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L'attraction mondiale
Ramel Frédéric
SCIENCES PO
19,00 €
Épuisé
EAN :9782724612684
Une nouvelle forme de relations internationales se dessine : un mouvement favorable à l'unité politique du monde en tant qu'aboutissement logique de l'histoire universelle. Il rompt avec les mécanismes classiques d'attraction entre les Etats, fondés sur la polarisation stratégique ou la séduction culturelle. Comment ce mouvement peut-il se traduire en institutions ? Quelles seraient leurs finalités : la justice, les droits de l'homme, la paix, la république ? Comment les familles de pensée politique se positionnent-elles face à ce phénomène "d'attraction mondiale" qui bouleverse la façon de concevoir l'humanité dans la mondialisation. L'auteur distingue trois perspectives : celle des cosmopolitismes qui accompagnent cette attraction ; celle des pluralismes qui contestent à la fois son existence et sa pertinence ; celle des conceptions alternatives ou non occidentales qui favorisent des approches en termes de milieu. En présentant de manière didactique les controverses que soulève l'idée d'un "Etat universel" et les lignes de faille que creusent ces controverses au sein des grands courants contemporains, cet ouvrage se veut une introduction à la philosophie politique des relations internationales.
Il est fréquent de constater qu'en sociologie des relations internationales, les analyses et développements intellectuels se font le plus souvent en dehors de toute référence aux pionniers de la sociologie dite scientifique, les auteurs "classiques" ne sont cités que pour illustrer l'analyse et non pas comme support intellectuel. En conséquence les pères fondateurs en sociologie des relations internationales sont Thucydide ou Clausewitz, des théoriciens de la guerre et non pas de véritables sociologues. Ce champ abandonné par les sociologues est actuellement le domaine quasi exclusif des historiens. En France l'apport de Raymond Aron est incontestable, mais il a également favorisé un manque d'intérêt envers les sociologies fondatrices. Cet ouvrage est en quelque sorte une réhabilitation de ces sociologues classiques qui, contrairement aux idées reçues, n'ont pas négligé ces phénomènes internationaux. F. Ramel a privilégié une présentation par auteurs et non par thématiques transversales ou approches méthodologiques pour ne pas altérer la pensée propre à chaque auteur.
Ramel Frédéric ; Cumin David ; Mallatrait Clémence
Les liens entre la philosophie et les relations internationales peuvent paraître ténus. Pourtant, les deux disciplines se fréquentent de longue date. De Machiavel et Dante à Rousseau et Kant hier, de Rawls et Habermas à Walzer et Nussbaum aujourd'hui, la philosophie réfléchit à l'essence des relations entre les Etats et, par-delà les entités nationales, appréhende l'unité d'un monde composé d'une pluralité d'êtres vivants. Sans surprise, la guerre et les catastrophes sont son principal dilemme et l'éthique, son point d'ancrage. Existe-t-il des guerres répondant au critère de guerre juste ? Faut-il sauver des populations que l'on ne connaît pas au nom d'un critère moral ? Quelle est la meilleure organisation internationale ? Telles sont les questions que se pose la philosophie au XXIe siècle alors que les conflits font rage et que la crise écologique met à mal l'ordre mondial. Cette anthologie commentée et contextualisée relit et interroge les grands penseurs de la philosophie politique en pénétrant au coeur même de leur oeuvre.
Loin de constituer un objet secondaire dans l'abord des relations internationales, le patrimoine offre une porte d'entrée particulièrement stimulante en vue de mieux saisir la notion même d'humanité. Cette thèse révèle toute la fragilité de cette valeur en devenir. Fragilité, car fondée sur toute une série de négativités et d'exclusions : par la désignation d'un ennemi au genre humain, par la reconnaissance de la perte patrimoniale, par la promotion de défenseurs qui agissent au nom de l'humanité et dont la représentativité est alors interrogée. Ces tensions sont analysées de manière très fine à partir de différents postes d'observation au sein de l'ONU et de l'UNESCO. Le travail de Mathilde Leloup permet alors d'éclairer la problématique du changement au sein des organisations intergouvernementales. Il interroge le processus par lequel le momentum incarné par les destructions du patrimoine mondial entre 2012 et 2015 offre à certains acteurs du multilatéralisme une opportunité indéniable de tirer leur épingle du jeu. L'ancrage empirique offre une belle description de l'intérieur du rapport des organismes à la mémoire institutionnelle, aux rivalités entre services et à leurs conceptions variables du patrimoine, aux concurrences entre organisations intergouvernementales, aux instrumentalisations du patrimoine à des fins politiques. Cette recherche le prouve : le patrimoine culturel nous offre des chemins stimulants pour penser la société mondiale en devenir. Dans cette période de bifurcation historique que nous traversons face à la pandémie de la COVID-19, nous avons besoin d'accéder à une plus grande intelligibilité de ce qui fait l'humanité. Incontestablement, Mathilde Leloup nous offre un regard plus que bienvenu en la matière, avec justesse mais aussi subtilité.
La course aux armements a repris de plus belle, la surenchère nucléaire se poursuit, les interventions militaires et attentats terroristes se multiplient, la technicisation des combats va croissant, le dérèglement climatique fait entrevoir l'imminence d'une guerre contre la nature... Et pourtant, nous restons convaincus de vivre l'âge le plus pacifique de l'histoire de l'humanité. Nous continuons de croire aux promesses, formulées avec la fin de la guerre froide, d'un monde totalement apaisé. L'Enjeu mondial revient sur les grandes interprétations du fait guerrier, qu'elles privilégient la disparition des affrontements interétatiques, la normalisation à travers le prolongement sans fin des états d'urgence ou la transformation des modes et des espaces de combat. A l'aide de panoramas illustrés et chiffrés, de cartographies, d'entretiens et de débats avec les meilleurs spécialistes francophones et anglophones, il s'ouvre aux dernières avancées de la recherche sur la conflictualité, qui ont permis à la fois de renouveler les instruments de mesure et les concepts, de comprendre ce qui cause la guerre et ce qui aide à la contenir.
Le rejet du Traité constitutionnel européen en 2005 par les peuples français et néerlandais, suivi du "non" irlandais de 2008 et du Brexit de 2016, a plongé l'Union européenne dans une crise grave. II a fait resurgir doutes et incertitudes quant à sa nature institutionnelle, à la répartition des pouvoirs, à la place des citoyens et des opinions et à sa capacité à faire face aux enjeux mondiaux actuels. Comprendre cette crise, et ses répercussions profondes sur la politique des Etats membres, exige d'affronter la complexité de l'Union, sans en exagérer la portée. Ce livre a pour ambition de mettre en évidence la cohérence et l'originalité du régime politique européen. Il analyse la nature de la "fédération d'Etats" et montre comment les conflits de compétence sont résolus en son sein. Il revient sur l'équilibre institutionnel original du "modèle communautaire" et sur les mécanismes de décision qu'il génère. Il se penche sur la "vie politique" qui s'ébauche dans l'Union et s'interroge sur la manière dont cette fédération d'Etats peut devenir pleinement démocratique. Dépassant les dichotomies classiques et posant le compromis comme principe constitutif de la vie politique européenne, cet ouvrage constitue une véritable référence qui permet de mieux saisir les enjeux de l'Union européenne.
Résumé : La pratique diplomatique a connu plusieurs mutations majeures : elle n'est plus l'apanage de l'Etat et de ses agents, elle use d'instruments d'une technicité croissante, elle investit de nouveaux territoires de négociation. Ces changements ont suscité un regain d'intérêt pour l'analyse de la scène diplomatique par de nombreuses disciplines, de la science politique des relations internationales à l'histoire, en passant par la sociologie. Premier Manuel de diplomatie en langue française, cet ouvrage aborde toutes les dimensions de l'institution diplomatique au XXIe siècle, en la situant dans son évolution historique et en présentant ses aspects classiques comme ses nouvelles formes d'expression. Le livre s'organise en trois parties : vecteurs : bilatéralisme, multilatéralisme, négociation et médiation, nouvelles technologies de l'information et de la communication, diplomaties de clubs et de groupes, paradiplomatie, rituels et protocole ; acteurs : Etat, organisations intergouvernementales, régions (sub- et supra-étatiques), parlements et collectivités territoriales, individus ; secteurs : culture, entertainment, environnement, économie et entreprise, expertise, défense et humanitaire.
L'entrée du numérique dans nos sociétés est souvent comparée aux grandes ruptures technologiques des révolutions industrielles. En réalité, c'est avec l'invention de l'imprimerie que la comparaison s'impose, car la révolution digitale est avant tout d'ordre cognitif. Elle est venue insérer des connaissances et des informations dans tous les aspects de nos vies. Jusqu'aux machines, qu'elle est en train de rendre intelligentes. Si nous fabriquons le numérique, il nous fabrique aussi. Voilà pourquoi il est indispensable que nous nous forgions une culture numérique.
Les grandes puissances reprennent leur compétition stratégique, Donald Trump répand sa vision isolationniste du monde, le terrorisme s'internationalise, la Chine devient le nouveau géant, la Russie retrouve son agressivité, les guerres se font cybernétiques... Autant de signes que l'ordre international tel que nous le connaissons a vécu. Si un terme devait résumer la période charnière que nous vivons, ce serait celui du recul des relations internationales : recul de la sécurité, de la stabilité et du multilatéralisme. Pour mieux comprendre la reconfiguration en cours du système mondial, cet ouvrage de référence présente, de manière pédagogique et critique, les concepts fondamentaux des études de stratégie et de sécurité, et revient sur les mutations du caractère de la guerre, les possibilités de régulation des conflits et les stratégies de paix au XXIe siècle.