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Avec Foucault, après Foucault. Disséquer la société de contrôle
Razac Olivier ; Brossat Alain
L'HARMATTAN
15,50 €
Épuisé
EAN :9782296056305
Dans cet essai, Olivier Razac s'interroge sur le destin des sociétés de contrôle dans le monde contemporain. Sa recherche, inspirée par les travaux de Michel Foucault, mais aussi de Gilles Deleuze et Félix Guattari, s'attache à des objets triviaux (le bracelet électronique, le G.P.S, les zoos humains de naguère, telle émission de téléréalité...) pour en faire de véritables objets de pensée. Il montre que les sociétés de contrôle contrastent avec les topographies disciplinaires en ce sens qu'elles excluent tout "dehors" et manifestent, de ce fait même, une aptitude sans précédent à réaménager et apprivoiser tout ce qui tend à résister à leurs dispositifs ou à s'opposer à leurs finalités. Pour autant, l'auteur ne prône pas une soumission aux conditions des pouvoirs mobiles et plastiques d'aujourd'hui. Simplement, pour lui, toute action critique ou toute perspective de résistance suppose une appréhension lucide des nouvelles formes de "gouvernementalité" fondées sur le contrôle bien davantage que sur l'interdiction et la répression. Un livre écrit avec Foucault et les penseurs de l'archipel des pouvoirs - mais après eux aussi et, à ce titre, résolument novateur. Biographie: Olivier Razac est philosophe. Il est actuellement enseignant-chercheur au centre interdisciplinaire de Recherche appliquée au champ pénitentiaire à l'école nationale d'administration pénitentiaire.
La guerre au terrorisme s?incarne dans la contradiction des figures du musulman fanatique et dangereux, de la femme musulmane victimisée et de l?homme blanc civilisé. La chasse aux musulmans explore l?utilisation de ces représentations dans la création et la définition du mythe du devoir d?intervention des nations occidentales (démocratiques) par l?intermédiaire de moyens politiques, militaires et légaux dans son objectif de protection contre la menace étrangère. Sherene Razack démontre que ce mythe est utilisé afin de justifier l?expulsion des musulmans de la sphère publique par l?intermédiaire de processus de stigmatisation, de surveillance à outrance, d?incarcérations injustifiées, de torture et de bombardements. Dans cette contribution importante, l?auteure s?attarde aux mécanismes légaux (certificats de sécurité, interdiction du port de symboles religieux, etc) et sociaux mis en place par les nations occidentales (Scandinavie, Canada, Etats-Unis, France) pour contrer la « menace » musulmane et les insère dans un contexte historique.
On l'appelle "corde du diable", "écharde du souvenir" ou "frontière brûlante": comment le fil de fer barbelé, outil agricole ingénieux, est-il devenu cet outil politique, symbole universel de l'oppression? En évoquant le rôle décisif du barbelé dans trois des plus grandes catastrophes de la modernité - la conquête de l'Ouest et le génocide des Indiens d'Amérique, la boucherie de 14-18 et les exteuninations nazies -, mais aussi en dressant une cartographie de ses usages actuels (propriétés privées, prisons, frontières "chaudes" du globe), Olivier Razac analyse, dans la lignée de Foucault, la violence croissante à l'oeuvre dans la gestion politique des espaces et des populations. Il révèle ainsi un principe paradoxal: le succès persistant du barbelé vient précisément de ce qu'il ne tient qu'à un fil - de son austérité et de sa simplicité. La plus grande violence n'est pas forcément impressionnante, bien au contraire: les meilleurs outils d'exercice du pouvoir sont ceux qui dépensent le moins d'énergie possible pour produire le plus d'effets de domination. Le barbelé, lui-même "mur virtualisé", a ainsi ouvert la voie à des dispositifs de contrôle de plus en plus immatériels, dont la vidéosurveillance et le bracelet électronique sont les derniers avatars...
En un peu plus d'un siècle, le barbelé est devenu un symbole universel d'oppression, de tyrannie et de violence. Surgi en Amérique du Nord comme un dispositif destiné à contenir les troupeaux et éloigner les Indiens, il a trouvé son emploi massif dans la guerre des tranchées entre 1914 et 1918, puis à nouveau dans les archipels concentrationnaires du inonde entier tout au long du XXe siècle. D'une efficacité maximale pour un prix minimal, le barbelé figure - pour le rire - parmi les inventions qui jalonnent l'histoire du siècle. Ses emplois trahissent, bien longtemps avant la maladie de la vache folle, l'un des secrets les mieux gardés de l'économie biopolitique moderne : ce qui s'applique aux troupeaux s'applique à l'homme aussi.
Cet ouvrage a pour ambition de traiter du comique, de ses formes et de son fonctionnement. Il répond aux préoccupations des enseignants et facilite le travail des élèves sur cette notion complexe et fondamentale. Il propose des exercices variés dans la perspective du baccalauréat, mais il peut aussi susciter l'intérêt de tous, par le large éventail des textes abordés (de l'Antiquité à nos jours) et par son analyse claire et synthétique du comique, qui dit tout de l'homme.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.