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Religion et pouvoir. Citoyenneté, ordre social et discipline morale dans les villes de l'espace suis
Caesar Mathieu ; Schnyder Marco
ALPHIL
31,01 €
Épuisé
EAN :9782889300259
Religion et pouvoir. Les relations qui lient ces deux composantes d'une société ont toujours représenté un enjeu fondamental, aussi bien source de conflits que d'enrichissement réciproque. Cet ouvrage collectif pose à ce sujet de nombreuses questions. Comment autorités civiles et religion - dans ses multiples manifestations - cohabitentelles ? Dans quels domaines les autorités civiles interviennent-elles ? Selon quelles modalités ? Quel rôle jouent les élites ? Et finalement, de quelle manière ces dynamiques construisent-elles et façonnent-elles la société urbaine ? Dans le contexte des bourgs et des villes du Corps helvétique, un ensemble d'Etats profondément marqués par des différences et des contrastes (d'ordre politique, socio-économique, culturel-linguistique ou confessionnel), observe-t-on des continuités qui permettent de parler d'un long Moyen Age ou doit-on plutôt relever des ruptures ? Il ressort de cette étude un aperçu des relations entre les pouvoirs urbains et la religion fort complexe et nuancé, pouvant intéresser non seulement le spécialiste - voire le passionné d'histoire, mais également toute personne attentive aux phénomènes sociaux actuels.
Résumé : Fruit d'un travail collectif de plusieurs années faisant intervenir historiens et spécialistes de littérature latine, cette nouvelle traduction des oeuvres complètes de César, unique en son genre, est un tour de force. D'abord parce qu'elle rend à César ce qui est à César écrivain, c'est-à-dire son incomparable prose, élégante, rapide, percutante, qui tient le lecteur en haleine de bout en bout. Ensuite parce qu'elle rend à César ce qui est à César le politique, conquérant génial et "dictateur démocrate" - sans doute l'homme d'Etat le plus connu de tous les temps - en éclairant de manière simple et savante à la fois les enjeux historiques tacites ou au contraire mis en scène dans le texte. Enfin, parce qu'elle plonge le lecteur dans une période décisive de l'Histoire et qui a aujourd'hui tant à nous dire : l'explosion rapide de la République et le lent effritement des modèles qu'elle avait suscités, la crainte perpétuelle de la chute et de la barbarie, mais aussi de la tyrannie, la soif inextinguible de conquêtes et de renouveau sont autant d'échos que notre édition rend accessibles au lecteur contemporain.
Résumé : Alésia, 52 av. Jésus-Christ : Vercingétorix vaincu se rend à Jules César, commandant suprême des armées romaines engagées depuis bientôt sept ans dans une guerre de conquête des territoires gaulois. Tel est le célèbre point de chute d'un livre qui mêle notes de campagnes militaires, comptes-rendus et Mémoires. La Guerre des Gaules n'appartient pourtant pas au seul genre historique. En effet, dans ce récit de guerre, César se fait aussi écrivain au style incomparable, alliant l'efficacité et la clarté, un écrivain doublé d'un ethnographe curieux des us et coutumes des peuples qu'il rencontre. Une oeuvre personnelle et vivante qui puise à la source de notre histoire.
Bozzini David ; Fresia Marion ; Killias Olivia ; L
Qu'est-ce que L'engagement en anthropologie ? Comment s'engage-t-on aujourd'hui ? En s'appuyant sur le parcours de notre collègue et amie Ellen Hertz, cet ouvrage souhaite renouveler la réflexion sur ces questions. Il montre l'intérêt de penser l'engagement de manière élargie, non seulement comme un souci de rendre ta recherche pertinente et accessible à un large public, mais aussi comme une responsabilité exercée au quotidien au sein des institutions académiques et au-delà. Si Ellen Hertz s'est engagée par ses choix de recherche centrés sur l'analyse du pouvoir, sa trajectoire est aussi faite d'engagements a priori plus ordinaires - pédagogiques, diplomatiques, relationnels et amicaux, de mentoring et d'encadrement - la plupart du temps absents des débats sur le sujet. S'inspirant de cette trajectoire, onze contributions nous invitent à explorer et à valoriser la diversité des manières de s'engager, loin d'une science uniquement motivée par la course aux publications. L'engagement s'y dessine comme un art aux facettes multiples, qui se déploie tant à partir de positions prestigieuses d'autorité et d'expertise, que dans des activités académiques et administratives peu visibles, voire ingrates. Un art qui repose sur l'indignation tout comme sur l'humour, la légèreté, le care et l'amitié, mais qui souvent suppose une disponibilité totale dont les coûts et les limites sont également abordés dans l'ouvrage.
Localisé à l'extrémité orientale du lac de Neuchâtel, dans un ancien bras de la rivière la Thielle, le site de La Tène a été découvert en 1857 lors de la " fièvre lacustre ". Il a fourni près de 5'000 objets principalement liés à l'armement, mais aussi à la parure ainsi qu'aux activités domestiques et artisanales. Daté de la transition entre le 3e et le 2e siècle avant J.-C., le gisement devient, dès 1874, le site éponyme du Second âge du Fer (480-30 avant J.-C.). Cet ouvrage présente l'approche fonctionnelle des 58 outils en fer à vocation artisanale du site conservés dans les collections du Laténium, parc et musée d'archéologie de Neuchâtel (Hauterive). Le corpus comprend une majorité de petits outils (ciseaux, pointes et gouges), des haches, des scies, un marteau et des indéterminés. Les viroles ont été incorporées à ce corpus car elles renvoient aux systèmes d'emmanchement utilisés, au même titre que les manches d'outils. Le " faciès " de l'outillage de La Tène se distingue par une surreprésentation des haches et une sous-représentation des outils généralement voués au travail des métaux (marteaux, tas, pinces, limes). La présence d'outils complets n'ayant pas subi de destructions volontaires renvoie aux phénomènes des dépôts laténiens. Il peut s'agir de dépôts d'outils " exogènes ", considérés comme des " offrandes " ou d'outils ayant participé à la création, au fonctionnement et à l'entretien du site ou de son mobilier, les deux cas ne s'excluant pas.
Le 26 juin 1930, la loi fédérale sur la formation professionnelle est adoptée. Applicable à l'ensemble de la Suisse, elle fixe pour la première fois le rôle des formateurs et formatrices en entreprise. Aujourd'hui, Carole, employée de commerce et formatrice dans une entreprise de grande distribution, organise de bon matin la formation des jeunes ; elle s'assure de leur passage dans plusieurs secteurs pour une découverte complète du métier. Dans son atelier, Eric, boulanger-pâtissier-confiseur et formateur indépendant, travaille quant à lui un gâteau avec son apprenti : ils seront bientôt prêts pour le concours auquel ils se sont inscrits. Dans une salle du cours, Dinh, pharmacienne et formatrice dans une petite entreprise, se prépare à effectuer des exercices en laboratoire avec ses apprenti·e·s après leur avoir fait revoir la théorie. Dans une grande entreprise, Luc, logisticien et formateur, donne aux apprenti·e·s des instructions à la volée avant de rejoindre son service. Carole, Eric, Dinh et Luc sont le reflet de ce qui passe inaperçu : une diversité de figures très peu (re)connues et étudiées, pourtant centrales dans le système répandu de la formation professionnelle initiale duale. Chacun·e à sa manière forme des jeunes, et leur partage une vision du métier et du monde du travail. Ce livre offre des clefs pour comprendre les différents rapports à la fonction formatrice, mais aussi toutes les visions de l'apprentissage et sa relation avec le marché du travail. Il propose de comprendre la façon dont formateurs et formatrices investissent leur fonction, les conditions concrètes de son exercice, les enjeux auxquels tou·te·s sont confronté·e·s.