Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
LA DOCTRINE LEIBNIZIENNE DE LA VERITE ASPECTS LOGIQUES ET ONTOLOGIQUES
RAUZY
VRIN
31,01 €
Épuisé
EAN :9782711615254
Toujours, dans toute proposition affirmative véritable, nécessaire ou contingente, universelle ou singulière, la notion du prédicat est comprise en quelque façon dans celle du sujet, praedicatum inest subjecto ou bien je ne sais ce que c'est que la vérité. " Parce qu'elles mettaient principalement l'accent sur les liaisons conceptuelles, les précisions de ce genre ont été interprétées comme autant d'indices permettant de reconstituer le contenu du prédicat de vérité à partir de présupposés cohérentistes. Dans le consensus qui s'est établi sur ce point, le plus souvent de manière implicite, le rôle herméneutique très excessif accordé à la notion de système a eu une portée aussi considérable que le contenu des quelques textes généralement allégués. Si l'on admet, au contraire, qu'il y a bien une "doctrine leibnizienne de la vérité" comme il y a, par exemple, une doctrina conditionum en droit - c'est-à-dire un ensemble de thèses largement héritées de la tradition et néanmoins susceptibles d'un très haut degré de rationalité - alors on est amené à inscrire la position de Leibniz dans le contexte du débat relatif à l'adaequatio, rei et à souligner davantage ce qui l'apparente à une théorie de la vérité-correspondance. Cet argument principal est soutenu par des analyses de détail dans la logique. Une attention particulière est apportée aux valeurs des variables du nouveau calcul, à la fonction du prédicat de possibilité, au problème relatif à la constantia subjecti et au statut des entités intensionnelles. L'image de l'ontologie leibnizienne s'en trouve modifiée et précisée : à la fois possibiliste - puisqu'elle est peuplée d'entités inactuelles - et factualiste - l'identité des particuliers, les propriétés et relations qui sont les leurs sont distinguées et pourtant inséparables - elle est traversée de tensions importantes et occupe une place tout à fait singulière dans cette partie de la philosophie qui connaît aujourd'hui un si profond renouveau.
Depuis les années 70, la politique scolaire tend à privilégier le point de vue des experts en pédagogie. On néglige les savoirs élémentaires, on se méfie des professeurs, on entend faire de l'école un "lieu de vie", on dénonce le conservatisme des Anciens qui voudraient barrer la route aux Modernes en défendant une école du passé.Et si l'opposition entre conservatisme et modernisme n'était qu'une habile façon de masquer les véritables enjeux de la politique scolaire? L'école a pour vocation de transmettre les savoirs et les oeuvres. En renonçant à cette exigence, l'idéologie qui a cours aujourd'hui mesure-t-elle vraiment les risques qu'elle fait peser sur l'école de demain? Plutôt que d'encourager cette fuite en avant, une politique d'éducation raisonnable doit retrouver les équilibres fondamentaux dont l'école a besoin.
Freud Sigmund ; Rauzy Alain ; Altounian Janine ; B
Résumé : "L'opposition entre psychologie individuelle et psychologie sociale, ou psychologie des masses, qui peut bien à première vue nous apparaître comme très significative, perd beaucoup de son tranchant si on la considère de façon approfondie. Certes, la psychologie individuelle est réglée sur l'homme individuel et elle s'attache à savoir par quelles voies celui-ci cherche à accéder à la satisfaction de ses motions pulsionnelles, mais, ce faisant, elle ne se trouve que rarement en mesure ? dans des conditions d'exception déterminées ? de pouvoir faire abstraction des relations de cet individu avec d'autres individus. Dans la vie d'âme de l'individu, l'autre entre en ligne de compte très régulièrement comme modèle, comme objet, comme aide et comme adversaire, et de ce fait la psychologie individuelle est aussi, d'emblée, simultanément, psychologie sociale, en ce sens élargi mais tout à fait légitime."
« Nous sommes donc nous-mêmes,[...] comme les hommes originaires, une bande de meurtriers. »Sigmund FreudEn 1915, alors que le conflit mondial est déclenché, Freud analyse les relations complexes qui unissent la guerre et la mort. La guerre a détruit l'illusion que les acquisitions culturelles étaient immuables, elle a impitoyablement mis à nu les motions pulsionnelles primitives. L'homme civilisé se comporte à l'égard de la mort de la même façon que l'homme originaire de Totem et tabou. En 1932, alors même que le nazisme se prépare à ravager l'Europe, Einstein et Freud réfléchissent aux moyens les plus propres à enrayer la guerre. Pour qu'en définitive le droit l'emporte sur la violence, c'est encore une fois le processus culturel qu'il importe de favoriser.
Avez-vous déjà osé mélanger peinture, collage et feutre sur une même toile ? Créer des masques africains en papier recyclé ? Livrer votre propre interprétation de la Joconde ? Afin de laisser grandir et s'exprimer l'artiste qui sommeille en chacun de vous, ce livre propose un ensemble de projets artistiques originaux à réaliser à deux, à quatre, voire à plus de mains ! Assemblage, collage, pliage, modelage, dessin, peinture, calligraphie... vous allez pouvoir expérimenter un éventail de techniques mixtes qui se complètent et se font écho au fil de votre inspiration. Organisées selon un niveau de difficulté progressif, les réalisations sont accessibles aux enfants dès 6 ans accompagnés d'un adulte, mais aussi justement à tous les adultes qui veulent retrouver leur créativité d'enfant ! Une gamme restreinte d'outils est conseillée pour chaque activité ? crayons, colle, tubes de peinture, etc. ? mais le but du jeu est plutôt de vous approprier d'autres matériaux, voire des objets du quotidien, pour créer à l'infini. C'est en essayant et en ratant qu'on fait naître le talent !
Nombreuse, infiniment ondoyante et diverse, cette pensée n'est qu'une charité toujours active dont le mouvement incessant tend vers des objets qui nous échappent ou vers les aspects inconnus de ceux que nous percevions déjà. Comment suivre une telle pensée sans être cette pensée même (...)? ". Le présent ouvrage tente une réponse en même temps qu'il pose la question. Considérant que les écrits de Bonaventure dessinent moins une progression linéaire qu'ils ne suivent un " ordre du coeur ", Etienne Gilson propose ici, après un chapitre introductif de nature biographique qui cherche l'homme derrière l'oeuvre, un parcours circulaire autour du centre de la synthèse bonaventurienne, le Verbe, incarné en la personne du Christ. C'est ainsi que se trouvent abordés les thèmes fondamentaux que sont la critique de la philosophie naturelle, l'évidence de l'existence de Dieu et le problème de la science et de la volonté divines, mais aussi la création, les corps inanimés, les animaux, l'âme humaine, les anges, ou encore l'illumination, la grâce et la béatitude. Ces études convergent et culminent tout à la fois dans un dernier chapitre qui s'attache à saisir l'esprit de ce penseur. A l'encontre de l'argument qui consiste à qualifier Bonaventure de mystique pour le reléguer hors de l'histoire de la philosophie, Etienne Gilson se propose de recourir précisément à cet argument pour l'y réintégrer : le sentiment mystique, pénétrant en effet toutes les couches de l'édifice, est ce qui lui confère sa systématicité, et une systématicité telle que cette mystique spéculative bonaventurienne partage seule avec la doctrine thomiste le titre de synthèse de la pensée scolastique tout entière. Tendant toujours vers une métaphysique de la mystique chrétienne comme vers son terme ultime, cette pensée témoigne simultanément de la nécessité de la science et de sa subordination aux " ravissements mystiques ", et se situe à la rencontre des influences de saint François, de saint Augustin et des exigences systématiques des Sommes de Thomas d'Aquin. L'oeuvre de Bonaventure marque ainsi un moment capital dans le long progrès par lequel la théologie scolastique parvint à l'unité d'un système.