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Le fouet à Londres
Rebell Hugues
VIVIANE HAMY
7,20 €
Épuisé
EAN :9782878583724
En 1905, à la fin de sa vie, un dénommé Jean de Villiot, pseudo de Hughes Rebell, donne ce Fouetà Londres à l?éditeur Charles Carrington connu pour son catalogue sado-masochiste et sespublications d?Oscar Wilde sous le manteau. Sans conteste, le romancier écrivit ce livre, oùl?hypocrisie et la perversité sont le lot de tous les personnages, dans la jubilation et avec unedistance qui force le rire. On pense bien sûr à la Lesbia Brandon de Swinburne qui fit scandale enAngleterre à la même période. Le Fouet à Londres est un récit romanesque, délicieusement pervers, contant les aventures galantes d?un colonel de l?armée des Indes, « don juan de la flagellation, dieu du fouet, maître de la meurtrissure », dont la philosophie se résume en ce précepte: « Ce qu?elles veulent, c?est un amant qui les dompte, qui soit leur maître, et non pas un amant qui soit leur esclave et soupire à leurs pieds ». Dans le salon très mondain de Lady Helling, toute la gentry écoute le sulfureux colonel Boldman exposer avec complaisance ses théories et pratiques quant à l?usage de la fessée et du fouet appliqué à l?éducation des jeunes filles. A l?écart, l?hôtesse se prend à rêver de l?époque où le jeune et trop pauvre lieutenant Boldman ne pouvait prétendre l?épouser, elle, la richissime héritière des Robson. Quelque temps plus tard, le bel officier révèlera à la très vertueuse lady sa véritable nature?
Résumé : Publié en 1891 dans un volume rassemblant quatre essais d'esthétique, Le Critique artiste d'Oscar Wilde est une oeuvre prodigieuse d'intelligence et de profondeur au sujet de l'art et de la critique. Elle est écrite sous la forme d'une conversation nocturne entre deux amis qui fument nonchalamment et jouent du piano entre des considérations sur l'art grec et la littérature moderne. La discussion prend des détours inattendus, spirituels et profonds " Tout le monde peut écrire un roman en trois volumes. Il ne faut pour cela qu'une complète ignorance de la vie et de la littérature. " Ainsi parle Gilbert, le critique artiste, à qui l'on voudrait parfois répondre et glisser, nous aussi, un bon mot. Y a-t-il meilleure preuve d'une théorie réussie ? Le chef-d'oeuvre critique de l'auteur du Portrait de Dorian Gray.
Résumé : Ecrivain météore d'une grande modernité, qui célébrait, avec un humour ravageur et un style flamboyant, le corps, le savoir et le plaisir, Hugues Rebell (1867-1905) est un des grands mystères de notre histoire littéraire. Aujourd'hui étrangement oublié, il fut pourtant l'un des auteurs les plus fêtés de son époque. Rebell était un personnage flamboyant, dispendieux, paillard, à l'aura sulfureuse. Les rééditions de ses textes, dans les années 1970 puis à l'orée des années 1990, ont chaque fois sidéré la critique et les lecteurs, qui ont découvert en lui l'un des précurseurs de la littérature moderne. En une dizaine d'années, ce travailleur acharné a produit une oeuvre d'une richesse et d'une densité remarquables : romans, nouvelles, poèmes, essais, pamphlets politiques, innombrables articles pour les grandes revues de l'époque. Une oeuvre qui se singularise, comme le souligne Nicolas d'Estienne d'Orves dans sa préface, par " sa force de vie, son sens du récit, des chapitres qui claquent, une narration qui caracole, un humour gourmand pour tous les plaisirs que la vie peut offrir ". A l'opposé des arabesques décadentes, Rebell manie une langue claire, robuste, qui fait de lui un de nos contemporains. De son vaste corpus a été tiré un aperçu emblématique de ses talents : ses premiers poèmes - les Chants de la pluie et du soleil (1894) ; ses quatre meilleurs romans - La Nichina (1896), La Câlineuse (1899), La Camorra (1900) et les très vénéneuses Nuits chaudes du Cap français (1902) ; enfin ses gouleyantes nouvelles érotiques, réunies dans le recueil Femmes châtiées (1905). Plus d'un siècle après leur parution, on relit ces textes iconoclastes et provocateurs avec le même enchantement.
Les nuits chaudes du Cap Français / Hughes Rebell Date de l'édition originale : 1918 Ce livre est la reproduction fidèle d'une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d'une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d'un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l'opportunité d'accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF. Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique. En entreprenant de redonner vie à ces ouvrages au travers d'une collection de livres réimprimés à la demande, nous leur donnons la possibilité de rencontrer un public élargi et participons à la transmission de connaissances et de savoirs parfois difficilement accessibles. Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d'un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d'un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.
Au cours de ces vacances, ils souffrirent ensemble, mûrirent ensemble. Ils pleurèrent beaucoup sur eux-mêmes à Delphes et à Olympie. Ils firent aussi ce qu'on fait en Grèce, c'est-à-dire boire du Retsina, nager dans les criques, adopter un chaton sur l'Acropole, rire et faire l'amour (à l'insatisfaction générale). Quand ils revinrent à Paris, Patrick embrassa une existence homosexuelle dont il ne lui cacha pas grand-chose. Elle écoutait bouche bée, ne comprenait rien, lui pardonnait tout. Ils étaient liés par leur échec au-delà de ce qu'ils pouvaient croire. Ayant renoncé l'un à l'autre avec force sanglots, ils n'envisageaient pas de se passer l'un de l'autre. Croyant qu'ils ne s'aimaient plus, ils s'adoraient et se consacraient le meilleur d'eux-mêmes. Est-ce qu'ils y gagnèrent ? Est-ce qu'ils y perdirent ? Qui peut le dire ? Avant qu'elle ne retombe amoureuse de quelqu'un, il allait s'écouler dix ans. Et ce quelqu'un, ce serait moi, ecce homo". Ce roman, paru pour la première fois en 1996, est d'une incroyable modernité. Il aborde de front les questions qui agitent notre société : les évolutions de la famille traditionnelle, la place du père ou du géniteur au sein de celle-ci et le désir d'enfanter coûte que coûte ressenti par certaines femmes. Le lecteur, devenu voyeur sans compassion, se met à l'affût des rapports triangulaires qu'entretiennent les antihéros de cette histoire. "C'est superbement écrit. Cynique, lapidaire, inattendu. Un de ces romans qui procurent un vrai bonheur de lecture". Marie France
Résumé : "La déception et la surprise s'étaient évanouies du visage de Mme Vizy. Quelque chose d'agréable pointait, qui l'adoucissait. Elle continuait à examiner Anna, la bonne. Celle-ci n'avait même pas l'air d'une paysanne. Elle n'était pas aussi lourdaude, aussi joufflue qu'Orszi Varga. Elle était plutôt frêle, élancée, le visage ovale, l'ossature fine, bien proportionnée. Elle portait une petite robe fraîche à carreaux sous laquelle reposaient moelleusement, inconscientes, les deux petites balles en caoutchouc de sa poitrine d'enfant. Dans tout son être il y avait quelque chose d'inexprimable, quelque chose qui l'attirait, qui la retenait aussi un tantinet, mais qui l'intéressait prodigieusement." Budapest. Juillet 1919. Les "Rouges" de Béla Kun ont perdu. Une ère nouvelle débute pour la bourgeoisie. Seule Mme Vizy, la femme du haut fonctionnaire Kornél Vizy, est obsédée par tout autre chose : Anna, la gouvernante promise par le concierge. Jusqu'au jour où Anna, un couteau de cuisine à la main, commet l'innommable... Depuis leur création, les Editions Viviane Hamy s'intéressent de près à la littérature de l'Est. Pour célébrer leurs trente ans, elles vous proposent de lire et de relire l'oeuvre immense de Dezsö Kosztolányi, ? une des plus grandes figures de la littérature hongroise du XXe siècle ?, dont Anna la douce est sa création la plus célèbre.
Yoram Leker est l'un des descendants du "train Kasztner" . Rezso Kasztner, pour certains, c'est l'homme qui a vendu son âme au diable. Pour d'autres, c'est un héros : ils ne lui doivent rien de moins que la vie. L'Ame au diable prend comme fil rouge l'affaire Kasztner, du nom de celui qui parvient à sauver 1684 juifs quand les déportations commencèrent en 1944 en Hongrie et qui fut condamné plus tard en Israël pour l'avoir fait. Avec humour et truculence, le narrateur déroule une saga familiale foisonnante sur plusieurs générations. Qu'il s'agisse de sa mère, l'exubérante Csillu, rescapée de Bergen-Belsen, ou de Tamàs, le cousin "à la mode de Kolozsvar" , éternel optimiste devant l'inéluctable, les personnages de Yoram Leker symbolisent la vie dans toute ce qu'elle a de tragique et de merveilleux, à la manière des grands contes yiddish.
Résumé : "An Linh n'existe pas. On ne peut arpenter ses rizières, parcourir ses collines, sentir sa brise à l'aube et se recueillir dans ses cimetières face à l'océan. Rien de ce qui suit n'est réel. La correspondance que vous allez lire aurait pu se tenir il y a deux cents ans. Endormis depuis de longues années, Isey, Thanh et leurs compagnons. se réveillent. L'un après l'autre, ils se lèvent pour entrer sur une scène imaginaire encore plongée dans la nuit. Ils s'apprêtent, revêtent des tuniques colorées, soulignent leur regard d'un trait de khôl, prennent une plume et des feuilles de papier pour jouer leur partie. Le paysage s'éclaire : ils vont ouvrir le bal... Puisse le Ciel donner vie à leurs lettres, clarté à leurs voix ? et leur accorder la grâce de vous rencontrer."