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Les fondateurs oubliés. Durkheim, Simmel, Weber, Mauss et les relations internationales
Ramel Frédéric
PUF
12,17 €
Épuisé
EAN :9782130550754
Il est fréquent de constater qu'en sociologie des relations internationales, les analyses et développements intellectuels se font le plus souvent en dehors de toute référence aux pionniers de la sociologie dite scientifique, les auteurs "classiques" ne sont cités que pour illustrer l'analyse et non pas comme support intellectuel. En conséquence les pères fondateurs en sociologie des relations internationales sont Thucydide ou Clausewitz, des théoriciens de la guerre et non pas de véritables sociologues. Ce champ abandonné par les sociologues est actuellement le domaine quasi exclusif des historiens. En France l'apport de Raymond Aron est incontestable, mais il a également favorisé un manque d'intérêt envers les sociologies fondatrices. Cet ouvrage est en quelque sorte une réhabilitation de ces sociologues classiques qui, contrairement aux idées reçues, n'ont pas négligé ces phénomènes internationaux. F. Ramel a privilégié une présentation par auteurs et non par thématiques transversales ou approches méthodologiques pour ne pas altérer la pensée propre à chaque auteur.
Une nouvelle forme de relations internationales se dessine : un mouvement favorable à l'unité politique du monde en tant qu'aboutissement logique de l'histoire universelle. Il rompt avec les mécanismes classiques d'attraction entre les Etats, fondés sur la polarisation stratégique ou la séduction culturelle. Comment ce mouvement peut-il se traduire en institutions ? Quelles seraient leurs finalités : la justice, les droits de l'homme, la paix, la république ? Comment les familles de pensée politique se positionnent-elles face à ce phénomène "d'attraction mondiale" qui bouleverse la façon de concevoir l'humanité dans la mondialisation. L'auteur distingue trois perspectives : celle des cosmopolitismes qui accompagnent cette attraction ; celle des pluralismes qui contestent à la fois son existence et sa pertinence ; celle des conceptions alternatives ou non occidentales qui favorisent des approches en termes de milieu. En présentant de manière didactique les controverses que soulève l'idée d'un "Etat universel" et les lignes de faille que creusent ces controverses au sein des grands courants contemporains, cet ouvrage se veut une introduction à la philosophie politique des relations internationales.
Loin de constituer un objet secondaire dans l'abord des relations internationales, le patrimoine offre une porte d'entrée particulièrement stimulante en vue de mieux saisir la notion même d'humanité. Cette thèse révèle toute la fragilité de cette valeur en devenir. Fragilité, car fondée sur toute une série de négativités et d'exclusions : par la désignation d'un ennemi au genre humain, par la reconnaissance de la perte patrimoniale, par la promotion de défenseurs qui agissent au nom de l'humanité et dont la représentativité est alors interrogée. Ces tensions sont analysées de manière très fine à partir de différents postes d'observation au sein de l'ONU et de l'UNESCO. Le travail de Mathilde Leloup permet alors d'éclairer la problématique du changement au sein des organisations intergouvernementales. Il interroge le processus par lequel le momentum incarné par les destructions du patrimoine mondial entre 2012 et 2015 offre à certains acteurs du multilatéralisme une opportunité indéniable de tirer leur épingle du jeu. L'ancrage empirique offre une belle description de l'intérieur du rapport des organismes à la mémoire institutionnelle, aux rivalités entre services et à leurs conceptions variables du patrimoine, aux concurrences entre organisations intergouvernementales, aux instrumentalisations du patrimoine à des fins politiques. Cette recherche le prouve : le patrimoine culturel nous offre des chemins stimulants pour penser la société mondiale en devenir. Dans cette période de bifurcation historique que nous traversons face à la pandémie de la COVID-19, nous avons besoin d'accéder à une plus grande intelligibilité de ce qui fait l'humanité. Incontestablement, Mathilde Leloup nous offre un regard plus que bienvenu en la matière, avec justesse mais aussi subtilité.
Nos vies sont plus que jamais liées les unes aux autres. Un virus circulant à travers les frontières entraîne des mesures de confinement dans la majorité des pays. Une guerre interétatique expose à des ruptures d'approvisionnement en gaz et en céréales bien au-delà des Etats belligérants. Le succès d'un objet du quotidien rend les économies dépendantes de terres rares dont l'exploitation se révèle particulièrement polluante sur l'ensemble des continents. Si cette tendance à nous voir exposés à des enjeux qui débordent le cadre national n'est pas forcément nouvelle, elle prend de plus en plus d'ampleur. La coupure entre affaires intérieures et extérieures des sociétés ne tient plus : nous évoluons dans un espace mondial, la plupart du temps sans que nous nous en rendions pleinement compte. Liant Relations internationales et condition planétaire, ce manuel invite à cultiver un nouveau regard sur des enjeux mondiaux omniprésents, mais souvent négligés ou simplifiés. Riche d'une centaine de cartes et documents, il donne à comprendre l'interdépendance profonde des faits sociaux, environnementaux, économiques et sécuritaires.
Ramel Frédéric ; Cumin David ; Mallatrait Clémence
Les liens entre la philosophie et les relations internationales peuvent paraître ténus. Pourtant, les deux disciplines se fréquentent de longue date. De Machiavel et Dante à Rousseau et Kant hier, de Rawls et Habermas à Walzer et Nussbaum aujourd'hui, la philosophie réfléchit à l'essence des relations entre les Etats et, par-delà les entités nationales, appréhende l'unité d'un monde composé d'une pluralité d'êtres vivants. Sans surprise, la guerre et les catastrophes sont son principal dilemme et l'éthique, son point d'ancrage. Existe-t-il des guerres répondant au critère de guerre juste ? Faut-il sauver des populations que l'on ne connaît pas au nom d'un critère moral ? Quelle est la meilleure organisation internationale ? Telles sont les questions que se pose la philosophie au XXIe siècle alors que les conflits font rage et que la crise écologique met à mal l'ordre mondial. Cette anthologie commentée et contextualisée relit et interroge les grands penseurs de la philosophie politique en pénétrant au coeur même de leur oeuvre.
Ce vocabulaire est un succès inégalé depuis sa première édition en fascicules dans le Bulletin de la Société française de philosophie, de 1902 à 1923 puis en volume (18 éditions reliées, 2 éditions en poche). Le but originel de l'auteur était de contribuer à l'unité de la philosophie à travers la définition d'un langage philosophique commun, ce vocabulaire est ainsi devenu un manuel du « bon usage du langage philosophique permettant l'accord des esprits ».
Publié dans une version reliée en 1991, puis réédité dans un format poche, ce dictionnaire est un « outil culturel » passionnant et indispensable, non seulement pour connaître les grands noms de la discipline (94 ethnologues sont présentés) mais aussi pour comprendre leur langage et leurs concepts, car « c'est avec cet instrument analytique qu'ils affrontent la réalité sociale, organisent leur savoir et définissent les orientations de leur réflexion et c'est à travers leur langage que, de l'extérieur, la discipline est identifiée » (P. Bonte et M. Izard).
Dans ce second volume d'Attachement et perte, John Bowlby poursuit son travail sur l'importance de la relation parentale et le rôle qu'elle joue dans la santé mentale. Il étudie la séparation et l'angoisse concomitante: la peur d'une séparation imminente ou imaginée, la peur induite par les menaces parentales de séparation et l'inversion de la relation parent-enfant. John Bowlby réexamine les situations qui causent en nous un sentiment de peur et les compare à des observations du même ordre chez les animaux. Il conclut en montrant que la peur est suscitée le plus souvent par des situations inoffensives en soi mais qui servent à signaler l'accroissement du risque de danger.
La perte d'une personne aimée est toujours éprouvante et trop souvent aboutit à des perturbations émotionnelles durables et profondes, en particulier à de l'angoisse et de la dépression. Ce livre, troisième et dernier de l'oeuvre que John Bowlby a consacré au concept de l'attachement, décrit les réactions des enfants et des adolescents à la perte d'un parent en les comparant aux réactions des adultes à la perte d'un conjoint ou d'un enfant Une attention toute particulière est accordée aux perturbations du deuil aux différents âges et aux événements récents ou anciens qui les favorisent Les différents types de réactions ainsi que les circonstances qui aboutissent à des évolutions favorables ou perturbées s'avèrent être semblables à tous les âges. John Bowlby intègre à la théorie psychanalytique les notions les plus récentes tirées de l'éthologie, de la cybernétique et de la psychologie cognitive. Sa pensée stimulante est parfois controversée, mais elle a le mérite de conduire les cliniciens à une réflexion renouvelée sur les notions de perte, de deuil, de dépression, permettant des approches thérapeutiques nouvelles.