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Moi, Antoinette Bourignon, prophétesse, mystique et réformatrice. une biographie d'Antoinette Bourig
Reinach Salomon
CULTUREA
12,00 €
Épuisé
EAN :9782382745670
Antoinette Bourignon, née à Lille en 1616 et morte en 1680 à Franeker (Frise), est une écrivaine mystique, aux ambitions prophétiques et réformatrices. Le nom d'Antoinette Bourignon est aujourd'hui bien oublié. Elle pourtant une célébrité européenne. Elle forma des disciples, faillit fonder un Etat et fut vénérée de quelques-uns comme une sainte. Parmi les auteurs qu'on lit encore, Bayle est le seul qui ait parlé d'Antoinette autrement que par ouï-dire. Dans deux articles de son Dictionnaire, il a raconté sa vie et insisté, avec l'ironie qui lui est propre, sur quelques points singuliers de sa doctrine. C'est par Bayle, et par lui seulement, que Voltaire l'a connue ; encore s'est-il contenté de lui lancer en passant quelques épigrammes. Sainte-Beuve, qui avait presque tout lu, la cite une fois dans Port-Royal, en relatant les démêlés qu'elle eut avec les Jansénistes. Antoinette ne fut cependant pas une mystique ordinaire. Elle joignit le courage de l'action à celui de la pensée. Mystique et visionnaire, ce n'est pourtant pas pour la vie éternelle qu'elle cherche à recruter des disciples. Ses desseins sont plus pratiques et plus terrestres ; son rêve, qu'elle n'a pu réaliser, a été de fonder une sorte de république de parfaits "pour vivre à la façon des chrétiens en la primitive Eglise" . Son mysticisme ne se paye pas de vagues espérances : elle appelle, elle prévoit l'avènement de l'idéal qu'elle a conçu, sur la terre même où nous vivons, au sein d'une humanité non seulement régénérée au moral, mais physiquement transformée.
On propose ici une traduction complète de l'oeuvre principale d'Adolf Reinach (1883-1917): Les fondements a priori du droit civil (1913). Cet ouvrage apporte des contributions fondamentales à divers champs de la connaissance: la phénoménologie du droit tout d'abord, mais également la théorie des actes linguistiques à propos des énoncés dits performatifs, enfin la théorie ontologique des structures a priori. Disciple de Husserl, Reinach engage la phénoménologie sur le terrain des actes juridiques et plus généralement des "actes sociaux" et des objets spécifiques qui en sont les produits. L'analyse phénoménologique s'applique donc, et la chose est tout à fait nouvelle, à distinguer les actes sociaux proprement dits (un commandement, une promesse, etc.) des expériences individuelles qui les accompagnent, afin d'isoler les structures a priori qui sont au principe même du droit positif, qui en constituent la matière même. Mais tout acte juridique - et tout acte social en général - a une composante linguistique, ou à tout le moins expressive. C'est la raison pour laquelle le travail de Reinach s'inscrit également dans un champ d'analyse philosophique et linguistique centré sur les énoncés dits "performatifs", baptisés tels par Austin quelques décennies plus tard, et définis comme des énoncés servant à effectuer une action. Tout en produisant une description magistrale de ce type d'énoncés, Reinach les rattache à une théorie ontologique des structures, qui n'est pas du tout envisagée dans l'horizon théorique austinien. La théorie des actes sociaux trouve en effet son aboutissement dans une ontologie des objets sociaux, éléments a priori d'une construction et d'une interprétation du monde social. L'oeuvre de Reinach occupe alors une place à part, déterminante, tant au sein des théories de l'objet caractéristiques de la philosophie autrichienne que d'une archéologie du structuralisme.
Plus que jamais l'intolérance religieuse travaille nos sociétés; plus que jamais les rapports entre les Etats et les Eglises font problème. Aussi le grand livre de l'historien américain Henry Charles Lea (1825-1909), unique en son genre, garde-t-il une terrible valeur d'actualité. Il nous permet de comprendre pourquoi et comment, pendant des siècles, l'Eglise catholique a cru devoir réduire au silence, voire éradiquer ses dissidents. Dès le Moyen Age, l'Eglise était devenue un pouvoir économique et politique de premier ordre. Et, comme tous les pouvoirs, elle fondait une part de son empire sur des bases matérielles et prêtait le flanc à de nombreuses critiques exigeant le retour à la pureté du message évangélique. C'est pour combattre ces mouvements, dégénérant en hérésies, que les papes ont délégué leurs prédicateurs à travers toute l'Europe, en leur accordant des compétences de plus en plus étendues. Ainsi est née une institution qui, de plus en plus, s'est substituée aux pouvoirs locaux pour broyer toute résistance à ce qu'il faut bien appeler une "pensée unique". Maîtrisant le latin comme l'allemand, l'espagnol comme l'italien, Henry Charles Lea a parcouru les archives de l'Europe tout entière afin de brosser un tableau complet de cette partie souvent refoulée de notre passé. Cette Histoire de l'Inquisition est aussi une histoire de la liberté de conscience. Qu'elle ait été traduite en français par Salomon Reinach à l'époque de l'affaire Dreyfus et des combats en faveur de la séparation de l'Eglise et de l'Etat montre à l'évidence que le combat des Lumières contre l'obscurantisme n'est jamais gagné définitivement. ROBERT KOPP.
Salomon le savant écrit à la jeune Sidonie. Correspondance, la forme ne pouvait être mieux trouvée car elle s'appuie sur des lettres, composantes de toutes les langues: elle fait référence à une relation privilégiée aussi bien qu'à une harmonie : tel est le propos de la grammaire. En douze missives, nous sommes promenés dans tous les coins et recoins de ce corps vivant qu'est le français. Si bien que le plus pur des esprits ne peut s'empêcher de songer à une éducation amoureuse. Usez ainsi et ainsi de votre belle langue française, chère Sidonie, et, non contente de vous montrer fidèle aux règles, vous y trouverez les plaisirs les plus délicats. Lisant et relisant ces pages, j'ai cherché longtemps le secret de cette troublante réussite. Par chance, on ne découvre jamais complètement de tels secrets : le talent serait une pauvre chose s'il était seule affaire de recette. Erik Orsenna.Cadet d'une illustre fratrie, Salomon Reinach (1858-1932) fut directeur du musée des Antiquités nationales, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, codirecteur de la Revue archéologique. Il est l'auteur d'une oeuvre considérable, dont Cultes, mythes et religions (1905-1923) et Orpheus (1909). On lui doit, dans la veine de Sidonie, Eulalie ou le Grec sans larmes et Cornélie ou le Latin sans pleurs.
On ne trouve nulle part d'étude complète sur la fraternité mystérieuse de la Rose-Croix. Ceux qui en parlaient jadis le faisaient dans un style trop allégorique pour être compréhensible ; on méconnaissait ces adeptes en abusant du prestige de leur légende ; plus tard, des érudits ou des occultistes n'ont su ou voulu présenter qu'un côté de la question. Bien que professant une doctrine interprétative du christianisme beaucoup plus pure et plus haute que celle des prêtres, les Rose-Croix, à l'existence desquels le moyen âge et la Renaissance crurent généralement, étaient tenus par tout le monde comme magiciens et sorciers d'une grande puissance. Un halo d'une poétique splendeur, auréole l'ordre des Rose-Croix ; la lumière fascinante du fantastique joue autour de leurs rêves gracieux, tandis que le mystère dans lequel ils s'enveloppent prête un nouvel attrait à leur histoire. Mais leur splendeur fut celle d'un météore. Cette esquisse, dessinée de main de maître, montre un des aspects du type initiatique de la Rose-Croix. L'initiation antique, la magie faisait de ces hommes semblables au maître Janus d'Axël ; son symbole est la fleur de beauté, la Rose. La véritable initiation évangélique, si peu connue après dix-neuf siècles, cette doctrine d'immolation constante, dont le fidèle marche comme ivre d'amour parmi les malades, les pauvres, les désespérés, a pour hiéroglyphe la croix froide et nue. La réunion des deux symboles est la rose crucifère.
Résumé : Le docteur Jekyll est un homme bon et loyal. M. Hyde, lui, est un individu étrange, capable des pires crimes. Pourquoi alors Jekyll a-t-il fait son testament en faveur de Hyde ? Pourquoi le laisse-t-il venir chez lui à n'importe quelle heure ? Serait-il victime d'un chantage ? Le vieux docteur Lanyon aimerait bien savoir. Peut-on être à la fois homme de bien et criminel, Jekyll et Hyde ?
Résumé : Travels with a Donkey in the Cevennes revealed Robert Louis Stevenson's romantic temperament and his interest in picturesque history, people, and places during his 12-day, 200-kilometre (120 mi) solo hiking journey through the sparsely populated and impoverished areas of the Cévennes mountains in south-central France.