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Vers une église sans peuple. Serge Bonnet et le catholicisme populaire 1924-2015
Raison du Cleuziou Yann
CERF
29,00 €
Épuisé
EAN :9782204173995
Années 1960. Le clergé se lance dans une vaste croisade contre la "piété populaire" : les statues de saints sont retirées et les dévotions jugées trop pittoresques sont accusées d'être des relents du paganisme. Un moine dominicain, Serge Bonnet, prend alors la défense d'une spiritualité incarnée faite de coutumes colorées, contre la religion épurée et abstraite des intellectuels. Bien avant que le pape François ne réhabilite la piété populaire, qu'il qualifie "d'oeuvre de l'Esprit saint", un théologien solitaire s'était levé pour penser une spiritualité concrète et enracinée : Yann Raison du Cleuziou nous raconte Serge Bonnet. Ce chercheur du CNRS souhaite devenir prêtre-ouvrier pour évangéliser un prolétariat largement déchristianisé. Il découvre alors que la foi est déjà présente dans ces classes démunies, mais qu'elle est méprisée par le clergé qui la juge arriérée. C'est donc au sein même de l'Eglise que Serge Bonnet va engager le combat contre l'arrogance des théologiens qui aspirent à un christianisme "modernisé" et discriminent les dévotions populaires. Il attaquera violemment le néo-cléricalisme des avant-gardes et affirmera l'autonomie des laïcs. A travers les engagements de Serge Bonnet, Yann Raison du Cleuziou nous plonge dans les grandes querelles qui ont divisé les catholiques depuis l'Après-guerre face aux défis de la modernisation de l'Eglise. Dominicain, prédicateur en milieu ouvrier, universitaire et chercheur au CNRS, Serge Bonnet a été une figure médiatique d'importance dans les années 60 et 70. Prédicateur de talent, il a défendu la religion populaire et la place des rituels dans la religion.
Bonnet Serge ; Rondeau Daniel ; Raison du Cleuziou
Durant les années 1960 et 1970, les dévotions populaires sont considérées par une partie du clergé comme une forme de paganisme dont il faut affranchir les catholiques. Les saints sont congédiés des nefs, la communion solennelle supprimée et les fêtes votives délaissées. Le dominicain Serge Bonnet, à la fois prédicateur de talent et chercheur au CNRS, fut alors un des seuls à dénoncer les prétentions d'une élite religieuse à décider des formes de catholicisme légitime. Avec un positionnement iconoclaste assumé et un humour corrosif, il attaqua violemment le néo-cléricalisme des avant-gardes de gauche et affirmera l'autonomie des laïcs. Renvoyant dos à dos les traditionnalistes et les progressistes, il défendra un christianisme incarné et la nécessaire liberté de conscience et de dévotion des catholiques. Très proche de Raymond Aron et de Philippe Ariès, admiré par Maurice Clavel, ses interventions sont redoutées et ses ouvrages respectés. De la géniale histoire de l'ermitage de Saint Rouin à ses études sur la prière, la fête ou sur la domination cléricale, Serge Bonnet emprunte des pistes originales et renouvelle les analyses. Cet ouvrage rassemble pour la première fois ses recherches sur le petit peuple catholique et ses textes polémiques pour le défendre. Toujours à la frontière entre sociologie et histoire, l'oeuvre de Serge Bonnet y apparaît dans toute sa densité, sa cohérence et sa profondeur.
Résumé : Un enfant vient de naître, et ceux qui l'attendaient sont bouleversés. De Victor Hugo à Jacques Brel, en passant par Pablo Casals, Khalil Gibran ou saint Augustin, voici des mots pour dire une histoire qui commence, avec ses gestes de tendresse, ses espérances et l'immense bonheur de tout réinventer.
Résumé : La crise de l'Eglise catholique de France est devenue un lieu commun sociologique. L'architecture de statistiques qui permet d'établir son constat est bien connue et les enquêtes régulières qui l'étayent chaque année sont sans surprise : aujourd'hui, environ 65 % des Français se disent encore catholiques, et seulement 4,5 % assistent à la messe chaque semaine. En Europe, la France est aujourd'hui le pays de culture catholique où l'observance religieuse est la plus faible. Ses difficultés sont la plupart du temps décrites à travers des chiffres : déclin des baptêmes, des ordinations, du nombre de pratiquants. Mais quelle interprétation en donner ? Le choix des auteurs a été de s'intéresser ici à la manière dont les catholiques se représentent et pensent les évolutions de leur Eglise, ce qu'elles leur font et ce qu'ils en font. Une enquête de grande ampleur a été réalisée à cette fin sous le patronage de Confrontations. Le catholicisme français apparaît ainsi sous un jour nouveau : la " crise " de l'Eglise dépend moins des évolutions que les statistiques donnent à voir, que des diagnostics qui sont établis à partir d'elles. La crise de l'Eglise se traduit donc avant tout par un conflit d'interprétation sur la qualification de ce qui est en crise et sur les remèdes à adopter. Cet ouvrage propose donc un panorama de la manière dont les catholiques vivent et analysent ce contexte de crise et les propositions qu'ils formulent pour en sortir. In fine, c'est à une véritable exploration des multiples sensibilités de l'archipel catholique que les auteurs nous convient. Avec la collaboration de Geneviève Dahan-Seltzer et Françoise Parmentier, sociologues.
Au début des années 1970, Raymond Marcellin, alors ministre de l'Intérieur, s'inquiète de la radicalisation politique d'une partie du clergé catholique. Dans les rangs de l'extrême-gauche ou engagés au coeur des luttes sociales et anti-impérialistes, de jeunes prêtres apportent le soutien de Dieu à l'élan révolutionnaire. Cet ouvrage analyse les conditions de cette politisation à travers l'histoire des religieux dominicains de la province de France. A partir du dépouillement d'archives inédites, ce sont toutes les controverses sur l'adaptation de la vie religieuse aux évolutions de la société française qui se trouvent retracées depuis les années 1940 jusqu'à la fin des années 1970. De l'arrêt des prêtres ouvriers en 1954 à la guerre d'Algérie, du concile Vatican II à mai 68, les jeunes générations de dominicains se sont progressivement détachées de la forme de vie conventuelle et contemplative. Le retrait du monde dans l'asile des couvents est apparu de moins en moins comme un mode de vie pertinent. La province dominicaine de France entre alors dans une crise profonde. Cet ouvrage renouvelle les approches de la crise du catholicisme dans la société française en montrant qu'elle a pour trame un conflit profond sur l'engagement nécessaire pour mener une vie évangéliquement vraie. Il apporte également un éclairage neuf sur l'histoire politique et sociale des Trente Glorieuses.