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Bonnard, jardins secrets
Renault Olivier
TABLE RONDE
8,90 €
Épuisé
EAN :9782710376255
Pierre Bonnard (1867-1947) a été le témoin de toutes les avant-gardes, des nabis aux surréalistes, en passant par les fauves et La Revue blanche ; il a tout vu, participé parfois, sans jamais se laisser assujettir. Il invente sa liberté, dans sa vie comme dans son travail. Etre de la sensation, sa peinture est une explosion de couleurs. Sur le motif, il saisit tout en un éclair et retourne peindre de mémoire à l'atelier, ce qu'il est l'un des rares à savoir faire. Scènes de rue, portraits, paysages, et des nus, des centaines de nus. Dans un même tableau, il sait mettre en scène l'intime intérieur et la luxuriance du jardin. Profondément libre, non conformiste, mais dénué d'arrogance, cet homme d'allure austère est un ami de Jarry : il chante sa Chanson du décervelage et lui confectionne des pantins pour son théâtre. Artiste d'origine bourgeoise, il mène cependant une existence modeste et alors que ses toiles se vendent bien, il les laisse partir à moindre prix. Mais le plus singulier chez ce peintre de la féminité est son rapport aux femmes : la troublante Misia, l'énigmatique Renée, et la très mystérieuse Marthe, la compagne de sa vie, qu'il photographie et peint inlassablement, nue, comme pour dévoiler ce qu'elle lui cache. Et sa peinture, aussi sensuelle, aussi apparemment simple soit-elle, s'avère travaillée de jeux de miroirs et de perspectives renversées, de part en part codée.
De l'aube du XXe siècle aux années 1930, Montparnasse connaît son âge d'or. D'Europe centrale et de l'Est, d'Italie, d'Espagne, de Scandinavie ou des Etats-Unis... accourent par centaines de jeunes peintres, sculpteurs, écrivains ou photographes, pressés de rallier ce nouveau " centre du monde " où une révolution artistique est en train d'éclore. Eux aussi veulent en être... C'est ainsi que dans la lumière froide des ateliers ou l'ambiance chaleureuse des grands cafés se croisent Modigliani, Picasso, Soutine, Kisling, Pascin, Brancusi, Giacometti, Hemingway, Fitzgerald, Cocteau, Desnos, Miller... et tant d'autres. Au moins pour quelques années, Paris est une fête, immortalisée par les objectifs de Man Ray, de Brassaï ou de Kertész. From the dawn of the 20th century to 1930's, Montparnasse enjoyed a Golden Age. Hailing from Central and Eastern Europe, Italy Spain, Scandinavia or the United States... hundreds of painters, sculptors, writers or photographers rushed over, all eager to rally this new "center of the world", where an artistic revolution was in full bloom. They also wanted to be part of it... Thus, in the cold light of their artist studios or enjoying the warm ambiance of large cafés, mingled Modigliani, Picasso, Soutine, Kisling, Pascin, Brancusi, Giacometti, Hemingway, Fitzgerald, Cocteau, Desnos, Miller... as well as many others. At least for a few years, Paris is a Moveable Feast, was immortalized by the lenses of Man Ray, Brassaï or Kertész.
De John Lee Hooker, on connaît surtout la légende : l'enfant qui a grandi dans les champs de coton du Delta, le fugueur hobo de 14 ans, le guitariste improbable qui ne pouvait jouer qu'en solo. Ou sa carrière contrastée, faite de succès fulgurants - comme "Boogie Chillen'" , "Boom Boom" ou "I'm In The Mood" - et de périodes d'oubli relatif. S'il a su, au fil des entretiens livrés dans sa vie, construire son propre mythe, Hooker a aussi laissé les commentateurs donner libre cours à leur fantaisie. Comment s'y retrouver ? Démystifiant ce qui doit l'être, ce livre s'attache à éclairer la vie nébuleuse de ce grand bluesman, à débusquer ses stratagèmes et ses sauts de côté. Car John Lee Hooker est un personnage faussement simple, irrégulier, à la fois rusé comme Ulysse, envoûtant comme Orphée, changeant comme un Protée des temps modernes qui s'adapte aux lois du marché tout en restant éminemment singulier. Malgré le brouillard de sa légende, une chose ne trompe pas : on reconnaît dans la seconde un riff de Hooker.
Libraire dans le 14e arrondissement, Olivier Renault a Montparnasse chevillé au coeur et à ses semelles. Guide inlassable et prolixe, il nous en fait découvrir les hauts-lieux et le bouillonnement créatif qui les a habités.
Résumé : Dans l'intimité des ateliers. Victorine Meurent, Emma Dobigny, Joanna Hiffernan, Gabrielle Renard, Fernande Olivier, Kiki de Montparnasse... On les connaît pour les avoir vues sur les tableaux des plus grands mais de leur vie dans l'ombre on ne sait souvent que peu de choses, sinon rien. Qui sont-elles ? D'où viennent-elles ? Que deviennent-elles après avoir pris la lumière sous le pinceau des maîtres ? A travers une douzaine de portraits qui sont autant d'histoires singulières, Olivier Renault éclaire l'âpreté, l'humilité et la grandeur du métier de modèle. Rémunérées pour leurs poses, les modèles se distinguent des sujets croqués à leur insu comme de celles et de ceux qui commandent, fut-ce à répétition, leur portrait. On ne saurait non plus les assimiler à des muses ou à des égéries même si un dialogue fécond se noue parfois dans le secret des ateliers. Supports plastiques de la création, les modèles féminins sont aussi celui de nombreux fantasmes, l'alcôve n'étant guère éloignée du chevalet et le mouvement moderne débarrassant le nu des alibis mythologiques dont la peinture devait jusqu'alors s'habiller.
Quand débute la Seconde Guerre mondiale, Muguet vient à peine de découvrir les plaisirs de la chair et de quitter le nid familial. Bientôt prisonnier des Allemands, il s'évade malencontreusement puis cherche à nouveau le gîte et le couvert, sillonnant l'Europe de cachots en salons princiers, de rencontres fortuites en insolentes conquêtes. Une foule de personnages parcourt les aventures débridées de ce Don Quichotte, qui revient de la guerre comme d'une escapade. L'Europe buissonnière, premier roman d'Antoine Blondin, a reçu le prix des Deux Magots en 1950.
En 1938, désespéré par les compromissions de l'Eglise et par la lâcheté des démocraties, Georges Bernanos quitte l'Europe avec sa femme et ses six enfants pour recréer une "nouvelle France" en Amérique latine. Au Brésil, l'écrivain passe sept longues années en exil, à Rio de Janeiro, Itaipava, Juiz de Fora, Vassouras, Pirapora et Barbacena. Contrairement à Stefan Zweig, venu lui rendre visite dans sa ferme quelques jours avant son suicide, le romancier français n'a pas laissé de livre pour célébrer ce pays qu'il a tant aimé. Toutefois, au fil des pages consacrées à cette terre d'espérance et d'amitié dans Lettre aux Anglais, Les Enfants humiliés, Le Chemin de la Croix-des-Ames, sa correspondance trop peu connue et quelques articles publiés après son retour en France, on découvre que Bernanos s'est fait du Brésil une image toute à lui, au coeur des soubresauts de la Seconde Guerre mondiale. Et l'on comprend que c'est un homme profondément changé qui a dit adieu au Cristo Redemptor du Corcovado, le 2 juin 1945.
4e de couverture : Miguel de Cervantès a raconté la vie de don Quichotte jusqu'à son retour au village après sa troisième sortie. À peine le chevalier a-t-il rédigé son testament qu'il rend l'âme, entouré de sa gouvernante Quiteria, du curé don Pedro, du barbier Nicolas, de son écuyer Sancho Panza et de sa nièce Antonia, tourmentée par les nombreuses dettes que lui lègue son oncle et les attentions masculines peu louables dont elle est l'objet, alors qu'elle n'a d'yeux que pour le bachelier Samson Carrasco. Chacun se souvient de l'ingénieux hidalgo et s'interroge sur les intentions profondes qui ont guidé son âme. Mais l'action continue, qui donne à Andrés Trapiello, à Sancho Panza et au lecteur l'occasion de se venger de la bêtise de ceux qui, profitant de sa folie, se sont moqués du chevalier à la Triste Figure.
O'Connor Frank ; Ellmann Richard ; Soonckindt Edit
On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires.4e de couverture : On a dit de Frank O'Connor qu'il était un «Flaubert au milieu des bocages irlandais». Ce premier recueil de nouvelles à paraître en français contient onze de ses plus célèbres histoires. Chacune met en scène cette mystérieuse ligne de force à partir de laquelle des individus prédisposés à l'acquiescement se raidissent : le c?ur se durcit au moment même où on l'imagine sur le point de s'adoucir. Dans la nouvelle éponyme, deux soldats britanniques emprisonnés se lient d'amitié avec leurs geôliers, qui reçoivent un jour l'ordre de les exécuter. Dans Les Lucey, un père refuse de serrer la main de son frère à cause de sa fierté blessée par la mort de son fils. Ces histoires généreuses d'esprit et fines de sentiment mettent en scène coutumes, piétés, superstitions, amours et haines à un moment où les conditions de la vie moderne déchirent lentement le tissu de la société irlandaise.