Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La verticale du fou. Histoire saignante et complètement foldingue d'une révolte armée dans un HP
Raynaud Jean-Marc
LIBERTAIRES
13,00 €
Épuisé
EAN :9782900886090
Plutôt en HP que dans ce monde de dingues ! Cette histoire est véridique. En tout cas, elle devrait l'être ! Sept, même pas mercenaires, qui se retrouvent, par hasard, dans un HP (hôpital psychiatrique) because "malades" addictifs à la bibine. Pourquoi boire ? A l'évidence pour oublier. Mais, quoi ? Docteur Folamour, un putain de grand sorcier, et son équipe, du genre anti-psy, nous ont fait prendre conscience du pourquoi et du comment de quoi. Pas, ou très peu, de cachetons pour assommer le chrétien. Juste de l'écoute. Du respect. Osons le terme, de l'amitié. Sur ces bases, on comprend tout de nos histoires qui n'en font qu'une. On sait pourquoi, par delà les hasards de nos vies, une logique civilisationnelle nous a menés là où nous n'en sommes plus. Mais, justement. Comme on va mieux, voir bien, "logique", on va nous relâcher. Donc, on va nous renvoyer à la case départ qui est à l'origine de TOUT. Dans la "norme". Pas question ! Le monde capitaliste extérieur est complètement fou. Il court après les sous, la loi de la jungle, le chacun pour soi, la destruction suicidaire des conditions de la vie sur cette planète. C'est un asile d'aliénés à ciel ouvert. Nous relâcher là-dedans, c'est nous condamner. Donc, pas question ! Nous ne voulons pas être renvoyés chez ces fous. Nous voulons rester dans notre HP. Entre gens normaux. Et c'est pour cela que nous avons pris les armes ! Pour le soviet de tous les 19 juillet, le sous commandant Raynaud.
L'école libertaire Bonaventure (1993-2001) est une expérience pédagogique et éducative étonnante à plus d'un titre. De par sa durée. Et de par son insertion dans un processus global de révolution sociale libertaire. Ecole, centre éducatif, république éducative, Bonaventure était tout à la fois libertaire, laïque, révolutionnaire et... gratuite. Adhérente au mouvement Freinet dont elle utilisait largement (mais pas seulement) les méthodes pédagogiques, elle a de nouveau entrouvert les portes de ce grand rêve de toujours, celui d'une école du peuple débarrassée de ses oripeaux étatiques, capitalistes et confessionnels. Ce livre raconte son histoire. Celle d'une cinquantaine de mômes, de trois instits, de trois éducateur(trice)s... apprenant à lire, écrire compter et, surtout, à apprendre à apprendre la liberté, l'égalité, l'autogestion... par la liberté, l'égalité, l'autogestion. Un rayon de soleil dans la pénombre du moment. Une arme de destruction massive de la désespérance actuelle.
Oui, bien sûr les méchants, ceux qui piquent le sac des petites vieilles dans la rue, qui tapent leur femme et leurs mômes, qui conduisent pochtronées... doivent être sanctionnés. Oui, bien sûr, les très méchants, ceux qui massacrent, détruisent, torturent, tuent... doivent être mis hors d'état de nuire. Oui, bien sûr... Pour autant, la prison est-elle la bonne réponse à ce désir, légitime, de sanctionner et de mettre hors d'état de nuire ? Rolland Hénault a enseigné pendant plusieurs décennies en prison. Et il a donc eu l'occasion de rencontrer des foultitudes de prisonniers. Des célèbres, comme Carlos. Des politiques comme les militants basques et ceux d'Action Directe. Des voyous, des voleurs de poules. Des dérangés de la tête. De simples gens ayant traversé, un jour, en dehors des clous... Dans ce livre, il a choisi de brosser le portrait d'une trentaine d'entre eux en leur laissant largement la parole. Et c'est peu dire qu'on n' ressort pas indemne. Car, à travers chaque histoire particulière, c'est toujours la même histoire qui revient. Celle du quotidien d'un enfermement visant à humilier et à détruire les prisonniers et leurs familles. Ceux qui refusaient de croire que l'armée française puisse torturer en Algérie ne manqueront pas de hurler à la mort à la lecture de ce livre. Quant à tous ceux et toutes celles qui, simplement, s'interrogent, nul doute qu'ils trouveront là, matière à comprendre pourquoi, lors de toutes les insurrections et de toutes les révolutions, on commence toujours par... ouvrir les portes des prisons. A l'heure du délire sécuritaire actuel, il était logique que ce livre qui prône l'abolition de la prison ait obtenu le grand Prix " NI Dieu, Ni Maître " en 2006.
Résumé : " Mardi 30 novembre 2004, 6h55, Chaucre, île d'Oléron, chez nous. Boum, boum, boum ! Police ! Ouvrez ! Une dizaine de drôles de gens passablement surexcités ! Certains avec des brassards. D'autres avec des armes. Irruption en quelques secondes dans toutes les pièces de la maison. Notre petit chien, enfermé dans la véranda, aboyant d'impuissance à nous protéger. Le vieux méchant chat, malin, ayant opté d'entrée pour la guérilla. Réveil en fanfare. A peine le temps d'enfiler un demi slip et de mettre un demi pied dans l'escalier. Lampes torches pleine tête. Ne bougez pas ! Nos deux enfants tétanisés. Tout le monde en bas. En petite tenue. Rassemblés comme un troupeau de moutons par une meute de chiens policiers. Vous savez pourquoi nous sommes là ? ". Le 30 novembre 2004, Jean-Marc Raynaud et Thyde Rosell, fondateurs de l'école libertaire Bonaventure, ont eu " droit " à la police anti-terroriste. Motif, avoir scolarisé (à Bonaventure) et hébergé (chez eux), pendant deux ans et demi, un petit bout de trois ans qui s'est révélé être le fils des énièmes grands chefs de l'ETA arrêtés par la police française le 3 octobre 2004. Est-il besoin de le préciser, Jean-Marc et Thyde, parce qu'anarchistes, n'ont jamais rien eu à voir avec un nationalisme quelconque, une lutte armée d'un autre âge, et, donc, avec ETA ! Pour autant, ils n'étaient pas sans ignorer complètement qui étaient les parents du petit bout. Et alors ? Les enfants sont-ils ou non responsables de leurs parents ? Une école libertaire et une maison de libertaires pouvaient-elles ne pas être ouvertes à tous les enfants du monde ? Pour avoir eu le courage de ces " justes " qui, lors de la deuxième guerre mondiale ont accueilli des petits juifs et autres, Jean-Marc et Thyde ont eu " droit " à 4 jours de garde à vue anti-terroriste " musclée " avec, pour Jean-Marc, qui sortait d'un infarctus, deux malaises cardiaques à la clef. Dans ce livre, ils racontent ce qui, aujourd'hui, est susceptible d'arriver à toute personne scolarisant ou hébergeant un môme de sans papiers. Quatre jours d'interrogatoires vingt heures sur 24. Privation de sommeil. De nourriture. Chantages. Insultes. Humiliations... Jean-Marc et Thyde ont été relâchés sans être inculpés de quoi que ce soit et, bien sûr, sans excuses. Ils continuent de " s'occuper " du petit bout et l'aiment encore plus qu'avant.
Derrière le nom de Matzneff, de nombreux autres ressurgissent aujourd'hui, vus sous une tout autre facette : Sartre, Beauvoir, Foucault, Hocquenghem, Schérer, Duvert, Sollers, Cohn-Bendit, Pivot, Finkielkraut, Bruckner, July... et Dolto. Beaucoup sont morts, tandis que la liste est bien plus longue de ceux qui ont, peu ou prou, contribué à former cet air du temps, véritable responsable collectif - d'où l'impunité générale-, dont la généalogie contemporaine remonte à Mai-68 et, plus encore, aux années de l'après-68. Tel est l'angle de cette enquête approfondie, réquisitoire autant que plaidoyer, constitués autour de pervers asservis à leurs pulsions et dont enfants et adolescents étaient - et sont toujours - les victimes. Un lien est également établi entre le fameux interdit d'interdire et cette dérégulation libérale à tout-va qui s'est ensuivie, cause de grande confusion, et appelant de nos jours, en retour de bâton, de nouveaux interdits. L'ensemble des relations humaines - économiques, politiques, culturelles, jusqu'à nos rapports intimes et sociaux - s'en trouvent pour le moins perturbées.
Résumé : En avril 1961, paraissait, aux Éditions de Minuit, " Les égorgeurs ". Ce livre, salué unanimement par la critique (Le Monde, le Canard Enchaîné, le Monde Libertaire...) fut saisi quelques jours après sa sortie. En ce temps là, il ne faisait pas bon dénoncer les soudards (engagés et appelés) de l'armée française qui torturaient, violaient, assassinaient, allégrement en Algérie ! En février 2006, soit après 45 ans de quasi silence, Benoist Rey retrouvait le chemin de l'écriture avec Les trous de mémoire. Avec toujours la même vigueur et le même sens de l'essentiel, il nous brossait un tableau à nul autre pareil de la vie politique et sociale en France de 1938 à 1972. L'emprise du Parti Communiste sur la classe ouvrière. Les horreurs qu'il sera amené à côtoyer en tant qu'appelé envoyé dans les commandos de choc, comme infirmier car ayant refusé de tirer. Le retour à Paris. La confrontation à la lâcheté de ceux qui savaient. Un engagement politique se construisant au fil de rencontres avec des Sartre, Simone de Beauvoir, Guy Debord, Félix Guattari, Michel Foucault... Mai 68. La reprise en main politique et syndicale de la révolte de la jeunesse... Avec Les trous de mémoire, suite, Benoist Rey poursuit son récit. Une arrivée toute de hasard en Ariège dans un hameau du bout du monde. La méfiance narquoise des " purs porcs " à l'encontre des " zippis " soixante-huitards. Même pas la moitié de trois sous et beaucoup d'huile de coude pour retaper des ruines. Y installer une auberge. Une salle de spectacle. Une imprimerie. Une piscine associative. Un voyage " pèlerinage " en Algérie, avec son fils. Retour en Ariège. Des rencontres innombrables. Avec des gens " ordinaires " tous plus truculents les uns que les autres. Avec des " personnalités " de toutes sortes, dont Olivenstein. L'accueil, en toute liberté, de toxicos qui durera plusieurs années jusqu'à un couteau sous la gorge. Cent mille et unes petites et grandes luttes de toutes sortes s'égrenant à la grande horloge de la vie... Dans ce livre, à travers l'histoire de sa vie, Benoist Rey nous raconte, en fait, l'histoire d'une génération qui n'a jamais renoncé à changer les choses et la vie. Mais, ce livre ne se résume pas à cela : écrit dans une langue simple, alerte, dense, dépouillée de toute fioriture et de tout artifice, c'est également un bonheur littéraire rare. De ceux qui restent dans la mémoire !
Résumé : Pourquoi être féministe ? Cette question renvoie immanquablement à ce qui a provoqué l'émergence du féminisme, et bien avant toutes les polémiques, toutes les oppressions, les combats et les massacres qui ont jalonné la guerre des sexes. Cet état de fait est une domination masculine aussi vieille que l'humanité, mais qui inexorablement se délite, quoiqu'elle ait encore de beaux restes et un crépuscule qui tarde à venir... Les discussions actuelles autour du genre ont décidé l'auteure à s'attaquer à cet aspect des choses. Laurence Biberfeld est née en 1960. D'abord sous prolo puis institutrice, elle prend sa retraite et devient écrivaine (surtout de romans noirs) puis dessinatrice à partir de 2002.
Résumé : La prostitution, aujourd'hui, est un sujet de société sur lequel les empoignades se succédent. On qualifie d'abolitionnistes des mesures prohibitionnistes, tandis que le réglementarisme glamour déferle dans les médias, généralement célébré par des personnalités que leur niveau de vie met à l'abri de ses conséquences, comme il les préserve de la casse sociale. Cet essai s'efforce de remettre les pendules à l'heure dans une perspective féministe et libertaire, résolument abolitionniste, en faisant un tour historique, économique, philosophique et politique de la question. Décapant !
Fils de réfugiés espagnols, le nom de Franco a résonné dans mon corps d'enfant durant de longues années d'exil. Mais c'est uniquement au crépuscule de leur vie que mon père et ma mère ont accepté d'ouvrir leur mémoire au public. J'ai passé de longs mois à les écouter, écrire, lire et relire avec eux cette banale et en même temps extraordinaire épopée démarrée en 1933 dans un village de la province de Teruel, pour se terminer en 1945 dans le Berry. Ces témoignages de libertaires, acteurs et prisonniers de la tourmente de l'histoire, loin de s'inscrire dans un quelconque mythe fait ressurgir le vécu de gens simples qui n'ont jamais désespéré du combat pour la vie. On nous dira qu'il s'agit d'une vérité partiale et partielle sur la guerre d'Espagne et l'exil en France. Bien sûr. Il y a autant d'histoires que de subjectivités. Pourtant guidé par une rigueur intellectuelle partagée, nous n'avons rien édulcoré, rien caché des bonheurs et des déshonneurs d'une révolution ainsi que des infamies et des grandeurs d'une terre d'accueil… Ce travail en profondeur qui exhuma des sentiments enfouis sinon refoulés, exprimés avec des mots, souvent avec des soupirs, et parfois des larmes, transforma un récit familial en histoire chargée de valeurs humaines universelles.