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Histoire politique du barbelé
Razac Olivier
FLAMMARION
8,00 €
Épuisé
EAN :9782081217010
On l'appelle "corde du diable", "écharde du souvenir" ou "frontière brûlante": comment le fil de fer barbelé, outil agricole ingénieux, est-il devenu cet outil politique, symbole universel de l'oppression? En évoquant le rôle décisif du barbelé dans trois des plus grandes catastrophes de la modernité - la conquête de l'Ouest et le génocide des Indiens d'Amérique, la boucherie de 14-18 et les exteuninations nazies -, mais aussi en dressant une cartographie de ses usages actuels (propriétés privées, prisons, frontières "chaudes" du globe), Olivier Razac analyse, dans la lignée de Foucault, la violence croissante à l'oeuvre dans la gestion politique des espaces et des populations. Il révèle ainsi un principe paradoxal: le succès persistant du barbelé vient précisément de ce qu'il ne tient qu'à un fil - de son austérité et de sa simplicité. La plus grande violence n'est pas forcément impressionnante, bien au contraire: les meilleurs outils d'exercice du pouvoir sont ceux qui dépensent le moins d'énergie possible pour produire le plus d'effets de domination. Le barbelé, lui-même "mur virtualisé", a ainsi ouvert la voie à des dispositifs de contrôle de plus en plus immatériels, dont la vidéosurveillance et le bracelet électronique sont les derniers avatars...
Résumé : La médecine protège un corps machine contre des accidents, des dangers et des risques. Envisagé ainsi, ce corps se voit plongé dans le temps oppressant de l'attente, de l'usure et de la prévision. Sa vie est minée par une mort omniprésente qui la grignote et une mort impensable qui la clôt. La grande santé, elle, s'exprime dans un rapport particulier à la dépense où le sacrifice joyeux vient remplacer la comptabilité inquiète ; une pensée du temps qui ne suit pas la pente de l'Inévitable dégradation mais s'éternise dans l'instant présent ; une pensée de la mort qui n'est plus l'usure fatale du corps contre laquelle on lutte sans jamais gagner, mais la décision affirmative de la haute puissance. Dès l'antiquité, la philosophie stoïcienne montre que la santé ne dépend pas de nous et que seule une extrême tension de l'âme peut permettre de se maintenir au-dessus de l'accident qu'est la maladie. La puissance éthique de cette philosophie, comme celles de Nietzsche et Deleuze bien plus tard, consiste à faire vaciller l'évidence d'une santé triste qui nous fait entièrement dépendre des caprices du destin. Ces philosophes pensent un corps qui ne se constitue qu'à travers des épreuves et des expériences périlleuses. Ce corps vit un temps immédiat et infini. La mort n'est rien pour lui, sauf une autodestruction qui est l'essence de la vie. Il s'agit d'interroger ces pensées, contre l'obsession mortifère très contemporaine de la conservation de sol et, pourquoi pas, de redécouvrir une vitalité joyeuse.
Cet ouvrage a pour ambition de traiter du comique, de ses formes et de son fonctionnement. Il répond aux préoccupations des enseignants et facilite le travail des élèves sur cette notion complexe et fondamentale. Il propose des exercices variés dans la perspective du baccalauréat, mais il peut aussi susciter l'intérêt de tous, par le large éventail des textes abordés (de l'Antiquité à nos jours) et par son analyse claire et synthétique du comique, qui dit tout de l'homme.
Nous serions ainsi passés dans une société de contrôle. Un nouveau monde dominé par des technologies nouvelles permettant d'inventer des manières de gouverner et d'être gouverné inédites. Ces changements radicaux impliqueraient un renouvellement total de nos catégories de pensée qui resteraient construites sur des concepts dépassés. La question politique ne serait plus celle de la loi, ni celle de la norme, mais celle de la régulation en temps réel des comportements dans une grande boucle cybernétique de rétroaction. Dit comme cela, la notion de contrôle provenant des philosophies de Deleuze et de Foucault a l'apparence d'un "mythe" politique qu'il serait urgent de déconstruire. Nous proposons ici autre chose. Ne pas céder à la séduction du "plus jamais comme avant" , pas non plus à la facilité du "rien de nouveau sous le soleil" , mais proposer de mettre le concept de contrôle au travail, au service d'une "analytique critique de la politique" . A partir d'une distinction conceptuelle de trois technologies politiques - la souveraineté, la discipline et le contrôle - nous montrerons comment elles s'articulent toujours dans des dispositifs de pouvoir concrets : d'enfermement, de surveillance électronique, de gestion des risques criminels et de gouvernementalité algorithmique. Dans ces configurations, notre problème n'est donc pas d'être gouvernés "au contrôle" , mais d'être à la fois punis, normés et régulés. Eclectisme qui dessine un régime de domination proprement postmoderne caractérisé par la saturation et les injonctions contradictoires entre nouvelles et anciennes manières de gouverner.
Mbanzoulou Paul ; Bazex Hélène ; Razac Olivier ; A
La question de la dangerosité des délinquants est actuellement l'objet d'une intense réflexion chez les professionnels et les experts concernés par le phénomène criminel. Face à une demande croissante de sécurité stimulée, entre autres, par les exemples très médiatisés de délinquants récidivistes remis en liberté, de nombreux textes législatifs ont ainsi été adoptés depuis 2005 en réponse à la dangerosité des sortants de prison. La loi du 25 février 2008 relative à la rétention de sûreté et à la déclaration d'irresponsabilité pénale pour cause de trouble mental en est une autre illustration. Une série de questions traitées lors du colloque organisé à l'ENAP par le Centre Interdisciplinaire de Recherche Appliquée au Champ Pénitentiaire (CIRAP) sont développées dans cet ouvrage: comment expliquer le regain extraordinaire de cette vieille notion? Comment la définir? De quelle nature est la construction actuelle de la dangerosité? Comment la perçoit-on aujourd'hui? A quelles évolutions historiques, sociale et culturelle peut-elle être reliée? Quelles sont ses manifestations? Est-ce une notion opérationnelle permettant de gérer efficacement les situations dangereuses rencontrées par les professionnels et les citoyens?
L'ABCdaire de Matisse nous transporte dans l'univers d'un des peintres majeurs du XXe siècle. Il nous plonge dans l?oeuvre d'un artiste, pour qui la peinture est avant tout un plaisir visuel et mental. A travers trois grandes thématiques, on découvre sa famille (Émile, Amélie, Anna Matisse) et ses amis (Pierre Bonnard, Picasso, Moreau) on explore le contexte socio-culturel qui permit son épanouissement (fauvisme, impressionnisme, les salons, ses voyages); enfin, on ouvre les portes du langage plastique et des grandes thématiques qui parcourent son oeuvre Enfin, on nous apprend à regarder la beauté des couleurs de ses oeuvres, la pureté du trait et l'élégance de la ligne à travers les techniques et les thèmes récurrents du peintre (la musique, l'atelier rouge, la danse). Inventeur d?un langage pictural, Matisse se sert des couleurs pour traduire, non la matière des choses, mais l'émotion qu'elles suscitent C'est pourquoi ses oeuvres nous parlent et restent toujours aussi vivantes.