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Les Droites en France
Rémond René
AUBIER
25,40 €
Épuisé
EAN :9782700702606
544pages. 13,6cm x 22,1cm x 3,5cm. broché. Il n'y a pas, en France, une droite mais trois: droites légitimiste, orléaniste et bonapartiste. Enoncée par René Rémond en 1954 dans La Droite en France, cette distinction est devenue classique, et le titre du présent ouvrage prend acte de cette acceptation. Mais, depuis, la France a changé; les familles politiques aussi. La distinction est-elle encore valable? La division droite-gauche elle-même a-t-elle encore un sens? Qu'en est-il de l'extrême droite? Comment se situe le gaullisme par rapport à ces trois traditions? Telles sont quelques-unes des questions auxquelles, dans cette étude qui se prolonge jusqu'au lendemain des présidentielles de 1981, René Rémond s'attache à répondre. Loin d'être périmée par l'actualité, sa thèse éclaire en fait le sens des événements les plus récents: en retour, leur déchiffrement projette une lumière nouvelle sur les périodes plus lointaines: l'historien est conduit à faire une lecture neuve du bonapartisme, du boulangisme et des ligues. En outre, tout un chapitre a été consacré au fascisme français et à l'examen des causes de sa faible pénétration. René Rémond, qui enseigne à l'université de Nanterre dont il a été le premier président, et à l'Institut d'Etudes Politiques, conjugue la discipline de l'historien et l'approche du politiste. Convaincu de la constance propre et de l'autonomie des faits de culture, il s'intéresse depuis longtemps à la continuité des idées politiques et aux manifestations de l'opinion publique. Les Droites en France est désormais un ouvrage classique de l'historiographie politique française.
De la fondation de Jamestown, le plus ancien établissement anglo-saxon du Nouveau blonde, au 11 septembre 2001 en passant par la déclaration d'Indépendance, le massacre des Indiens, la conquête de l'Ouest, l'esclavage et la guerre de Sécession, l'industrialisation, la crise de 1929, le New Deal, la guerre du Viêt-nam, etc., cet ouvrage retrace l'histoire sur cinq cents ans de la naissance et du développement d'une société originale, fille de l'Europe, devenue aujourd'hui la première puissance du monde.
Comprendre son temps est impossible à qui ignore tout du passé; être un contemporain, c'est aussi avoir conscience des héritages, consentis ou contestés. Etudier hier en fonction d'aujourd'hui - et même de demain - tel est précisément le propos de ce livre, qui sort en droite ligne d'un cours professé à l'Institut d'études politiques (année préparatoire). Quelle est l'importance de la guerre de 1914? Qu'est-ce que le fascisme? Quels sont les éléments caractéristiques du monde communiste? Quelles sont les origines de la guerre froide? Qu'est devenue l'Europe au XXe siècle? A ces questions et à cent autres, ce troisième volume apporte des réponses claires et rigoureuses. Sans préoccupation érudite, cet ouvrage permettra à chacun de réviser des notions demeurées imprécises et d'acquérir les bases historiques indispensables à l'intelligence de notre époque.
Résumé : " Dans ses réussites comme par ses échecs, l'expérience américaine concerne toute l'humanité. Tous les autres peuples dépendent des Etats-Unis : toute récession de leur activité se répercute immédiatement sur l'économie mondiale comme toute reprise entraîne une relance générale. Mais aussi ce peuple, dont l'originalité était naguère de n'avoir pas d'histoire, qui entendait bien tourner le dos au monde, en est aujourd'hui solidaire. Par sa diplomatie et sa stratégie, il est le garant de la liberté de nombreux peuples et le gendarme du droit [...]. Sa médiation est sollicitée et souvent efficace. Leur rôle intellectuel, leur contribution culturelle placent aussi les Etats-Unis en tête. [...] L'histoire des Etats-Unis fait, chaque année, un peu plus partie intégrante de celle de l'humanité entière. "
Résumé : Bien qu'il ne repose pas sur un véritable corps de doctrine, l'anticléricalisme est bien une idéologie politique et sa permanence dans la vie politique française depuis deux siècles au moins montre sa vitalité. Il vit son âge d'or durant la Révolution française, rebondit sous la Restauration et la Monarchie de juillet en réaction aux excès cléricaux, revient sur le devant de la scène sous la IIIe République et connaît jusqu'à nos jours des poussées dont certaines sont inattendues (dans les années 1990, l'opposition au foulard islamique a partie liée avec lui) et d'autres plus classiques, comme le rejet de l'abrogation de la loi Falloux ou la dénonciation du voyage du pape à Reims en 1996 par le réseau Voltaire. Composante inséparable de l'histoire des idées, au début du XIXe siècle et à la fin du XXe siècle, l'histoire de l'anticléricalisme en France est aussi celle de la culture, de la religion et du pouvoir.
Van Orman Quine Willard ; Bonnay Denis ; Laugier S
L a logique, pour Quine comme pour les membres du Cercle de Vienne dont il a repris et critiqué l'héritage, est un outil qui permet d'éclairer les débats philosophiques ; elle est le langage de la science, le langage dans lequel la science peut être exprimée avec la clarté maximale et dans lequel les discussions concernant l'existence de tel ou tel type d'objet ou la meilleure explication de tel ou tel concept peuvent être tranchées. Mais, à la différence des philosophes du Cercle de Vienne, et en particulier de son maître Rudolf Carnap, Quine n'attribue pas pour autant à la logique un statut épistémologique d'exception. La logique est une partie du grand tout de la science, et, à ce titre, elle est sur un pied d'égalité avec les mathématiques, la physique et les autres sciences. C'est là la conséquence de la critique par Quine du mythe de l'analyticité, selon lequel il y aurait des vérités - celles de la logique et, par réduction, des mathématiques - qui ne dépendraient pas du monde mais seulement du langage. Philosophie de la logique est commandé par cette double perspective : d'un côté, il s'agit de proposer une reconstruction de la logique classique qui soit en harmonie avec le rôle d'arbitre accordé au " point de vue logique ", et d'un autre, Quine doit préciser le statut qu'il accorde à cette partie de la science, pour expliquer en quel sens les vérités logiques, tout en étant des vérités " comme les autres " s'imposent à nous par leur évidence. C'est ainsi qu'on retrouve dans ce livre les grands thèmes de la philosophie quinienne, qu'il s'agisse du rejet des concepts intensionnels ou de l'utilisation philosophique de la situation de traduction.
Petits dialogues familiers, naturels, presque à bâtons rompus - on les dirait parfois tenus au coin du feu : ces entretiens d'hier et d'aujourd'hui sont ceux de Gitta avec son Ange. Pour la première fois, celle qui fut le scribe des quatre Messagers avoue une intimité qu'elle n'avait jamais révélée jusqu'ici ; après avoir voulu, pendant des années, transmettre l'Enseignement d'une façon aussi rigoureuse et structurée que possible, elle nous raconte enfin à visage découvert comment elle vit, quotidiennement, la présence de son Maître intérieur. Ici se joue une pièce à deux personnages, où il n'est question que de l'essentiel ; tragique par moment, mais avec des pauses, des moments de repos souriant, des face à face tranquilles : " Je lis justement un article scientifique, et je te sens prêt à entamer une petite conversation à ce sujet... " Les grands thèmes des Entretiens s'y retrouvent, bien sûr : l'amour et la joie, la culpabilité et la peur, la naissance de l'homme de demain, la nécessité vitale du don de soi ; mais sous un éclairage différent, qui nous permet d'aller plus loin, d'y découvrir une autre nourriture. Gitta n'a jamais prétendu avoir tout saisi consciemment des paroles de vie qu'elle avait entendues : même si elle sait les Dialogues par c?ur, elle n'en comprend, comme tous les lecteurs, que ce qu'elle est capable d'intégrer, de faire sien. Avec ce nouveau livre, elle vient aujourd'hui nous faire partager ses dernières découvertes.
Van Orman Quine Willard ; Largeault Jean ; Laugier
Au centre de ce volume se trouve " L'épistémologie naturalisée ", sans doute le texte le plus influent de Quine : référence de la philosophie analytique dans sa version naturaliste, il a été utilisé non seulement comme manifeste philosophique des sciences cognitives, mais aussi comme signal d'un renoncement à l'antipsychologisme des pères fondateurs de la philosophie analytique. Quine y affirme que l'épistémologie devient " un chapitre de psychologie ", puisqu'elle étudie " un phénomène naturel, à savoir un sujet humain physique " et sa production de théorie (output) à partir de données sensorielles (input). Il reverse la question épistémologique à la psychologie, la renvoyant au schème conceptuel de la science dans son ensemble. L'inverse vaut aussi : la science naturelle, par un effet de " mise en abyme ", est finalement contenue dans l'épistémologie. On comprend pourquoi il est important que l'épistémologie soit naturalisée, et non, comme on l'imagine parfois, l'esprit, l'intentionnalité ou le langage. Naturaliser signifie renoncer à toute fondation extérieure à la nature, et certainement pas retrouver de nouvelles certitudes dans la science. Un naturalisme second ne serait plus fondé sur le modèle des sciences de la nature, mais sur notre nature, qui est sociale. Cet ouvrage a ainsi lancé le débat crucial sur les variétés du naturalisme : Sellars, Strawson, Putnam puis McDowell ont travaillé à élaborer ce naturalisme de la seconde nature. Le naturalisme devient alors simplement une position immanente, refusant toute argumentation transcendantale et toute position d'arrogance de la philosophie comme de la science. La réflexion sur le naturalisme, sur ses limites et sa nature, est certainement un élément essentiel de l'héritage philosophique de Quine aujourd'hui, et l'acquis le plus durable de la Relativité de l'ontologie.