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L'Amérique de John Locke. L'expansion coloniale de la philosophie européenne
Renault Matthieu
AMSTERDAM
16,00 €
Épuisé
EAN :9782354801427
Farouche adversaire de l'absolutisme, défenseur de la tolérance religieuse, père fondateur du libéralisme, John Locke (1632-1704) est une figure canonique de l'histoire de la pensée politique européenne. Il a forgé son oeuvre au coeur même des batailles politiques qui agitaient l'Angleterre de la fin du XVIIe siècle et qui menèrent à la Glorieuse Révolution de 1688. Ce que l'on sait moins, c'est que Locke a également eu une très riche carrière coloniale au service de l'expansion anglaise en Amérique. Sa philosophie constitue le moment inaugural d'une histoire au cours de laquelle allaient être inextricablement noués libéralisme et colonialisme, construction étatique et formation impériale. Elle révèle également les relations intimes qui ont uni épistémologie et politique depuis la découverte du Nouveau Monde. L'Amérique de John Locke entend mettre en évidence l'émergence d'une géopolitique de la connaissance avec laquelle nous sommes encore loin d'avoir fini.
Gabella Mathieu ; Regnault Chris ; Malatini Michae
Résumé : L'un des plus grands hommes d'état français. La collection "Ils ont fait l'Histoire" consacre une série à l'une des figures majeures de la Seconde Guerre mondiale et l'un des plus grands hommes d'état français. Ce deuxième volume se concentre sur l'intervention de Charles de Gaulle lors de la Seconde Guerre mondiale, avec en point d'orgue le légendaire Appel du 18 juin.
Gabella Mathieu ; Regnault Chris ; Malatini Michae
Résumé : L'un des plus grands hommes d'état français. Baigné de ferveur politique, d'histoire, de philosophie et d'écrits militaires, le jeune Charles de Gaulle embrasse assez naturellement une carrière dans l'armée. Officier pendant la Première Guerre mondiale, il fera preuve d'un courage exemplaire, sera laissé pour mort et capturé par les Allemands. Mais c'est dans l'entre deux guerre qu'il se construira plus encore, voyant avant les autres les périls qui pointent, et les solutions nécessaires. Il admirera, travaillera, puis s'opposera à celui qui deviendra finalement son plus farouche adversaire : Philippe Pétain. La collection " Ils ont fait l'Histoire " consacre une série à l'une des figures majeures de la Seconde Guerre mondiale et l'un des plus grands hommes d'état français. Ce premier volume, consacré à la jeunesse de Charles, parcourt la période de sa jeunesse au début de la Seconde Guerre mondiale.
Renault Matthieu ; Bourguignon Rougier Claude ; Br
A rebours de la conception habituellement acceptée de la naissance de la modernité comme transition de l'ère des empires à celle des Mats-nations, le présent ouvrage entend démontrer que l'idée d'empire est demeurée présente au sein de l'ordre global des cinq derniers siècles et qu'elle n'a cessé, jusqu'à nos jours, d'inspirer les théoriciens et idéologues, de la conquête coloniale en particulier et des logiques globales de la souveraineté en général. De l'Empire espagnol né de la conquête des Indes occidentales et dans lequel s'élaborent des utopies et des pratiques de gouvernementalité qui connaîtront une large diffusion, à l'utilisation de l'idée de guerre froide dans le saut qualitatif effectué par le système impérial " américain" après la Seconde Guerre mondiale, en passant par la définition de l'Etat moderne dans la philosophie de Hobbes alors que se profile l'Imperium britannicum ou, enfin, par l'observation des situations post-impériales dans les Etats issus de la chute de l'URSS ; Claude Bourguignon Rougier, Matthieu Renault, Marta Ruiz Galbete et Olga Bronnikova tracent les lignes de force de la trajectoire impériale de la modernité et proposent ainsi d'autres perspectives à notre compréhension du présent.
Comment, au milieu du XIXe siècle, Paris a-t-elle pu devenir l'incarnation urbaine de la modernité ? Pour répondre à cette question, David Harvey a exploré les mutations connues par la ville à cette époque : transformation physique, avec les grands projets d'Haussmann, qui remplace le plan médiéval par les grands boulevards ; transformation économique, avec une nouvelle forme de capitalisme dominée par les puissances financières et industrielles ; transformation culturelle, avec l'irruption de ce qu'on appellera plus tard le modernisme ; transformation sociale, avec l'émergence de violents antagonismes de classes qui atteignent leur paroxysme dans les révolutions de 1848 et de 1871. En présentant la ville moderne comme le produit instable de forces hétérogènes et contradictoires, David Harvey nous offre une image vivante du fonctionnement de Paris ainsi qu'une vision panoramique de la période décisive que fut le Second Empire. Mais cette analyse de la ville moderne est aussi l'occasion d'une réflexion magistrale sur la ville contemporaine - sur la part de la population dans l'urbanisation, sur son accès aux ressources, en somme sur le "droit à la ville".
Dans Le Pouvoir des mots, Judith Butler analyse les récents débats, souvent passionnés, sur la pornographie, la violence verbale dirigée contre les minorités et l'interdiction faite aux homosexuels membres de l'armée américaine de se déclarer tels. Il s'agit pour elle de montrer le danger qu'il y a à confier à l'État le soin de définir le champ du dicible et de l'indicible. Dans un dialogue critique avec J. L. Austin, le fondateur de la théorie du discours performatif, mais aussi avec Sigmund Freud, Michel Foucault, Pierre Bourdieu, Jacques Derrida ou encore Catharine MacKinnon, elle s'efforce d'établir l'ambivalence du hate speech, de la violence verbale et des discours de haine homophobes, sexistes ou racistes: s'ils peuvent briser les personnes auxquelles ils sont adressés, ils peuvent aussi être retournés et ouvrir l'espace nécessaire d'une lutte politique et d'une subversion des identités. Elle esquisse ainsi une défense pragmatique du principe de la liberté d'expression, qui ne s'en tient pas aux arguments employés classiquement par les doctrines libérales, mais est surtout préoccupée par le souci de maximiser la puissance d'agir des dominés et des subalternes. Les lecteurs français trouveront dans ce livre des instruments inédits pour repenser à nouveaux frais les questions soulevées par les débats sur la pénalisation des discours de haine.
A partir des années 1980, l'idée s'est peu à peu imposée : le clivage politique fondamental ne serait pas de nature idéologique - opposant le capitalisme au socialisme - mais civilisationnel. Cette conception, formulée notamment par Samuel Huntington, divise le champ politique entre d'un côté les tenants d'une vision sécularisée des rapports entre les hommes et les sociétés - "l'Occident" -, et de l'autre les défenseurs d'une conception religieuse ou "indigène" . Or de manière paradoxale, elle semble également s'être imposée au sein de courants intellectuels et politiques qui, considérant que l'accroissement de la domination de l'homme sur la nature est indissociable de celle de l'homme sur l'homme, érigent la pratique indigène en figure principale de l'opposition à la logique du capitalisme. Mais la perpétuation de la guerre et de la servitude dans l'histoire de l'humanité procède-t-elle vraiment de la diffusion des appareils conceptuels produits par l'Occident ? Etudiant les déterminants des trois mouvements historiques que sont le développement du capitalisme, la colonisation des Amériques et la traite atlantique, Ivan Segré montre qu'il n'en est rien, et que seul le recours à des facteurs d'un autre ordre - les comportements économiques prédateurs et la xénophobie - rend intelligible le cours de l'histoire.
Brève histoire du néolibéralisme retrace un processus de redistribution des richesses, une "accumulation par dépossession". La financiarisation, l'extension de la concurrence, les privatisations et les politiques fiscales des États redirigent les richesses du bas vers le haut de la hiérarchie sociale. Les néolibéraux se moquent de l'enrichissement collectif. Ils lui préfèrent celui de quelques-uns, dont ils font partie. Plaider en faveur d'un "socialisme libéral" n'a aucun sens. Le néolibéralisme n'est pas une pensée du bien commun. Et pourtant, c'est de cette conception de l'action publique que nous sommes aujourd'hui à la fois héritiers et prisonniers. Le néolibéralisme s'est transformé en institutions. Ces dernières ont produit des dispositifs d'intervention publique, construits sur la durée, qui façonnent des manières d'agir et de penser. À commencer par cette quasi-règle de nos sociétés contemporaines, selon laquelle le marché serait le meilleur outil de satisfaction des besoins humains. Formulée de la sorte, la proposition étonne peut-être. Elle est pourtant le principal pilier de l'édifice. Celui que David Harvey nous invite, en priorité, à abattre.