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Témoin de la vérité
Rance Didier ; Peterson Erik
AD SOLEM
17,95 €
Épuisé
EAN :9782970055952
Qu'est-ce que la vérité? Le résultat d'une équation philosophique? Une chimère indigne de la postmodernité? Pour les chrétiens des premiers siècles, la vérité était avant tout une personne, Jésus-Christ, pour qui ils donnèrent leur vie afin de témoigner de la vérité devant les puissances de ce monde. Et pour nous? Avons-nous encore conscience aujourd'hui du lien qui unit le martyre et la vérité? Erik Peterson (1890-1960) écrivit les trois essais réunis dans ce livre à l'heure où les régimes totalitaires persécutaient le christianisme, en Allemagne et en Russie. Nous nous trouvons après le "siècle du martyre", et la semence du sang de ces générations de croyants tombée en terre ne demande qu'à lever en moisson de chrétiens. Alors qu'Erik Peterson médite sur le sens du martyre à la lumière de l'Ecriture et de l'histoire de l'Eglise primitive, Didier Rance prolonge cette réflexion et la rapproche de notre temps, qui doit reprendre ce travail à la lumière des "martyrs du XXe siècle". Ce rapprochement fait de Témoin de la vérité un livre prophétique, qui nous appelle à être à notre tour des témoins du Christ, prêtre et roi, au milieu d'un monde qui veut confiner notre foi dans nos consciences et nos sacristies.
John Henry Newman (1801-1890), béatifié en 2010, canonisé en 2019 et qu'il est question de proclamer docteur de l'Eglise "appartient en vérité au nombre des grands maîtres de l'Eglise car il touche notre coeur et illumine notre intelligence" (pape Benoît XVI). Son apport sur la conscience, le développement du dogme ou le rôle des laïcs en fait une des grandes voix chrétiennes pour notre époque. Habité par la conviction que Dieu lui avait confié une mission pour son temps et pour le nôtre, il fut et demeure d'abord un maître et un guide spirituel. C'est bien en effet la foi vivante de Newman que Didier Rance a choisi de mettre ici en lumière. Dans sa prédication, sa pratique de l'accompagnement spirituel ou sa conception de l'appel de tous à la sainteté, mais aussi dans ses lettres, ses écrits, les témoignages de dirigés, la confrontation avec Nietzsche, ou le dialogue engagé avec des penseurs qu'il a influencés, tels Chesterton ou Tolkien, entre autres, il n'a cessé de rappeler que Dieu est "le plus réel de la réalité" . Newman, au-delà de la richesse de sa pensée, de l'étendue autant que de la diversité de son influence, engage l'Eglise à servir avec courage la vérité qu'est Jésus Christ et à en témoigner par une vie de charité. Historien de formation, auteur de plus de trente-cinq ouvrages, Didier Rance, diacre permanent, s'est engagé pendant près de trente ans au service des chrétiens persécutés à l'Aide à l'Eglise en détresse (AED) dont il a été le directeur national. Il a été également vice-président de l'Association francophone des Amis de Newman (AFAN).
Un Dictionnaire amoureux pour remettre au centre de nos vies ces hommes et ces femmes à qui l'amour a tout rendu possible, même Dieu, et dont l'exemple est toujours vivant. Un livre pour donner un avant-goût du paradis.Qu'est-ce qu'être saint ? Qui sont les saints ? A quoi servent les saints ? Depuis le plus précoce ? Jean-Baptiste qui tressaillit de sainteté dans le ventre de sa mère, et le premier des saints ? un larron qui montera au Ciel pour avoir ouvert son c?ur à Jésus ? depuis les plus connus ? de Paul de Tarse à Thérèse d'Avila, de François d'Assise à Thérèse de Lisieux en passant par saint Augustin, saint Louis ou encore Jeanne d'Arc, jusqu'aux aux saints les plus inattendus ? saint Lucifer, saint Glinglin et saint Frusquin, Christiane Rancé évoque ceux que Renan appelait " les héros de la vie désintéressée ". Il y a ceux qu'elle interroge souvent, et ceux dont elle a fait la rencontre, - Mère Teresa ou Jean-Paul II. Qu'elles soient docteur angélique, docteur séraphique ou docteur de l'amour divin, ces grandes figures ont fondé et ne cessent d'engendrer le cours de l'Histoire. Avec jubilation, érudition et curiosité, l'auteur peint le portrait des saints qui nous sont le plus nécessaires, au travers de vingt siècles et dans tous les pays. Elle aborde par ailleurs les questions qui entourent la sainteté ? ses modes, ses méthodes, et ceux qui l'ont célébrée, Emil Cioran, Jean Cocteau, ou Georges Bernanos pour ne citer qu'eux... Elle rappelle aussi les pèlerinages et les révolutions du c?ur qu'ils ont suscités.
Carloni Maria Teresa ; Rance Didier ; La Rochebroc
Résumé : Maria Teresa Carloni, morte en 1983, est une étonnante figure de l'Eglise au XXe siècle. Convertie à 32 ans, elle répondit à un appel mystique du Christ à le suivre dans sa Passion. Bouleversée par la persécution des croyants derrière le Rideau de fer, elle offrit pour eux sa vie et devient apôtre de l'Eglise persécutée. Son secret réside dans une "âme eucharistique" , façonnée par Jésus, la Vierge Marie, et sa participation aux souffrances de ceux qui, dans la persécution, sont crucifiés avec le Christ. Vie mystique et apostolat concret s'unissent en elle, soutenue dans sa mission par tous les papes de Pie XII à Jean-Paul II. Dans un monde revenu des illusions et qui retourne au tragique, les méditations de ce livre font partager ce qu'est une vie "eucharistique" : suivre et s'associer au Christ dans son mystère pascal de croix et de résurrection, source de toute espérance.
Entre Nietzsche et le Saint-Suaire, qu'y a t-il de commun ? Une ville : Turin. C'est là que le philosophe a passé les mois qui ont précédé son effondrement dans la démence, en mai 1888, tout près de la chapelle qui conserve le Suaire. Faut-il n'y voir qu'une coïncidence ? Né de l'étonnement devant l'ignorance qui entoure ce dernier moment de la vie lucide de Nietzsche, ce livre nous fait découvrir le combat spirituel que le philosophe mène avec le Christ. Il commence par une enquête historique à nouveaux frais et révèle des épisodes méconnus - voire encore inconnus - de la vie de Nietzsche à Turin. La figure de l'homme y apparaît sous un jour bien différent de la légende attachée à son nom. Puis Didier Rance présente le face à face entre celui qui s'était autoproclamé Antichrist et Jésus Christ. Les attaques de Nietzsche à l'endroit du christianisme et de son fondateur sont connues ; on les dit décisives. A travers la voix des papes contemporains qui ont tous médité devant le Suaire, il est possible de pressentir la réponse que le Crucifié apporte à la critique nietzschéenne. Une réponse fondée sur la miséricorde qui éclaire en profondeur le sens du nihilisme dont Nietzsche a voulu être le prophète, et dans lequel se trouve plongé notre monde.
Newman John Henry ; Robillard Edmond ; Labelle Mau
2017 marque le 500e anniversaire de la naissance du mouvement de la Réforme, qui a vu se cristalliser deux nouvelles compréhensions du christianisme autour de Martin Luther, en Allemagne, et de Jean Calvin, en Suisse et en France. A l'intérieur de ce mouvement, qui provoque une division à l'intérieur des nations chrétiennes d'Europe, l'Angleterre occupe une place à part. Passée à la Réforme sous le règne de Elisabeth 1re, l'Eglise d'Angleterre se présente comme un compromis entre les excès catholiques et les carences protestantes. La question qui divise Catholiques et Réformés est celle dite de la "justification" : la foi suffit-elle à être sauvé par le Christ, ou bien faut-il également, voire d'abord, accomplir des "oeuvres". Ce qui est en jeu, c'est le rôle de la grâce comme don gratuit, initiative libre de Dieu pour nous sauver. En 1838, John Henry Newman prononce une série de "Leçons sur la justification" dans lesquelles il tient ensemble deux choses : la relation personnelle avec le Christ dans la réception du salut (il n'y a pas de mécanique du salut) ; l'efficacité des sacrements, qui manifestent et accomplissent le recréation de l'homme (il n'y a pas de "foi seule" qui sauve séparément des sacrements). Un chef d'oeuvre d'équilibre, qui constitue l'une des plus importantes contributions à l'oecuménisme.
Résumé : "Tout pouvoir vient de Dieu" signifie non pas que toute autorité dispose d?un pouvoir divin mais que le fondement de cette autorité est invisible. Ce que saint Paul dénonce, c?est la confusion de ce fondement avec ces modes de sa manifestation. "Tout pouvoir vient de Dieu" renvoie dos à dos dans aussi bien une conception de l?autorité politique qui dériverait son pouvoir du "sacré" attaché à la personne de l?empereur (ou plus tard du monarque) comme à son fondement, que celle qui la fait dériver du peuple. Voilà pourquoi les chrétiens obéissent aux lois de la Cité et se soumettent aux autorités : parce que l?autorité politique manifeste ce fondement (toujours caché). Quand les lois de ce pouvoir vont à l?encontre du Logos (et donc du Bien commun), les chrétiens ne s?opposent pas au pouvoir comme un corps politique mais rappellent aux gouvernants que leur pouvoir ne repose pas sur eux mais sur Dieu ? le Logos, c?est-à-dire la Raison, à laquelle tous les hommes participent par leur propre raison. Le livre prend notamment l?exemple que donnent les Pères apologistes : Justin, Tertullien, puis Augustin, dont la Cité de Dieu s?inscrit dans le sillage des grandes apologies. En ce sens, il n?y a pas deux cités (des hommes et de Dieu), mais une seule, et c?est la mission ? critique ? des chrétiens (comme citoyens et non pas comme un contre pouvoir) de rappeler ce fondement invisible du pouvoir quand la Cité s?en affranchit. Un livre de discernement capital aujourd?hui.
Même si la question du missel ancien représente une part réduite de son oeuvre liturgique, Joseph Ratzinger s'y est intéressé à de nombreuses reprises. Ce sont généralement des motifs plus pastoraux - en raison de ses responsabilités - que proprement doctrinaux qui l'ont conduit à aborder explicitement ce thème de la liturgie tridentine. Remarquons qu'il en parle avec des accents différents au cours de sa vie : d'abord critique d'une liturgie trop fixiste, il souligne ensuite, dans le contexte iconoclaste de l'après-concile, les points saillants et les atouts de ce missel et enfin, dans une logique de réconciliation et de réhabilitation pacifique et harmonieuse, il montre à quelles conditions la forme extraordinaire peut être une authentique liturgie d'Eglise. Au moment où l'intérêt grandit pour la forme extraordinaire, il peut être utile de rappeler que pour Benoît XVI, la liturgie ne se réduit pas à une science historique pour spécialistes. La forme extraordinaire, avec son génie propre, donne accès au mystère du sacrifice du Christ qui s'offre au Père pour le Salut du monde. La liturgie est une oeuvre de communion entre Dieu et son peuple. C'est aussi un lieu d'évangélisation où, à travers des signes visibles par tous, se déploie le mystère chrétien : point de rencontre de l'homme avec son créateur et des hommes entre eux autour du Christ. Comme le souligne le Cardinal Sarah dans la préface, la liturgie tridentine peut aider à mettre en évidence le processus vivant de croissance de la liturgie en vue d'une meilleure compréhension du renouveau liturgique voulu par le concile Vatican II.