Cet ouvrage s'intéresse aux rôles de l’écriture en tant que processus constitutif d'un autre processus : celui de la recherche interprétative, qualitative et critique et des formes que peut prendre l'implication des chercheur(e)s dans ces processus infiniment emboîtés. Il met en perspective les façons dont des chercheur(e)s en sciences humaines se saisissent de l'écriture pour penser et fabriquer la recherche, être chercheur(e), et, inversement, comment l'écriture contribue à les instituer comme chercheur(e)s. Il donne aussi à voir en quoi l'écriture (in)visibilise les sensibilités épistémologiques de chacun. Si les disciplines majoritairement représentées ici sont la sociolinguistique et la didactique du FLE/S, la littérature et l'anthropologie font également prévaloir les subjectivités à l'oeuvre dans ce projet collectif. Des cheminements distincts sont ainsi proposés pour s'aventurer sur un terrain souvent laissé inexploré, l'écriture de la recherche étant rarement élevé au rang de sujet de recherche. Investie comme processus agissant sur les réflexions en construction, l'écriture devient un espace (auto)critique qui participe ici d'une approche réflexive, engagée et/ou herméneutique de la construction de sens.
Dans une conception large, les "langues" peuvent notamment être étudiées en tant qu'expériences sociales, symboliques, idéologiques et sensorielles. Il en découle une multitude de perspectives pour comprendre les rapports à la diversité linguistique. L'une d'entre elles est l'arrimage entre langues et photographie, fil rouge de cet ouvrage collectif qui s'intéresse autant à l'image matérielle qu'aux expériences qu'elle (in)visibilise. Les contributions explorent différents contextes multilingues (postcoloniaux, urbains, institutionnels, virtuels, culturels) et approches pluridisciplinaires (arts visuels, études océaniennes, sciences de l'éducation, sciences du langage). De la documentation visuelle à la photographie activiste, le champ d'action autour de la diversité linguistique s'étend à la créativité des pratiques de recherche.
Le français est-il québécois? Au sein de la communauté francophone québécoise, la question définitoire relative aux frontières linguistiques se formule ainsi. Groupe hétérogène et plurilingue, comment les élèves québécois s'identifient-ils? Comment représentent-ils le français et le monde francophone? Quelles pratiques linguistiques et langagières revendiquent-ils? Quels sont les modèles de référence pour les élèves en question? Ce livre propose un parcours sociolinguistique dans l'imaginaire des élèves québécois à travers l'étude de discours métalinguistiques recueillis sur le terrain. Alors que des données démographiques politiques et socioculturelles présentent la situation globale de la langue française au Québec, les données empiriques elles, permettent d'analyser le vécu des locuteurs.
L'hospitalisation, avec la coupure radicale qu'elle entraîne par rapport à l'activité normale, familiale, professionnelle et sociale, est une situation à laquelle nous sommes tous probablement confrontés, un jour ou l'autre. Cette "coupure" souvent soudaine est, c'est l'évidence, fréquemment génératrice d'isolement du patient ou du résident qui se trouve confronté sans préparation à l'inactivité, au sentiment d'impuissance, à la souffrance, à la solitude et à l'angoisse...
La mort, l'humour, les catastrophes naturelles, la politique correcte ou incorrecte, l'amitié, les religions, l'écologie, le racisme, l'amour. Tout ce qui fait que la vie est belle et cruelle, tout cela pour vous dire combien nous sommes mortels. Je suis né dans le sud de l'Italie en mil neuf cent soixante-quatre, dans une région très mouvementé : la Sicile. En mil neuf cent soixante-cinq, je foule le sol de la Belgique. Je suis arrivé par le train à Namur. Ma mère me portait dans ses bras, déjà je faisait partie des bagages encombrant ! ...
Le Temps n'existe pas. Le paradoxe est de le relever. Troisième degré. Membre de la Grande Loge de Belgique après avoir été initié au Grand Orient, ayant parcouru l'entièreté des degrés maçonniques jusqu'au 33e, l'auteur nous incite à réfléchir sur la valeur et la qualité de ce qu'il est convenu de nommer... "le Temps" !
La philosophie et la religion entretiennent des relations souvent ambiguës, parfois conflictuelles, de temps à autre incestueuses. Cette équivocité remonte aux origines même de la philosophie. La différence entre ces deux disciplines réside toutefois en ce que la philosophie peut déployer un discours raisonné sur la religion, ce que la religion ne saurait faire. L'une englobe en se racontant ; l'autre se dit en englobant. L'une tend vers la vérité ; l'autre soutient sa vérité. Cet ouvrage étudie comment la philosophie s'efforça d'appréhender la religion, s'appuyant sur la raison et de la science et redressant les pensées mythiques archaïques. S'appliquant à clarifier les relations unissant le visible et l'invisible, la philosophie telle que la pratiquait les Anciens, apparaît ainsi comme un mode de pensée alternatif par rapport aux discours religieux. Ce livre contient trois fiches historiques permettant d'aborder les principaux penseurs étudiés en tenant compte du contexte politique, culturel et social, au sein duquel leurs idées se déployèrent.