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Yombé, un ouvrier du Mali postcolonial
Toé Richard ; Ray Christiane
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782343156156
Ces entretiens font revivre, à travers un destin singulier, le combat des Maliens pour prendre en main l'avenir de leur pays en s'appuyant sur les connaissances techniques des ouvriers, l'utilisation de la langue nationale, la confiance dans les savoirs traditionnels. Yombé Richard Toé est né "vers 1940" au Soudan (le Mali actuel), dans l'ancien empire colonial français. Il a environ 16 ans lorsqu'il décide - après avoir changé de religion et de prénom - de continuer sa scolarité dans un centre technique à Bamako alors que le pouvoir colonial français ne favorisait pas la formation des jeunes Africains. Son séjour de quelques années en France lui permet d'améliorer ses connaissances aussi bien techniques qu'idéologiques, mais est brusquement interrompu par son expulsion en mai 68. Il mène ensuite son combat au Mali, sans jamais chercher à accéder à des postes de pouvoir mais en mettant ses compétences au service de l'indépendance technologique et de la construction démocratique du pays. Il sera le premier responsable malien d'une usine d'égrenage de coton. Actuellement, à près de 80 ans, il fait partie de plusieurs associations et s'investit dans la diffusion du n'ko, système de transcription des langues mandingues en Afrique de l'Ouest. Au cours de 36 entretiens avec Christiane Ray, enseignante retraitée, avec qui il est ami depuis plus de 50 ans, il évoque les grandes étapes de son parcours, sa participation à la vie politique et économique du Mali, ses intérêts de toutes sortes.
Au Burkina Faso, la Coopération décentralisée est, sans aucun doute, entrée dans l'histoire du développement par la porte du bon sens. De plus en plus, elle prend le relais de l'Etat dans tous les secteurs de la vie économique et sociale, qui se trouve soulagé de certaines opérations de développement et de leurs coûts. Son appropriation par les populations rurales, à travers des structures locales de développement, est un gage de la prise de conscience de celles-ci et de l'éveil à jamais des campagnes africaines. L'Association pour le développement du village de Sien (ADESI) est un exemple de la foi en cette Coopération décentralisée. Elle exprime l'engagement d'une communauté rurale à refuser la fatalité de l'Histoire. Ici, hommes et femmes participent désormais à égalité aux différents chantiers de développement, révolutionnant ainsi la division sociale classique de travail. Cet ouvrage est un témoignage au quotidien d'un village à "l'épreuve du développement" et... face à son destin.
Comment écrire l'histoire d'une Afrique forte, face à la dérive langagière et comportementale de certains Occidentaux, face à ce racisme qui résiste au bon sens et à la raison ? Ce livre balaie les conceptions péjoratives à l'endroit du peuple noir inculquées par les adeptes de l'esclavage et de la colonisation. Il porte également un regard sur la nouvelle Afrique. Celle dont certains enfants se vouent à une lutte idéologique improductive. Une lutte qui doit être plus responsable, plus sincère, dans une vision de travail et d'amour, au-delà des diatribes et des accusations incongrues dans lesquelles s'illustrent les "narco-panafricains" .
Cet ouvrage est la version n'ko de "Yombé Un ouvrier du Mali postcolonial", livre d'entretiens entre Chrisitane Ray et Richard Toe, qui évoque les grandes étapes de son parcours, sa participation à la vie politique et économique du Mali et ses intérêts de toutes sortes.
Les politiques environnementales correspondent généralement à un choix de société vis-à-vis du traitement de la nature. Elles renvoient le plus souvent à la mise en place d'un système dual de développement qui ne règle en rien le problème de la protection de l'environnement. Le paradigme du développement durable auquel se réfère la relance de la culture du coton conventionnel se réduit à une logique marchande qui se traduit par la remise en cause de cet environnement. A travers le coton et la conservation de la biodiversité, cet ouvrage traite d'un thème bien plus récurrent. Celui de la contradiction entre objectifs de développement et les difficultés à opérer une alternative agricole plus respectueuse des ressources naturelles en Afrique subsaharienne.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.