et alors que ses toiles se vendent bien, il les laisse partir à moindre prix. Mais le plus singulier chez ce peintre de la féminité est son rapport aux femmes : la troublante Misia, l'énigmatique Renée, et la très mystérieuse Marthe, la compagne de sa vie, qu'il photographie et peint inlassablement, nue, comme pour dévoiler ce qu'elle lui cache. Et sa peinture, aussi sensuelle, aussi apparemment simple soit-elle, s'avère travaillée de jeux de miroirs et de perspectives renversées, de part en part codée.
Résumé : La légende fait de Modigliani un peintre maudit, pauvre, incompris, caractériel, ravagé par le tourment, l'alcool et les drogues. Un être désespéré qui se serait suicidé par négligence. Pour la première fois, ses lettres se trouvent réunies. Les lire ensemble, les mettre en rapport permet de découvrir un autre Modigliani. Un artiste joyeux, travailleur, animé d'une discrète mais solide foi en ses moyens, qui sait qu'il trace sa voie, et que cette voie est nouvelle.
Etienne Daho investit les ondes au début des années quatre-vingt, dans le giron du mouvement rock rennais. Incontournable, il s'inscrit parfaitement dans son époque avec des titres comme "Week-end à Rome" ou "Sortir ce soir". Le succès propulse ainsi le jeune chanteur comme l'essentiel représentant d'une pop à la française naviguant entre chanson, new wave et synth pop - qu'il parviendra à réinventer au fil de ses treize albums. L'auteur s'attache à remonter le parcours de l'artiste en s'appuyant sur ses propres recherches, mais aussi sur les témoignages de ceux qui l'ont accompagné Brigitte Fontaine, Françoise Hardy, Serge Gainsbourg, Jacques Dutronc, Jeanne Moreau, Marquis de Sade, Jacno et Elli Medeiros, Dominique A , afin de brosser le riche portrait d'un artiste global, indifférent aux frontières entre les formes d'art.
Tout commence, tout peut commencer à recommencer, dans la salle des pas perdus, à la gare de Paris-Saint-Lazare. Je m'y retrouvais l'autre soir, avec du temps devant moi, en attendant le train pour Rouen. Au tout début des années soixante-dix, on pouvait voir dans ces parages un homme d'une trentaine d'années habillé d'un caban et d'une casquette de marin. Il n'était ni matelot, ni pêcheur, ni armateur. Interrogé par les Renseignements Généraux, il aurait dit (du moins à voix basse) qu'il était "l'esprit en dérive de l'Europe erratique". "Territoire" est sans doute un mot-clé dans le paysage mental d'aujourd'hui. Kenneth White a traversé beaucoup de territoires, physiques et culturels, en Europe, en Afrique, en Amérique et en Asie, toujours en quête d'un espace de l'esprit, auquel il donne substance, formes et couleurs. Il se concentre ici sur la France, sa terre d'élection, depuis le Pas-de-Calais et la côte normande jusqu'à son installation sur le littoral breton, en passant par les hauteurs du Morvan et des Pyrénées, les fins fonds du Périgord, les lumineuses terres provençales, faisant de longues marches dans les Cévennes, la Narbonnaise, l'Aquitaine, avec une incursion vers les territoires d'outre-mer.
Résumé : "Putain, putain, c'est vachement bien, nous sommes quand même tous des Européens !" En 1983, Arno Hintjens, alors leader de T.C. Matic, exprime sur fond de rock bruitiste la jubilation éprouvée à mêler les styles et les langues, le blues et la new wave, l'anglais, le flamand et le français. L'Ostendais a longtemps rêvé d'Amérique et de Swinging London, s'essayant aux sons des autres avant d'assumer le cosmopolitisme particulier formé par le croisement de ses influences et de ses origines, trouvant là sa voix et la reconnaissance. En groupe puis en solo, le chanteur ne s'interdit rien, rock agressif et java, reprise des "Filles du bord de mer" d'Adamo, pochettes mêlant les corps et leurs couleurs, paroles surréalistes ou crues, toujours sur un fil intense et sincère. Fruit d'années de recherches et de nombreux entretiens, Arno, putain, putain, une biographie propose le récit de cette carrière unique.
Lorsqu'en 1994, Miossec est révélé par Les Inrocks et J.-D. Beauvallet avec sa chanson " Non, non, non, non (Je ne suis plus saoul) ", le trentenaire a déjà écumé les bars brestois pour s'essayer à la guitare, usé sa plume jusqu'au-delà les mers comme journaliste ou pour une respectable maison d'édition parisienne, sans compter quantité d'autres emplois comme autant d'expériences nouvelles. A l'écoute des premiers albums Baiser ou Boire, toute une génération est saisie par une langue neuve et crue qui bouscule la chanson française et se reconnaît dans l'universalisme d'un quotidien livré à découvert par les paroles. Avec ce même talent d'écriture, Miossec écrira pour d'autres : Juliette Gréco, Johnny Hallyday, Dani, Jane Birkin ou Alain Bashung. Le regard clair et l'expression riche du Brestois ou le titre de son onzième opus Les Rescapés en disent long sur le chemin parcouru par cette " bonne carcasse "