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Guerres et conflits armés au XXe siècle
Pélopidas Benoît ; Ramel Frédéric
SCIENCES PO
29,00 €
Épuisé
EAN :9782724623055
La course aux armements a repris de plus belle, la surenchère nucléaire se poursuit, les interventions militaires et attentats terroristes se multiplient, la technicisation des combats va croissant, le dérèglement climatique fait entrevoir l'imminence d'une guerre contre la nature... Et pourtant, nous restons convaincus de vivre l'âge le plus pacifique de l'histoire de l'humanité. Nous continuons de croire aux promesses, formulées avec la fin de la guerre froide, d'un monde totalement apaisé. L'Enjeu mondial revient sur les grandes interprétations du fait guerrier, qu'elles privilégient la disparition des affrontements interétatiques, la normalisation à travers le prolongement sans fin des états d'urgence ou la transformation des modes et des espaces de combat. A l'aide de panoramas illustrés et chiffrés, de cartographies, d'entretiens et de débats avec les meilleurs spécialistes francophones et anglophones, il s'ouvre aux dernières avancées de la recherche sur la conflictualité, qui ont permis à la fois de renouveler les instruments de mesure et les concepts, de comprendre ce qui cause la guerre et ce qui aide à la contenir.
A en croire la parole officielle, les experts et la presse, les armes nucléaires prolifèrent dans le monde et cet état de fait serait immuable. Ainsi, la politique française ne fait pas débat. Elle repose sur trois postulats : efficacité de la dissuasion nucléaire, absence de risque grâce à un contrôle adéquat, responsabilité morale et politique du chef de l'Etat, seul habilité à déclencher le feu nucléaire. A partir d'archives françaises, britanniques et américaines, d'entretiens dans de nombreux pays et d'une enquête inédite sur l'opinion européenne, l'auteur réévalue ces postulats. Requalifiant la prolifération comme une partie du problème, il cartographie les vulnérabilités, expose les limites du savoir existant, propose des outils pour ne pas céder à la confiance excessive dans les discours d'autorité, élucide les paris qui sous-tendent les différentes politiques possibles et documente le rôle qu'a joué la chance dans l'évitement d'explosions nucléaires non désirées. Parce qu'en démocratie, il est crucial que les choix nucléaires s'appuient sur la discussion publique d'alternatives cohérentes, cet ouvrage donne au citoyen, à l'élu, au militaire et à l'éducateur les moyens de se forger un avis sur un sujet aussi essentiel que réputé intouchable.
Monique Dagnaud est sociologue au CNRS, enseignante à l'EHESS et à l'INA. Sociologue des médias, elle a publié de nombreux ouvrages dont Les Artisans de l'imaginaire, La Teuf, Essai sur le désordre des générations.
Autant que l'appartenance sociale, le parcours scolaire ou la formation, la vie au travail construit l'identité des individus. Il revient à Renaud Sainsaulieu d'avoir mis en lumière, dès les années 1970, l'effet culturel central de l'activité professionnelle, dans un ouvrage qui révolutionna l'école française de sociologie des organisations : L'Identité au travail. Pour éprouver la construction de sa propre identité au travail, Renaud Sainsaulieu vit l'expérience d'ouvrier d'usine, qu'il relate dans ce livre. Il mobilise en suite des protocoles d'analyse plus classiques, mêlant la sociologie et la psychologie, pour distinguer des cultures au travail - négociation, retrait, affinités, fusion. Il démontre ainsi que les organisations sont des lieux d'apprentissage et de définition de soi. Réalisée à une époque charnière de tertiarisation de l'économie, de renouvellement des structures d'encadrement et d'arrivée massive des femmes dans les emplois de bureau, l'analyse se prolonge bien au-delà de l'atelier ouvrier pour montrer, comme l'écrit Norbert Alter dans la préface de cette édition, que l'entreprise constitue "l'un des lieux de socialisation centraux du monde contemporain et de ce fait dispose d'une responsabilité sociale" . La réédition très attendue d'un ouvrage capital qui demeure la base de l'oeuvre d'une vie de chercheur engagé et dont les observations n'ont rien perdu de leur actualité.
Destiné aux étudiants et aux enseignants en relations internationales et en science politique, ainsi qu'aux diplomates et aux journalistes, cet ouvrage se propose d'éclairer la compréhension du monde contemporain à partir des théories des relations internationales. Pédagogique et exhaustif, il rappelle l'environnement intellectuel et historique de cette discipline, présente ses principaux paradigmes, concepts et débats structurants, avant de s'interroger sur les liens entre théorie et pratique, sur les défis que posent les mutations de ce début de XXIe siècle et sur l'état de l'art en France. Chaque chapitre est accompagné de bibliographies commentées qui, jointes à la bibliographie générale, renvoient le lecteur aux textes fondamentaux et de seconde main qui compléteront ce tour d'horizon. Actualisée, cette sixième édition met à jour l'ensemble des analyses et des bibliographies.
La manière dont l'Allemagne traite ses habitants [... ] n'est pas plus notre affaire que ce n'est celle d'un autre gouvernement de s'interposer dans nos problèmes". Les mots de Robert Jackson, procureur en chef américain au procès de Nuremberg, sont sans ambages : la répression des crimes racistes commis par les nazis ne saurait ouvrir la voie à un examen international de l'ordre racial qui prévaut alors aux Etats-Unis. L'atteste la définition particulièrement corsetée du crime contre l'humanité adoptée en 1945. A partir d'une enquête sur les lawyers qui, outre-Atlantique, ont jeté les bases du procès, impulsé et conduit les débats, Guillaume Mouralis propose une relecture passionnante de Nuremberg. Il révèle le faisceau des contraintes professionnelles, sociales et culturelles qui ont lourdement pesé sur ce moment expérimental. Il s'interroge finalement sur son legs. Comment a-t-il été mobilisé dans les luttes afro-américaines pour les droits civiques, ou celles, ultérieures, contre la guerre du Vietnam ? Et comment ces appropriations militantes ont-elles marqué l'émergence d'un dispositif judiciaire international ?
En matière de relations internationales, que signifie être "réaliste" ou "libéral" ? L'Etat en reste-t-il le principal acteur ? Les démocraties sont-elles moins enclines à faire la guerre ? Ces questions et bien d'autres sont au coeur des théories des relations internationales, dont ce livre offre un panorama : réalisme, libéralisme, transnationalisme, constructivisme, marxisme, féminisme, postpositivisme, postcolonialisme, approches bureaucratiques, psychologiques et mixtes... Autant d'outils permettant de donner du sens à l'actualité.
En 1815, le congrès de Vienne inaugure, après la longue césure des guerres révolutionnaires et napoléoniennes, une nouvelle ère dans les relations internationales, avec l'Europe pour théâtre principal et acteur essentiel. Le directoire des grandes puissances assure un siècle de paix globale, affirmant sur toute la planète la suprématie du Vieux Monde. Cependant, à partir du XXe siècle, le système se dérègle et le leadership européen cède la place à un monde déchiré par les crises, les guerres et le choc d'idéologies antagonistes avant d'hésiter, depuis l'an 2000, entre ordre et désordre. Cet ouvrage retrace l'histoire des relations internationales du XIXe siècle à aujourd'hui, apportant ainsi les connaissances indispensables pour comprendre quel nouvel équilibre mondial se dessine au début du IIIe millénaire.
Résumé : L' Art de la guerre de Sun Tzu exerce toujours la même fascination sur nos contemporains. Est-ce parce qu'il s'agit du premier livre de stratégie écrit il y a 2 500 ans ? Peut-être, mais cela ne suffirait pas à expliquer son succès jamais démenti. Il contient surtout des leçons qui ont franchi le mur des siècles et qui restent pertinentes. Pascal Boniface, avec la clarté pédagogique qu'on lui connaît, nous offre une mise en perspective de L'Art de la guerre avec l'actuelle stratégie chinoise. Il démontre que lire Sun Tzu permet de comprendre la montée en puissance de la Chine qui paraît aujourd'hui irrésistible. Mais aussi que ses leçons sont désormais au service de tous ceux qui veulent se les approprier, y compris Donald Trump.
Le projet européen est en crise. Le Brexit voté par le Royaume-Uni en est un symptôme spectaculaire. Pourtant, depuis le traité de Rome de 1957, l'intégration étroite des Etats membres a toujours été une priorité de l'Union européenne. Une intégration économique au détriment du volet social du projet européen. Et, de la crise de la zone euro à la gestion des flux migratoires, l'Europe a aussi été confrontée à de nombreuses difficultés qui ont profondément mis à mal la solidarité de ses membres, seule garante d'une construction politique solide et de la mise en place d'un modèle social européen. Face à la fracture européenne actuelle, un débat nouveau et décisif s'engage, ouvert sur l'avenir.