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Le Symbolisme
Rapetti Rodolphe
FLAMMARION
30,00 €
Épuisé
EAN :9782080113429
Innervant les arts et les lettres entre les vingt dernières années du XIXe siècle et la Première Guerre mondiale, le courant symboliste contient en germe de nombreux aspects de l'art moderne, de l'abstraction au surréalisme. En révolte contre une époque marquée par le positivisme, il est essentiellement un art de l'idée et de la subjectivité, où se combinent quête de la modernité et recherche délibérée d'archaïsme. Se nourrissant de la pensée philosophique des romantiques allemands, de la théorie baudelairienne des "correspondances" et de l'idée wagnérienne d'art total, il tend à une unité intemporelle entre l'homme et le monde, unité perdue qui ne sera retrouvée que dans l'évocation du mythe. Les préraphaélites anglais, Gustave Moreau, Puvis de Chavannes, comptent parmi les figures tutélaires de ce mouvement et nombre despersonnalités les plus novatrices de cette période - Gauguin, Redon, Ensor, Munch ou Hodler, mais aussi Burne-Jones, Böcklin, Khnopff et Klimt - figurèrent dans ses rangs. Cette grande synthèse présente le symbolisme sous un jour neuf et met en relief les particularités du contexte intellectuel européen dans lequel il s'est développé. Les innovations formelles de la fin du XIXe siècle, du cloisonnisme à l'usage de la couleur inobjective, y sont analysées en profondeur.
Innervant les arts et les lettres entre les vingt dernières années du XIXe siècle et la Première Guerre mondiale, le courant symboliste contient en germe de nombreux aspects de l'art moderne, de l'abstraction au surréalisme. En révolte contre une époque marquée par le positivisme, il est essentiellement un art de l'idée et de la subjectivité, où se combinent quête de la modernité et recherche délibérée d'archaïsme. Se nourrissant de la pensée philosophique des romantiques allemands, de la théorie baudelairienne des correspondances et de l'idée wagnérienne d'art total, il tend à une unité intemporelle entre l'homme et le monde, unité perdue qui ne sera retrouvée que dans l'évocation du mythe. Les préraphaélites anglais, Gustave Moreau, Puvis de Chavannes, comptent parmi les figures tutélaires de ce mouvement et nombre des personnalités les plus novatrices de cette période - Gauguin, Redon, Ensor, Munch ou Hodler, mais aussi Burne-Jones, Böcklin, Khnopff et Klimt - figurèrent dans ses rangs. Cette grande synthèse présente le symbolisme sous un jour neuf et met en relief les particularités du contexte intellectuel européen dans lequel il s'est développé. Les innovations formelles de la fin du XIXe siècle, du cloisonnisme à l'usage de la couleur inobjective, y sont analysées en profondeur.
Lorsqu'il meurt à Marseille en 1930, le peintre et sculpteur belge Henry de Groux laisse inaboutis plusieurs projets littéraires, dont l'édition du Journal qu'il avait commencé en 1892. Composé de dix-huit volumes manuscrits, ce document capital pour l'histoire de l'art et de la littérature était demeuré inédit jusqu'à ce jour et avait été conservé par les descendants de l'artiste, qui en ont généreusement fait don à l'Institut national d'histoire de l'art en 2002. Considéré en son temps comme un des peintres les plus novateurs de la génération symboliste, proche de Léon Bloy, célébré par Verhaeren, Aurier ou Gourmont, puis par Apollinaire, Henry de Groux a été néanmoins progressivement oublié durant le XXe siècle. Sa vie fantasque, qui ne tarda pas à se muer en légende, a relégué au second plan une ?uvre étrange et visionnaire, où brillent les derniers feux du romantisme. Personnage paradoxal, Henry de Groux ne pouvait à proprement parler "tenir" un journal. Le texte commencé dans sa jeunesse avec la volonté de consigner au jour le jour les événements de son existence se transforma au fil du temps, pour devenir un hybride littéraire où l'actualité se mêle insensiblement au souvenir et où le quotidien jouxte les essais poétiques, les considérations sur l'art, les pensées philosophiques. Cette sélection en restitue tous les aspects, selon une grille de lecture correspondant aux grands thèmes qui donnent à ce "palimpseste" sa structure profonde. On y croise les principaux acteurs du Paris intellectuel de la fin du XIXe siècle, de Félicien Rops à Oscar Wilde en passant par Verlaine et Whistler, on y suit au jour le jour l'affaire Dreyfus, mais on y découvre surtout une des personnalités artistiques les plus originales de son temps et un authentique écrivain.
Le symbolisme européen et l'émancipation de la conscience qu'il véhicule sont indissociables dans les pays baltes de leur indépendance, survenue peu après la fin de la Première Guerre mondiale. Par le recours à la légende ou au folklore, l'Estonie, la Lettonie et la Lituanie, au-delà de l'influence de Munch, de Gallen-Kallela, de Gauguin ou encore de Van Gogh, ont forgé un langage qui leur est propre, empreint de la beauté des paysages de ces pays entre mer et forêt. La découverte de ceseeuvres singulières oblige à porter un regard nouveau sur ce mouvement artistique majeur à la charnière des XIX° et XX° siècles, le symbolisme. "Je suis un sauvage", écrivait Paul Gauguin en route vers les îles Marquises. Un siècle plus tard, ces " âmes sauvages " sont enfin ici à l'honneur.