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L'identité nouvelle du psychologue. Positionnement clinique paradoxal
Raoult Patrick Ange
L'HARMATTAN
29,50 €
Épuisé
EAN :9782343218595
En regard d'une triple expérience — clinicienne, universitaire et syndicale —, Patrick Ange Raoult rend compte, au travers d'articles parus dans des revues non indexées appartenant à la littérature grise et de conférences à l'intention d'un public de psychologues, des préoccupations et débats relatifs à la profession. Les problématiques de l'identité du psychologue sont abordées au travers de l'actualité de l'analyse du récent rapport IGAS voulant définir ce qui est attendu des psychologues. Elles abordent la réorganisation des cursus de formation et des orientations universitaires dans un contexte de modifications législatives. Le mal-être du psychologue, dans ses diverses facettes, est longuement abordé avec les conséquences induites au plan de la clinique. Ceci impose de s'interroger sur les processus de formation universitaire et leurs orientations, de même que sur la place institutionnelle du psychologue et les postures qu'il prend. En raison de la création du corps professionnel des psychologues de L'Education nationale, l'auteur discute les positionnements qui seraient souhaitables et, enfin, propose deux modèles d'organisation de la profession de psychologue : l'un relatif au principe de Haut Conseil assurant une légalisation du Code de déontologie, l'autre au principe de garantie de la qualification dans le cadre du projet Parcours de soins.
En regard de l'évolution de la place des psychologues, trois axes d'interrogation seront suivis. Le premier portera sur la formation à/de la clinique à l'Université et sur le statut attendu des enseignants. Il interrogera l'absence des professionnels dans le cursus de formation. Le second concernera la psychothérapie dans son rapport avec les fonctions de psychologues. Elle rencontrera le problème du devenir de la psychanalyse dont on constate le déclin en Université. Le troisième se demandera quelle serait l'organisation professionnelle nécessaire pour autant qu'on puisse définir ses missions et ses pouvoirs. Les dissociations, scissions et conflits qui trament la psychologie depuis ses origines, la fragilité statutaire et professionnelle des psychologues viennent peut-être en écho avec le mode de formation. Une formation inadéquate, la montée en force du courant cognitiviste, le recrutement de jeunes chercheurs hyperspécialisés cooptés en regard de leur inculture clinique et la promotion des protocoles comportementalistes visant une orthopédie réadaptatrice préfigurent une transformation radicale de la psychologie dans les prochaines années. L'absence des professionnels comme force politique dans les orientations, dans les cursus de formation, dans les lieux de décision ne peut que conforter celle modification. La réorientation due aux forces en présence, le changement de paradigme scientifique et la rationalisation politique des coûts de santé publique favorise ce mouvement. Dans ce sens on peut craindre une déqualification des psychologues venant aggraver non seulement l'insécurité sur le terrain mais aussi la non spécificité de leurs interventions. Ces divers points sont interrogés par les auteurs et des propositions sont avancées pour sortir d'une impasse probable.
Au travers de l'étude de la psychomotricité, cet ouvrage se livre à une double analyse, à la fois épistémologique et socioprofessionnelle, concernant la psychologie clinique. L'émergence des praxis à médiation conduit à sérier les modalités épistémologiques de transposition et de dérivation des concepts psychanalytiques, en particulier celui de transfert préalablement étudié dans l'ouvrage : Le transfert en extension, chez le même éditeur. Cette émergence n'est pas détachable de la constitution de métier et de profession. A ce titre, nombre d'apories de la psychologie clinique et nombre d'impasses statutaires et fonctionnelles de la profession de psychologue clinicien seront abordées au travers de la crise épistémique de la psychomotricité, corps de métier créé artificiellement à partir du champ de la psychologie. La tension qu'éprouvent les psychomotriciens à l'égard de la fonction de psychothérapeute, leur dépendance statutaire au médical, la référence fascinée mais peu rigoureuse faite aux théories paradigmatiques, en particulier psychanalytiques, exemplifient une triple césure idéologique, celle entre clinicien et psychanalyste, celle entre praticien et universitaire, celle entre technicien et responsable institutionnel. Ces aspects ouvrent la question de la fonction limite de la psychologie clinique, toujours tentée par sa propre négation.
Le sujet de la post-modernité semble en proie au pire. Face à l'indétermination démocratique et au discours de la science, menacée par la désaffiliation sociale, il ne trouve plus d'étais en raison du déclin des solidarités instituées et des cadres symboliques. Confronté à l'incertain, il n'a plus que lui-même comme seul recours, s'exposant de fait aux risques d'une perte d'identité et d'une désubjectivation. Entre deux bornes, les formes de l'errance et les conduites extrêmes destructrices, le sujet post-moderne est un sujet du désarroi, en mal d'identité. La clinique quotidienne souligne l'émergence de nouvelles formes pathologiques, de nouvelles maladies de l'âme avec une prédominance de troubles touchant à l'expression sociale (polytoxicomanies, passages à l'acte, actes suicidants, violences et délinquances, actes pervers polymorphes, etc.). Cette clinique est celle d'organisations limites de la personnalité ou états-limites en rapport étroit avec les mutations actuelles du fonctionnement social. Cet ouvrage se veut une exploration psychopathologique de ces troubles psychiques du sujet post-moderne.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.