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Meurtres exquis a l'ile d'oleron
Raynaud Jean-Marc
LIBERTAIRES
10,20 €
Épuisé
EAN :9782914980913
Saint-Denis d'Oléron, 18 juin 2009, 22h10. A l'issue d'un débat houleux à la Pêche aux livres, un petit groupe poursuit la discussion devant la librairie. Le ton est vif. Une dizaine de jeunes du CEPMO (Centre expérimental polyvalent et maritime en Oléron) dont deux membres du groupe libertaire local font cercle autour du député-maire de Boyardville. Les insultes fusent. Le député-maire à qui il est reproché d'être à l'origine de la fermeture du centre expérimental se trouve vite contraint à la fuite. Mais à peine a-t-il fait cinquante mètres en direction du port qu'il s'écroule. Une balle dans la tête. Entre les deux yeux. L'adjudant-chef Clovis Conil est là dans les dix minutes. Il boucle tout le monde. Et en avant pour une nuit d'interrogatoires à l'ancienne ! Au petit matin, il s'apprête à aller prendre quelques heures de repos quand : "Chef, on vient de trouver la tête du directeur du Crédit Agricole sur le marché de Domino. Il avait un A cerclé peint sur le front et un trou entre les deux yeux. Et ce n'est pas tout, on vient également de découvrir le curé de Chaucre crucifié la tête en bas sur la porte de son église avec un trou entre les deux yeux et un mot agrafé sur son string : Ni dieu, ni maître, ni gorille. C'est signé, chef ! " Dans la journée les radios et les télés se déchaînent contre la trentaine d'anarchistes réunis à Domino pour l'inauguration de l'université populaire Bonaventure. Il est donc temps pour Ed Merlieux et Ted Chaucre, des services secrets de la Fédération Anarchiste, de lâcher le Pineau des Charentes et de mener l'enquête. Et ce qu'ils vont découvrir de l'île d'Oléron et de ses habitants ne figure dans aucun guide touristique !
Oui, bien sûr les méchants, ceux qui piquent le sac des petites vieilles dans la rue, qui tapent leur femme et leurs mômes, qui conduisent pochtronées... doivent être sanctionnés. Oui, bien sûr, les très méchants, ceux qui massacrent, détruisent, torturent, tuent... doivent être mis hors d'état de nuire. Oui, bien sûr... Pour autant, la prison est-elle la bonne réponse à ce désir, légitime, de sanctionner et de mettre hors d'état de nuire ? Rolland Hénault a enseigné pendant plusieurs décennies en prison. Et il a donc eu l'occasion de rencontrer des foultitudes de prisonniers. Des célèbres, comme Carlos. Des politiques comme les militants basques et ceux d'Action Directe. Des voyous, des voleurs de poules. Des dérangés de la tête. De simples gens ayant traversé, un jour, en dehors des clous... Dans ce livre, il a choisi de brosser le portrait d'une trentaine d'entre eux en leur laissant largement la parole. Et c'est peu dire qu'on n' ressort pas indemne. Car, à travers chaque histoire particulière, c'est toujours la même histoire qui revient. Celle du quotidien d'un enfermement visant à humilier et à détruire les prisonniers et leurs familles. Ceux qui refusaient de croire que l'armée française puisse torturer en Algérie ne manqueront pas de hurler à la mort à la lecture de ce livre. Quant à tous ceux et toutes celles qui, simplement, s'interrogent, nul doute qu'ils trouveront là, matière à comprendre pourquoi, lors de toutes les insurrections et de toutes les révolutions, on commence toujours par... ouvrir les portes des prisons. A l'heure du délire sécuritaire actuel, il était logique que ce livre qui prône l'abolition de la prison ait obtenu le grand Prix " NI Dieu, Ni Maître " en 2006.
Les maîtres du monde, nous imposent depuis toujours une vision binaire du Monde. D'un côté des informations politicardes réservées aux élites, car le peuple ne peut pas comprendre, et, de l'autre, des petits faits divers pour faire pleurer ou hurler dans les chaumières. Jean-Marc Raynaud, démonte cette mystification orchestrée en nous démontrant que ces soi-disant "petits" faits divers doivent, également, s'analyser dans leur dimension sociale et sociétaire. De même, dans ses "Crises de foi" , il nous démontre que la pédophilie d'un père touche-touche relève fondamentalement d'une logique pédo-criminelle de l'Eglise catholique. Bref, Il intègre des problématiques présentées comme particulières dans des problématiques sociales et politiques. Et, il a le scalpel affuté... et plein d'humour !
Plutôt en HP que dans ce monde de dingues ! Cette histoire est véridique. En tout cas, elle devrait l'être ! Sept, même pas mercenaires, qui se retrouvent, par hasard, dans un HP (hôpital psychiatrique) because "malades" addictifs à la bibine. Pourquoi boire ? A l'évidence pour oublier. Mais, quoi ? Docteur Folamour, un putain de grand sorcier, et son équipe, du genre anti-psy, nous ont fait prendre conscience du pourquoi et du comment de quoi. Pas, ou très peu, de cachetons pour assommer le chrétien. Juste de l'écoute. Du respect. Osons le terme, de l'amitié. Sur ces bases, on comprend tout de nos histoires qui n'en font qu'une. On sait pourquoi, par delà les hasards de nos vies, une logique civilisationnelle nous a menés là où nous n'en sommes plus. Mais, justement. Comme on va mieux, voir bien, "logique", on va nous relâcher. Donc, on va nous renvoyer à la case départ qui est à l'origine de TOUT. Dans la "norme". Pas question ! Le monde capitaliste extérieur est complètement fou. Il court après les sous, la loi de la jungle, le chacun pour soi, la destruction suicidaire des conditions de la vie sur cette planète. C'est un asile d'aliénés à ciel ouvert. Nous relâcher là-dedans, c'est nous condamner. Donc, pas question ! Nous ne voulons pas être renvoyés chez ces fous. Nous voulons rester dans notre HP. Entre gens normaux. Et c'est pour cela que nous avons pris les armes ! Pour le soviet de tous les 19 juillet, le sous commandant Raynaud.
Résumé : " Mardi 30 novembre 2004, 6h55, Chaucre, île d'Oléron, chez nous. Boum, boum, boum ! Police ! Ouvrez ! Une dizaine de drôles de gens passablement surexcités ! Certains avec des brassards. D'autres avec des armes. Irruption en quelques secondes dans toutes les pièces de la maison. Notre petit chien, enfermé dans la véranda, aboyant d'impuissance à nous protéger. Le vieux méchant chat, malin, ayant opté d'entrée pour la guérilla. Réveil en fanfare. A peine le temps d'enfiler un demi slip et de mettre un demi pied dans l'escalier. Lampes torches pleine tête. Ne bougez pas ! Nos deux enfants tétanisés. Tout le monde en bas. En petite tenue. Rassemblés comme un troupeau de moutons par une meute de chiens policiers. Vous savez pourquoi nous sommes là ? ". Le 30 novembre 2004, Jean-Marc Raynaud et Thyde Rosell, fondateurs de l'école libertaire Bonaventure, ont eu " droit " à la police anti-terroriste. Motif, avoir scolarisé (à Bonaventure) et hébergé (chez eux), pendant deux ans et demi, un petit bout de trois ans qui s'est révélé être le fils des énièmes grands chefs de l'ETA arrêtés par la police française le 3 octobre 2004. Est-il besoin de le préciser, Jean-Marc et Thyde, parce qu'anarchistes, n'ont jamais rien eu à voir avec un nationalisme quelconque, une lutte armée d'un autre âge, et, donc, avec ETA ! Pour autant, ils n'étaient pas sans ignorer complètement qui étaient les parents du petit bout. Et alors ? Les enfants sont-ils ou non responsables de leurs parents ? Une école libertaire et une maison de libertaires pouvaient-elles ne pas être ouvertes à tous les enfants du monde ? Pour avoir eu le courage de ces " justes " qui, lors de la deuxième guerre mondiale ont accueilli des petits juifs et autres, Jean-Marc et Thyde ont eu " droit " à 4 jours de garde à vue anti-terroriste " musclée " avec, pour Jean-Marc, qui sortait d'un infarctus, deux malaises cardiaques à la clef. Dans ce livre, ils racontent ce qui, aujourd'hui, est susceptible d'arriver à toute personne scolarisant ou hébergeant un môme de sans papiers. Quatre jours d'interrogatoires vingt heures sur 24. Privation de sommeil. De nourriture. Chantages. Insultes. Humiliations... Jean-Marc et Thyde ont été relâchés sans être inculpés de quoi que ce soit et, bien sûr, sans excuses. Ils continuent de " s'occuper " du petit bout et l'aiment encore plus qu'avant.
Résumé : Jacques Louis Dupont dit "Jacob Dupont" est un Conventionnel qui a déclaré à la tribune le 14 décembre 1792 : "Je suis athée" . En floréal an II, il dût démissionner, "en raison d'une maladie nerveuse qui dégénéra en aliénation mentale" . D'ailleurs, "il fut arrêté en nivôse an V pour avoir tenté de violer une vieille femme aveugle" . Par la suite, il fut interné à Charenton où il est "mort fou" en 1813. L'athéisme rend-il fou ou la folie prédispose-t-elle à l'athéisme ? Tout le monde a voulu lier son athéisme et sa "folie" . Une accumulation d'erreurs, de faux, d'approximations, de calomnies répétées à foison. Dans ce livre, Jean-Marc Schiappa rend justice à Dupont et ... à l'athéisme.
Depuis toujours, lEglise catholique prétend quelle est la gardienne de la morale et que Dieu lui a donné pour mission de combattre le mal sur terre. Pour ce quil en est de la morale, le rapport Sauvé sur la pédophilie dans lEglise vient de remettre à lheure des faits les pendules de cette prétention. Pour ce quil en est du mal, ce texte de Louis Dorlet, alias S. Vergine, paru en 1936 dans La Brochure mensuelle, est un rapport Sauvé avant lheure. Depuis toujours, en effet, lEglise, assoiffée de pouvoir, de richesse et de sang, quand elle ne maniait pas elle-même le sabre, déléguait aux pouvoirs et se partageait avec eux le marché de lexploitation et de loppression du peuple. Explosif !
Résumé : En avril 1961, paraissait, aux Éditions de Minuit, " Les égorgeurs ". Ce livre, salué unanimement par la critique (Le Monde, le Canard Enchaîné, le Monde Libertaire...) fut saisi quelques jours après sa sortie. En ce temps là, il ne faisait pas bon dénoncer les soudards (engagés et appelés) de l'armée française qui torturaient, violaient, assassinaient, allégrement en Algérie ! En février 2006, soit après 45 ans de quasi silence, Benoist Rey retrouvait le chemin de l'écriture avec Les trous de mémoire. Avec toujours la même vigueur et le même sens de l'essentiel, il nous brossait un tableau à nul autre pareil de la vie politique et sociale en France de 1938 à 1972. L'emprise du Parti Communiste sur la classe ouvrière. Les horreurs qu'il sera amené à côtoyer en tant qu'appelé envoyé dans les commandos de choc, comme infirmier car ayant refusé de tirer. Le retour à Paris. La confrontation à la lâcheté de ceux qui savaient. Un engagement politique se construisant au fil de rencontres avec des Sartre, Simone de Beauvoir, Guy Debord, Félix Guattari, Michel Foucault... Mai 68. La reprise en main politique et syndicale de la révolte de la jeunesse... Avec Les trous de mémoire, suite, Benoist Rey poursuit son récit. Une arrivée toute de hasard en Ariège dans un hameau du bout du monde. La méfiance narquoise des " purs porcs " à l'encontre des " zippis " soixante-huitards. Même pas la moitié de trois sous et beaucoup d'huile de coude pour retaper des ruines. Y installer une auberge. Une salle de spectacle. Une imprimerie. Une piscine associative. Un voyage " pèlerinage " en Algérie, avec son fils. Retour en Ariège. Des rencontres innombrables. Avec des gens " ordinaires " tous plus truculents les uns que les autres. Avec des " personnalités " de toutes sortes, dont Olivenstein. L'accueil, en toute liberté, de toxicos qui durera plusieurs années jusqu'à un couteau sous la gorge. Cent mille et unes petites et grandes luttes de toutes sortes s'égrenant à la grande horloge de la vie... Dans ce livre, à travers l'histoire de sa vie, Benoist Rey nous raconte, en fait, l'histoire d'une génération qui n'a jamais renoncé à changer les choses et la vie. Mais, ce livre ne se résume pas à cela : écrit dans une langue simple, alerte, dense, dépouillée de toute fioriture et de tout artifice, c'est également un bonheur littéraire rare. De ceux qui restent dans la mémoire !
Résumé : Pourquoi être féministe ? Cette question renvoie immanquablement à ce qui a provoqué l'émergence du féminisme, et bien avant toutes les polémiques, toutes les oppressions, les combats et les massacres qui ont jalonné la guerre des sexes. Cet état de fait est une domination masculine aussi vieille que l'humanité, mais qui inexorablement se délite, quoiqu'elle ait encore de beaux restes et un crépuscule qui tarde à venir... Les discussions actuelles autour du genre ont décidé l'auteure à s'attaquer à cet aspect des choses. Laurence Biberfeld est née en 1960. D'abord sous prolo puis institutrice, elle prend sa retraite et devient écrivaine (surtout de romans noirs) puis dessinatrice à partir de 2002.