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Nietzsche et le Crucifié. Turin 1888
Rance Didier
AD SOLEM
30,29 €
Épuisé
EAN :9782372980067
Entre Nietzsche et le Saint-Suaire, qu'y a t-il de commun ? Une ville : Turin. C'est là que le philosophe a passé les mois qui ont précédé son effondrement dans la démence, en mai 1888, tout près de la chapelle qui conserve le Suaire. Faut-il n'y voir qu'une coïncidence ? Né de l'étonnement devant l'ignorance qui entoure ce dernier moment de la vie lucide de Nietzsche, ce livre nous fait découvrir le combat spirituel que le philosophe mène avec le Christ. Il commence par une enquête historique à nouveaux frais et révèle des épisodes méconnus - voire encore inconnus - de la vie de Nietzsche à Turin. La figure de l'homme y apparaît sous un jour bien différent de la légende attachée à son nom. Puis Didier Rance présente le face à face entre celui qui s'était autoproclamé Antichrist et Jésus Christ. Les attaques de Nietzsche à l'endroit du christianisme et de son fondateur sont connues ; on les dit décisives. A travers la voix des papes contemporains qui ont tous médité devant le Suaire, il est possible de pressentir la réponse que le Crucifié apporte à la critique nietzschéenne. Une réponse fondée sur la miséricorde qui éclaire en profondeur le sens du nihilisme dont Nietzsche a voulu être le prophète, et dans lequel se trouve plongé notre monde.
Qu'est-ce que la vérité? Le résultat d'une équation philosophique? Une chimère indigne de la postmodernité? Pour les chrétiens des premiers siècles, la vérité était avant tout une personne, Jésus-Christ, pour qui ils donnèrent leur vie afin de témoigner de la vérité devant les puissances de ce monde. Et pour nous? Avons-nous encore conscience aujourd'hui du lien qui unit le martyre et la vérité? Erik Peterson (1890-1960) écrivit les trois essais réunis dans ce livre à l'heure où les régimes totalitaires persécutaient le christianisme, en Allemagne et en Russie. Nous nous trouvons après le "siècle du martyre", et la semence du sang de ces générations de croyants tombée en terre ne demande qu'à lever en moisson de chrétiens. Alors qu'Erik Peterson médite sur le sens du martyre à la lumière de l'Ecriture et de l'histoire de l'Eglise primitive, Didier Rance prolonge cette réflexion et la rapproche de notre temps, qui doit reprendre ce travail à la lumière des "martyrs du XXe siècle". Ce rapprochement fait de Témoin de la vérité un livre prophétique, qui nous appelle à être à notre tour des témoins du Christ, prêtre et roi, au milieu d'un monde qui veut confiner notre foi dans nos consciences et nos sacristies.
Nous sommes enveloppés dans une nuée de témoignages... Avec gratitude et espoir, avec le souvenir et le pardon du coeur, écoutons l'histoire des souffrances et de l'amour, vécue par quelques-uns de nos frères et soeurs dans la foi", Jean-Paul II. En réponse à cet appel, voici les portraits de dix grands témoins de la foi dans la persécution en Europe de l'Est : évêques clandestins (devenus ensuite cardinaux), prêtres, religieuses, laïcs. Ces portraits sont tous fondés sur des entretiens avec ces témoins de la foi. Ces témoignages concourent à une découverte surprenante : il n'y a pas deux types de chrétiens, les uns pour les épreuves, les souffrances, voire la mort violente, les autres pour une vie où cela ne coûterait pas plus cher d'être chrétien que d'appartenir à un club ou une association. Etre chrétien est toujours et partout exigeant, voire crucifiant, et partout si formidable que cela vaut toujours la peine de suivre le Christ. A l'heure où chez nous aussi le témoignage de foi est plus exigeant, le message de ces témoins est d'un grand encouragement. Comme l'écrit l'auteur : "Rencontrer ces grands témoins de la foi a été une des grandes grâces de ma vie, et demeure l'objet d'une gratitude constante, envers eux et envers ce Dieu capable d'avoir suscité de tels hommes et de telles femmes en notre temps. Faire partager cette gratitude est l'unique objet de cet ouvrage".
Un Dictionnaire amoureux pour remettre au centre de nos vies ces hommes et ces femmes à qui l'amour a tout rendu possible, même Dieu, et dont l'exemple est toujours vivant. Un livre pour donner un avant-goût du paradis.Qu'est-ce qu'être saint ? Qui sont les saints ? A quoi servent les saints ? Depuis le plus précoce ? Jean-Baptiste qui tressaillit de sainteté dans le ventre de sa mère, et le premier des saints ? un larron qui montera au Ciel pour avoir ouvert son c?ur à Jésus ? depuis les plus connus ? de Paul de Tarse à Thérèse d'Avila, de François d'Assise à Thérèse de Lisieux en passant par saint Augustin, saint Louis ou encore Jeanne d'Arc, jusqu'aux aux saints les plus inattendus ? saint Lucifer, saint Glinglin et saint Frusquin, Christiane Rancé évoque ceux que Renan appelait " les héros de la vie désintéressée ". Il y a ceux qu'elle interroge souvent, et ceux dont elle a fait la rencontre, - Mère Teresa ou Jean-Paul II. Qu'elles soient docteur angélique, docteur séraphique ou docteur de l'amour divin, ces grandes figures ont fondé et ne cessent d'engendrer le cours de l'Histoire. Avec jubilation, érudition et curiosité, l'auteur peint le portrait des saints qui nous sont le plus nécessaires, au travers de vingt siècles et dans tous les pays. Elle aborde par ailleurs les questions qui entourent la sainteté ? ses modes, ses méthodes, et ceux qui l'ont célébrée, Emil Cioran, Jean Cocteau, ou Georges Bernanos pour ne citer qu'eux... Elle rappelle aussi les pèlerinages et les révolutions du c?ur qu'ils ont suscités.
Résumé : ... l'homme dont les diacres doivent s'inspirer, pour le pape François. Ce livre original répond à cette invitation, et constitue la première étude substantielle sur le sujet. La première partie se lit comme une énigme policière : "A la recherche du diaconat souvent méconnu de François d'Assise" . Elle met en valeur cette dimension du plus populaire des saints. La seconde, partant du développement du diaconat permanent depuis Vatican II, dévoile une convergence remarquable entre ce qu'a vécu en son temps François d'Assise et ce que l'Eglise demande aux diacres d'aujourd'hui. Et puisque "à chaque vocation commune a tous les chrétiens correspond aussi une consécration spéciale de quelques-uns, destinée a en renforcer le signe" (Y. Congar), on peut dire que non seulement les diacres mais tous les baptisés peuvent s'inspirer de saint François d'Assise, diacre. Voici donc un livre pour tous les baptisés.
Newman John Henry ; Robillard Edmond ; Labelle Mau
2017 marque le 500e anniversaire de la naissance du mouvement de la Réforme, qui a vu se cristalliser deux nouvelles compréhensions du christianisme autour de Martin Luther, en Allemagne, et de Jean Calvin, en Suisse et en France. A l'intérieur de ce mouvement, qui provoque une division à l'intérieur des nations chrétiennes d'Europe, l'Angleterre occupe une place à part. Passée à la Réforme sous le règne de Elisabeth 1re, l'Eglise d'Angleterre se présente comme un compromis entre les excès catholiques et les carences protestantes. La question qui divise Catholiques et Réformés est celle dite de la "justification" : la foi suffit-elle à être sauvé par le Christ, ou bien faut-il également, voire d'abord, accomplir des "oeuvres". Ce qui est en jeu, c'est le rôle de la grâce comme don gratuit, initiative libre de Dieu pour nous sauver. En 1838, John Henry Newman prononce une série de "Leçons sur la justification" dans lesquelles il tient ensemble deux choses : la relation personnelle avec le Christ dans la réception du salut (il n'y a pas de mécanique du salut) ; l'efficacité des sacrements, qui manifestent et accomplissent le recréation de l'homme (il n'y a pas de "foi seule" qui sauve séparément des sacrements). Un chef d'oeuvre d'équilibre, qui constitue l'une des plus importantes contributions à l'oecuménisme.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.
Dans le deuxième roman de Joseph Malègue, Pierres noires : Les Classes moyennes du Salut, réalise une "fresque historique" de l'installation de la IIIe République : laïcité, déclin des notables liés à la Monarchie, l'Eglise, l'Empire, montée d'une classe nouvelle qui les supplante dans une ville d'Auvergne imaginaire, emblématique d'une mutation de la France toute entière. Malègue observe le déclin de cette classe sociale à laquelle sa famille petite-bourgeoise était liée avec le sens proustien du temps qui passe et la distance du sociologue, sans regret ni révolte. Il se préoccupe surtout du drame spirituel des "classes moyennes du Salut". Soit les chrétiens attachés à l'évangile, mais peu désireux de lui sacrifier, le cas échéant, leur bonheur terrestre. Comme dans Augustin ou le Maître est là, Malègue s'y rapproche encore plus de Proust par l'abondance de ce qu'il enregistre, décrit puis dissèque longuement et finement : beauté de la féminité, mais aussi divisions sociales implacables, fortunes détruites, mariages ratés, suicides illustrant la fin des notables catholiques. Pierres noires est considéré par les critiques comme supérieur à son premier roman (Augustin). Les "pierres noires" sont les pierres volcaniques d'Auvergne et du Cantal avec lesquelles sont construites de nombreuses maisons de ces régions. Les "Classes moyennes du Salut" sont les chrétiens médiocres (où Malègue se situait lui-même), non "classes moyennes de la sainteté". Joseph Malègue (1876-1940) est considéré comme le "Proust catholique". Ecrivain lu avec ferveur par le pape Paul VI qui voit en lui le "conteur de l'histoire de l'âme", et par le pape François comme le grand romancier moderne des "classes moyennes de la sainteté". Nouvelle édition, présentée par José Fontaine
Gravir avec lenteur, là où disparaissent les chemins, les sentiers, là où rien n'altère la noble attente de la roche, la trahison des graviers, les cris du glacier, "L'homme passe l'homme" écrit Pascal. Encore faut-il pouvoir entendre résonner en soi le bruit de la source - la parole de l'origine - qui nous appelle à nous dépasser. L'échelle invisible désigne moins un passage qu'un espace dans lequel la Parole peut s'entendre : dans les mots du poète "qui aspire au ciel". Cette aspiration est universelle, mais c'est dans la solitude d'un chemin toujours particulier - celui de sa propre existence - qu'elle acquiert une valeur exemplaire. L'échelle est invisible. C'est la grâce de la parole du poète que de la faire apparaître dans la confidence d'une expérience dans laquelle nous pouvons puiser la force de notre propre ascension. et confier à la cascade que crache la glace, mourant dans un lac, oublié de la vallée, quelques secrets, quelques blessures, quelques prières ; la plénitude d'être là, si seul, ivre de toi.