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Hector Berlioz, compositeur romantique français
Ramaut Alban
ACTES SUD
19,40 €
Épuisé
EAN :9782742700585
Berlioz compositeur constitue, avec Hugo poète et Delacroix peintre, la trinité des grands romantiques français, ceux de la génération de 1830. Or il est sans doute le seul créateur de son temps à avoir été à la fois profondément français, indiscutablement romantique et exclusivement musicien. Cette harmonie réalisée entre trois composantes: la musique, le romantisme et le tempérament français pouvait-elle être sans susciter des incompatibilités, sans engendrer une oeuvre étrange faite de contradictions et de confusions? Une oeuvre étrange à plusieurs titres. Si elle le fut certes dans sa forme, souvent trouvée incohérente et bouleversée par les auteurs contemporains, c'est aujourd'hui plus encore dans sa manière qu'elle surprend. Car cette manière choisit résolument d'être une errance entre les droits à l'énoncé de l'idée et les pouvoirs sans normes de l'imagination. Une manière qui, en tout état de cause, débouche sur l'exaltation de la matière sonore et conduit à la rédaction du Grand Traité d'instrumentation et d'orchestration modernes."
Betsy Jolas a eu soixante-dix ans le 5 août 1996. Elle appartient à la génération déterminante des compositeurs qui tels Berio, Boulez, Cage, Ligeti, Stockhausen, Xenakis... se sont partagé le paysage musical de l'après-guerre. Depuis 1967, et tout d'abord par l'intermédiaire d'André Boucourechliev, Betsy Jolas a rédigé divers articles qui accompagnent de manière significative une production musicale toujours féconde aujourd'hui. C'est l'ensemble de ces textes - témoignage précieux pour la lecture de cette fin de siècle - qui est proposé ici pour la première fois. Et à les voir rassemblés, on comprend que Betsy Jolas nous livre moins une théorie que l'affirmation constante autant que passionnée d'une expérience. Enfin, outre qu'ils assurent, de façon réellement inaugurale en Occident, une voix à la création féminine, ces textes permettent - contrairement à certaines idées très marquantes des années soixante/soixante-dix - d'appréhender une logique créatrice en phase avec l'héritage culturel occidental romantique, sans pour autant entraver une recherche authentiquement contemporaine. " Le secret de ma différence - affirme Betsy Jolas c'est l'assimilation. "
A l'approche de son quatre-vingt-dixième anniversaire, fêté en 2016 dans de nombreuses capitales musicales, Betsy Jolas a souhaité faire connaître ceux de ses textes qu'elle juge aujourd'hui les plus représentatifs de sa longue vie créatrice. Ce volume rassemble des articles devenus inaccessibles rapprochés d'inédits, des entretiens trop oubliés, des hommages et des notices de ses partitions. L'ensemble trace ainsi, de l'aube a minuit, l'itinéraire d'une vie constamment habitée par la composition. Ce parcours offre aussi une perspective originale sur l'actualité de la musique occidentale de la seconde moitié du XXe siècle à aujourd'hui. Betsy Jolas s'y insère résolument auprès de ses contemporains, Pierre Boulez, Luciano Berio, Karlheinz Stockhausen, avec l'appui précieux de ses aînés, Olivier Messiaen et Henri Dutilleux. Elle n'abdique cependant jamais sa différence : une double culture franco-américaine et sa situation, alors singulière, de "femme-compositeur".
Résumé : Miroirs, fragments, mosaïques... L'?uvre d'art au XXe siècle s'est construite selon certains principes de discontinuité. La totalité et l'unité de l'?uvre ont été soumises à des liaisons et déliaisons particulièrement marquées. Cet ouvrage explore ces opérations dans les domaines des arts plastiques, du cinéma, de la littérature, de la musique, de la photographie. Certaines opérations insistent d'un langage à l'autre. Leur repérage dans des ?uvres diverses permet de dégager les matrices de la création artistique au XXe siècle. La notion de " schème " est particulièrement utilisée pour réfléchir et analyser la fabrique de l'art. Les ?uvres étudiées ici sont celles de Marcel Proust et de Gérard Macé, de Paul-Armand Gette et de Français Méchain, de Raymond Reynaud et de François Righi, de Raymond Depardon, de Henry Cowell et de Luciano Berio, et d'autres. CIEREC, Travaux 120, Collection " Arts ".
A bord du Grand Train, puissant, immense, tout de verre et d'acier. En échange de la vie des passagers, un modeste employé accepte de devenir le dépositaire d'un terrible secret : l'emplacement de la clé qui pourrait détruire Dieu. Or, l'Homme craint Dieu et Dieu ne craint que la clé? Terreur, mystère, fantastique, tous les genres se mêlent dans ce voyage hallucinant à travers les zones d'ombre de la foi d'où l'on revient avec une seule certitude : cet écrivain est diabolique. Puissant, immense, tout de verre et d'acier, le Grand Train de 7h45 vient de s'ébranler à destination de Hambourg, quand, à son bord, le modeste employé Daniel Kean distingue une flaque rouge de sang aux pieds d'un passager. Pour déjouer l'attentat imminent, le jeune homme amorce le dialogue avec le kamikaze agonisant qui lui susurre quelques mots à l'oreille. Le voilà dépositaire malgré lui d'un effroyable secret : l'emplacement de la ?Clé? qui pourrait détruire Dieu, détruire surtout la crainte qu'il inspire aux hommes. Flatté, menacé ou manipulé par deux bandes rivales qui se disputent cette boîte de Pandore, Daniel s'immerge dans un univers peuplé d'ombres, traverse des ténèbres et affronte des mythes et des divinités archaïques. Tels Verne, Stevenson ou Lovecraft, José Carlos Somoza conduit ce thriller futuriste vers des terres inexplorées, des continents entourés de marais, des océans contenus dans des cercueils de verre, orchestrant l'éternelle bataille, ici magistralement renouvelée, entre les armées du bien et du mal. De ce voyage hallucinant dans les méandres de la foi, on revient riche d'une seule certitude : ce ?pour ou contre? Dieu qui a forgé notre conscience d'être au monde, cette croyance ou le déni qui règlent nos vies, il faudra admettre qu'ils reposent sur la seule puissance fabulatrice des hommes. Un postulat bâti sur une légende !
Marie a vingt-cinq ans. Un soir de fête, coup de foudre, nuit d?amour et le lendemain? Elle se retrouve douze ans plus tard, mariée, des enfants et plus un seul souvenir de ces années perdues. Cauchemar, angoisse? Elle doit assumer sa grande famille et accepter que l?homme qu?elle a rencontré la veille vit avec elle depuis douze ans et ne se doute pas du trou de mémoire dans lequel elle a été précipitée. Pour fuir le monde médical et ses questions, elle choisit de ne rien dire et devient secrètement l?enquêtrice de la vie d?une autre. Ou plutôt de sa propre vie. C?est avec une énergie virevoltante et un optimisme rafraîchissant que Frédérique Deghelt a composé ce roman plein de suspense sur l?amour et le temps qui passe, sur les rêves des jeunes filles confrontés au quotidien et à la force des choix qui déterminent l?existence.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.