Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Nos puissantes amitiés. Des liens politiques, des lieux de résistance
Raybaud Alice
LA DECOUVERTE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782348079702
On aime à se dire qu'elle est essentielle. Mais, en réalité, l'amitié est souvent raillée, considérée comme futile ou invisibilisée. Dans les films, les livres, les imaginaires et les récits que l'on fait de nos parcours, elle passe presque toujours à l'arrière-plan : la jeunesse terminée, elle devrait s'éclipser au profit du couple et de la famille. Elle est ce lien que l'on sacrifie volontiers les années passant, quitte à abandonner une petite part de soi avec. Mais pourquoi le couple romantique représenterait-il l'unique façon de cheminer avec d'autres dans l'existence ?Depuis quelques années, de plus en plus de personnes décident de revendiquer leurs amitiés et de s'engager pleinement dans ces relations. Elles y découvrent des lieux de joie, mais aussi de solidarité et de résistance face aux aliénations du système patriarcal, capitaliste et dans une période de grande incertitude écologique. Hétéros ou queers, entre femmes, entre hommes ou dans des groupes mixtes, elles et ils sont nombreux à réinventer, entre ami.es, des manières de militer, d'habiter, de consommer, de faire famille, de vieillir ensemble et, finalement, de prendre soin les un.es des autres.Mobilisant de nombreux entretiens, des références culturelles, des études sociologiques aussi bien que des textes philosophiques, Alice Raybaud montre que l'amitié porte une dimension libératrice puissante, qu'elle peut être une force de dissidence et d'émancipation. Elle appelle ainsi à réinventer ce lien, intime et politique, et à remettre nos amitiés au centre de nos vies.Table des matières : Introduction. Un territoire à reconquérir1. Avis de rechercheDe l'écran aux sciences sociales, où est passée l'amitié ?Les traces de l'amitié civile et virileL'histoire perdue des amitiés fémininesEndiguer la " menace "Un seul amour possible2. Un genre d'amitiéRester à la surface (de la masculinité)Entre mecs, faire partie de la meutePenser la possibilité de l'amitié femme-hommeLe problème de la friendzoneToutes rivales" La fille qui n'aimait pas les autres filles "3. Pirater le modèle du coupleS'autoriser d'autres horizonsReprendre possession de soiSoulever le couvercle de la soupapeFaire contre-pouvoirDémultiplier la tendresse4. Les gosses de l'amitiéUne famille composée" Déplier les possibles "Le care et le savoir en partageMères solas pas solosLes enfants des autres5. La révolution par les marges : la bande queerUne maison pour (être) soiFamille choisie et Noël entre gouinesSe tenir vivant·esLes frontières floues6. Copines de lutteQuand les amitiés féministes reprennent du terrainTravailler une " écoute radicale "L'amitié, un socle négligé du féminisme passé et futurUn " horizon exigeant "L'art politique de la joieQue faire de nos potes " problématiques " ?7. Contre-produireBâtir des mondes plus fertilesDes " bases arrière " en temps tourmentésPas de breadwinner sous notre toitÉloge de l'inutilité8. Vieillir ensembleSortir du tunnelL'urgence de penser d'autres plans vieillesseLes rebelles de la rue de la ConventionRester dans le mondeConclusion. Les amours pluriellesQuelques références pour nourrir vos amitiésRemerciements.
Cet ouvrage, illustré de photos inédites, décrit des promenades simples, pour tous, et des randonnées, plus ou moins sportives, qui permettent d'approcher et de voir les plus hautes montagnes de notre région. Le Parc National du Mercantour compte en effet une soixantaine de sommets dépassant les 2800m d'altitude. Où sont-ils ? Comment les reconnaître ? D'où les voit-on le mieux ? Quels sont les meilleurs belvédères accessibles à pied ou en voiture ? Ce guide répond à ces questions.
Résumé : Relance du mythe, voici une sorte de roman d'Ulysse, où les calculs aux prises avec l'Histoire (L'Iliade) ou avec le monde (L'Odyssée) sont cette fois ceux de la littérature elle-même. Ses visées, ses ruses, ses man?uvres avec ses chances et ses risques sont aux prises avec l'Histoire et avec le monde. Odyssée, de Claude Simon à Jorge Semprun, de Kateb Yacine à Edouard Glissant, versant Histoire ; de Michel Butor à Olivier Rolin, de Umberto Eco à Abdelwahad Meddeb, versant monde. Au milieu du siècle, avec L'Ere du soupçon, Nathalie Sarraute voulait " examiner certaines ?uvres du passé, du présent, pressentir celles de l'avenir pour découvrir à travers elles un mouvement irréversible ". Pour la seconde moitié du siècle, mutatis mutandis, autre époque, autre contexte, Le Besoin littéraire relève, à son niveau, d'une ambition de cet ordre. Il y va de la littérature, et il y va de nous.
Résumé : Comme en peinture, de Vermeer à Matisse, une femme à la fenêtre : éclairée, parcourue, transformée, multipliée, diffractée par les reflets, les présences et les mouvements du dehors et du dedans, du champ et du hors champ - beaucoup de monde, son monde, le monde. Et elle raconte : au présent, au passé, en rêve, avec les passages, les propos, les familiarités et les incongruités, et les traces des uns et des autres, ce qui lui est, ce qui leur est, disent-ils, raconte-t-elle, arrivé - son histoire, leur histoire, l'Histoire (qui hante la scène de l'intime). Autant de romans : elle, avec toute une vie derrière et un regard d'à présent, à qui ce qu'on appelle le réel n'advient guère que sous forme de récits, y joue et en joue, sans se démonter ni s'en laisser conter. Shéhérazade des temps qui courent, elle les met en scène, et elle avec, à la scène et à la ville, et en coulisse aussi : elle s'active, elle se démène, elle zoome, elle fabule, elle coupe, elle brode, elle arrange, elle pleure, elle exulte, elle s'effraie, elle se marre. Elle a son idée : un, le retour du Paraclet. C'est quoi, le Paraclet ? Gare, sorts dehors de " Pigeon vole ! ", plutôt : un bruit soudain comme un vent violent, des sortes de langues de feu, et un nuage de fumée - plus ou moins le monde comme il va, en somme, et comme il dure, ouvert à tous les vents, turbulent, troué, et nous qui le traversons, traversés.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Que signifie "protéger la nature" ? Répondre à cette question concrète, urgente, suppose d'affronter une question proprement philosophique. Car la notion même de "nature" ne va plus de soi. On a pris l'habitude d'aborder l'environnement à partir des oppositions entre nature et culture, naturel et artificiel, sauvage et domestique, que la globalisation de la crise environnementale a effacées : le changement climatique remet en cause la distinction traditionnelle entre histoire de la nature et histoire humaine. Ces oppositions tranchées n'ont plus lieu d'être, mais leur effacement ne signifie pas pour autant le triomphe de l'artifice. On peut continuer à parler de "nature" et même en parler mieux, parce qu'il n'y a plus à choisir entre l'homme et la nature, mais plutôt à se-soucier des relations entre les hommes, dans leur diversité, et la diversité des formes de vie. Que l'on s'intéresse à la protection de l'environnement, aux techniques ou à la justice environnementale, cet ouvrage montre qu'il est possible de concilier le souci de la nature, la diversité des cultures et l'équité entre les hommes ; et qu'il existe aussi des manières d'agir avec la nature et pas contre elle.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Résumé : Soudain, ils sont devenus riches. Très riches. Millionnaires. Et ce fut parle seul fait du hasard. Pour la première fois, la Française des Jeux a permis à des sociologues d'entrer en contact avec des "grands gagnants" du jeu Loto. Pour la première fois aussi, ces gagnants ont accepté de participer à des entretiens approfondis. Ce qu'ils disent, c'est une vie bouleversée, c'est de la joie, mais ce sont aussi de multiples questions touchant à la famille et aux amis, au travail, à l'argent, aux rêves à réaliser, avec en toile de fond ce paradoxe : parce que leur éducation ne les y a pas préparés, la plupart des gagnants doivent surtout apprendre à être riches ! Comment apprivoiser la richesse subite : tel est finalement l'un des principaux thèmes de cet essai qui, au-delà des magnifiques portraits de gagnants qu'il propose, est le premier à analyser en profondeur et à mettre en perspective cette forme de richesse.
Peu d'idées sont autant galvaudées aujourd'hui que celle de " réalité ". Hommes politiques, chefs d'entreprise, mais aussi économistes, romanciers s'en réclament : seul le réalisme semble recevable, et il suffit à tout justifier. La réalité constitue désormais, dans notre mentalité collective, la valeur étalon. Elle est le nouveau dieu que nous vénérons ; le dernier qui reste en magasin, peut-être. Mona Chollet épingle l'usage pernicieux de cette notion dans tous les types de discours et démontre pourquoi l'injonction réaliste relève de l'imposture. Dans ce livre mordant et salutaire, elle met à nu l'idéologie implicite de certains " réalistes ", elle ouvre aussi joyeusement un chemin de traverse. Elle nous rappelle les bienfaits de l'imagination et du rêve, non pas pour " fuir la réalité ", mais au contraire pour se donner une chance de l'habiter pleinement.
Faire de la sociologie une science, tel était le souhait de Durkheim lorsqu'il publie en 1894 cet ouvrage dans la Revue philosophique. Appliquant le rationalisme scientifique aux phénomènes sociaux, la sociologie a pour vocation d'établir des lois de la vie sociale comme il existe des lois de la nature. Dans une introduction, François Dubet explique l'argument de Durkheim, ses lignes de force mais aussi les quelques aspects plus critiquables, plus d'un siècle après la publication du livre.
Résumé : L'étranger : menace ou promesse ? Une étude magistrale d'un des pères de la sociologie moderne sur une question qui agite nos sociétés à l'heure des tensions communautaires et du scandale des migrants. Pour Simmel, dans ce texte culte, c'est quelqu'un qui appartient à un groupe sans en faire partie car, venu d'ailleurs, il n'en partage ni l'histoire ni la culture. Ce n'est pas un marginal, et pas non plus un exclu. Ce n'est pas un touriste. Il y a du positif en lui puisqu'il apporte au groupe des qualités étrangères à celui-ci. Ni là-bas, ni d'ici, il est l'intermédiaire idéal, le pont, entre deux groupes. Il importe des idées et des marchandises. Il est plus libre dans son jugement, moins empêtré dans les conventions et les habitudes. On se confie à lui, et il est bon juge. C'est d'ailleurs en Italie, pays de plus en plus violemment opposé aux étrangers, que certaines cités, autrefois, ont fait appel à des étrangers pour rendre la justice. Peut-être est-ce l'occasion de le rappeler.