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Henry de Groux 1866-1930. Journal
De Groux Henry ; Rapetti Rodolphe ; Wat Pierre
KIME
28,40 €
Épuisé
EAN :9782841744176
Lorsqu'il meurt à Marseille en 1930, le peintre et sculpteur belge Henry de Groux laisse inaboutis plusieurs projets littéraires, dont l'édition du Journal qu'il avait commencé en 1892. Composé de dix-huit volumes manuscrits, ce document capital pour l'histoire de l'art et de la littérature était demeuré inédit jusqu'à ce jour et avait été conservé par les descendants de l'artiste, qui en ont généreusement fait don à l'Institut national d'histoire de l'art en 2002. Considéré en son temps comme un des peintres les plus novateurs de la génération symboliste, proche de Léon Bloy, célébré par Verhaeren, Aurier ou Gourmont, puis par Apollinaire, Henry de Groux a été néanmoins progressivement oublié durant le XXe siècle. Sa vie fantasque, qui ne tarda pas à se muer en légende, a relégué au second plan une ?uvre étrange et visionnaire, où brillent les derniers feux du romantisme. Personnage paradoxal, Henry de Groux ne pouvait à proprement parler "tenir" un journal. Le texte commencé dans sa jeunesse avec la volonté de consigner au jour le jour les événements de son existence se transforma au fil du temps, pour devenir un hybride littéraire où l'actualité se mêle insensiblement au souvenir et où le quotidien jouxte les essais poétiques, les considérations sur l'art, les pensées philosophiques. Cette sélection en restitue tous les aspects, selon une grille de lecture correspondant aux grands thèmes qui donnent à ce "palimpseste" sa structure profonde. On y croise les principaux acteurs du Paris intellectuel de la fin du XIXe siècle, de Félicien Rops à Oscar Wilde en passant par Verlaine et Whistler, on y suit au jour le jour l'affaire Dreyfus, mais on y découvre surtout une des personnalités artistiques les plus originales de son temps et un authentique écrivain.
Résumé : Encore un ouvrage sur l'évaluation ! Oui, mais un livre résolument tourné vers la pratique et qui prend en compte les élèves non pas pour les distinguer, les classer... les récompenser ou les punir, mais pour leur permettre de mieux apprendre et de se construire en tant que personne ; un livre qui montre que l'évaluation n'est pas la notation mais un travail de tous les instants et un élément essentiel de formation. L'enseignant n'est plus un juge mais un formateur, un éducateur qui ne se sent plus coincé entre les élèves, les parents, l'administration et les programmes, mais qui est en empathie avec ceux qui apprennent. Gérard De Vecchi s'appuie abondamment sur des exemples, et propose de nombreux outils et des démarches pratiques qui permettent de répondre aux demandes officielles tout en conservant comme priorité absolue... l'élève !
Le cocktail ne s'invite plus seulement à l'apéro. Avec ou sans alcool, il se sirote désormais tout au long du repas. Découvrez des associations aussi surprenantes que délicieuses, qui mettront en avant les saveurs des plats, quels qu'ils soient. Pimpez votre club sandwich du midi avec un cold brew, savourez de délicieuses langoustines poêlées pour le dîner avec un cocktail à la noisette, servez des pancakes fluffy au brunch du dimanche avec un cocktail à base de gin et de liqueur de fleurs de sureau. 60 plats associés à 60 cocktails pour une expérience qui va shaker !
Les liens familiaux sont au coeur des films d'animation Disney et Pixar. Frères et soeurs, parents et enfants, oncles et neveux... ces liens sont puissants et forgent des relations profondes. Redécouvrez les familles Disney les plus célèbres à travers 60 coloriages inédits : Elsa, Anna et leurs parents ; Donald, Riri, Fifi et Loulou ; la famille Parr ; Mérida et ses frères ; Vaiana et sa grand-mère...
Des activités créatives qui apportent calme, concentration et apaisement. Une pause inattendue et bénéfique pour les petits comme pour les grands ! 8 tableaux à gratter, des pas à pas et 1 stylet. Grâce au contenu de cette pochette, crée des décorations vraiment uniques sur le thème du printemps ! Cette activité demande à l'enfant de la patience et de l'application et lui procure à la fin le plaisir d'offrir des tableaux très réussis !
Qui était vraiment Gustave Flaubert ? On le savait en proie à de grandes contradictions, mais qui aurait pu dire que cette critique permanente de la Bêtise, cette souffrance de l'écrivain à la tâche, cette obsession du style étaient le résultat de névroses, d'un rapport des forces psychiques entre revendications pulsionnelles et inhibitions ? Et si la "grande synthèse" poétique à laquelle il aspirait tant n'était que le regret ou le constat de l'absence d'un Moi unifié ? Patrick Mathieu, en étudiant la Correspondance et les oeuvres de Flaubert, nous fait découvrir un auteur en constant décalage avec lui-même, jouant double-jeu dans le théâtre de la vie, et dont la souffrance affichée, revendiquée, n'est pas qu'artistique : elle puise ses origines au fond de son être, dès son plus jeune âge, dans un dégoût permanent de la vie qu'il tentera difficilement de masquer avec sa "marotte" , la littérature. C'est que Flaubert porte en lui le faix de secrets, selon lui "indisables" , de nature sexuelle, et il a choisi de les révéler de façon cryptée par le biais de la médiation littéraire : pour ce faire, il portera publiquement une autre croix, celle de la Littérature, maîtresse exigeante, fondant ainsi malgré lui le nouveau mythe de l'écrivain dévoué au labeur du style et vivant en martyr la Passion de l'Art.
L'idéologie américaine repose sur un principe : chacun peut réussir dans ce pays s'il s'en donne la peine. Cette assertion a inspiré un concept : le rêve américain. Cependant, comme dans tout autre pays, seule une minorité connaît le succès. Si l'essentiel du cinéma américain fait l'apologie des Etats-Unis, il existe un faible pourcentage de cinéastes qui ont choisi, dès la naissance du parlant au moins, d'offrir une image beaucoup plus sombre de leur pays. Ainsi est né un personnage paradoxalement très américain, le loser, celui qui, pour avoir cru au rêve, paye le plus souvent sa conviction au prix de sa déchéance et même de sa vie. En réalité, le loser est le produit de trois données : l'histoire, qui repose sur un quasi-génocide et sur l'esclavage ; le calvinisme, qui fait de l'élection divine le moteur de toute existence ; le capitalisme qui privilégie absolument la réussite économique au détriment de la loi sociale. Avec plus ou moins de constance, tous les genres cinématographiques ont montré des personnages de losers, mettant ainsi en évidence une véritable sociologie des laissés-pour-compte. Ce faisant, le cinéma américain, montrant les tares d'une société productrice d'individus trahis par l'illusion à laquelle elle incite à croire, démontre à la fois que l'Amérique n'est pas l'Eden dans lequel les Pèlerins ont pensé pénétrer, et qu'elle est condamnée, comme le loser, à l'échec, parce qu'elle contient dans ses fondements les tares qui auront raison d'elle.
Faye Emmanuel ; Lassègue Jean ; Rastier François ;
Bien au-delà de la seule philosophie, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l'histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. Un nouveau regard s'impose, à la lumière des oeuvres publiées depuis lors. Les vingt-cinq tomes de l'édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007. S'y s'ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger, édition de référence mais sans garantie scientifique, moins d'une dizaine reste programmée, mais d'ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d'engager une relecture critique de l'ensemble. C'est donc à présent seulement que l'on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux auteurs. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences, en particulier celles de la culture, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant, l'opposition entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l'ontologie identitaire ; enfin, entre la possibilité même d'une éthique ou son rejet de principe. Tous ces thèmes contradictoires exigent aujourd'hui une révision critique, non seulement rétrospective, mais aussi ancrée dans le présent. Car au-delà même de la philosophie, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent ces deux voies qui s'opposent aujourd'hui.