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La Relève. Chroniques niçoises
Rainaud Maurice ; Rainaud Jean-Marie
L'HARMATTAN
14,00 €
Épuisé
EAN :9782336467474
Cinquante ans ont passé. La mieja vesta et l'adolescent d'alors sont devenus des hommes, des grands-pères. Accompagnés de leurs petits-enfants, ils sont retournés au Jardin des Murmures. Le vieux chêne qui dominait tous les autres arbres était toujours là. A son pied, l'éternel banc de pierre... Une jeune pousse annonce "La Relève". Un peu honteux, gênés de leur longue absence, nos deux Niçois baissaient le nez. Soudain, le vieil arbre avait rompu le silence. Sans préambule, il s'était lancé dans un monologue fait de reproches amicaux, tout heureux néanmoins de retrouver ses amis pour continuer à faire battre leur coeur en évoquant des histoires non écrites... avant qu'ils ne tirent leur révérence. Quoi qu'ils écrivent et quoi qu'ils nous chantent, Maurice et Jean-Marie Rainaud parlent d'ici : de ce pays niçois dont ils "sont" viscéralement. Là où ils ont construit leur château en enfance. René Cenni, grand reporter.
Dominique, vingt-cinq ans, magnifiquement belle, romancière célèbre, tombe follement amoureuse de Lou, jeune acteur de théâtre aux yeux de fille, homosexuel. Grâce à un stratagème imaginé de toutes pièces, elle le séduit, s'en fait aimer et devient sa première femme. Faisant fi du qu'en-dira-t-on, le couple insolite file le parfait amour jusqu'au jour où...
Cipières, un village du Haut-Pays grassois, au début du xive siècle. Gaétane et Corentin, deux jumeaux dont la mère - l'épouse du seigneur - est morte en couches, sont élevés par Bertille, leur nourrice. Le seigneur, inconsolable, noie sa douleur dans l'alcool. Gaétane et Corentin, singulièrement attachés l'un à l'autre par une douce conformité d'humeur et de goûts, passent une enfance bucolique somme toute heureuse, malgré l'absence d'une mère qu'ils n'ont pas connue et d'un père enfermé dans son chagrin. A la puberté, du jour au lendemain, l'attitude de Gaétane change. Son comportement devient étrange, inexplicable... Lors de la Saint-Mayeul, la fête votive, elle disparaît mystérieusement. Désespéré, Corentin quitte le village. Il nous entraîne dans ses tribulations à Paris, à Turin, à Florence où, sous la houlette de Giotto, il devient un peintre apprécié dans les milieux artistiques, à Milan enfin... Des années ont passé. A la mort de son père, Corentin retourne au bercail, mais le mystère demeure quant aux circonstances de la disparition de Gaétane...
Nice. Les années 50. Judith et Pablo, deux adolescents qui se connaissent depuis l'école primaire, s'aiment comme on peut s'aimer à cet âge. Un amour vrai, sincère. Moi et toi, toi et moi, toujours ! Mais ils vont découvrir, avec dépit, combien le bonheur est éphémère. Le monde de Judith n'est pas celui de Pablo. Elle, est l'unique rejeton d'une famille bourgeoise, lui, réfugié à Nice avec sa mère et sa soeur, est un fils d'Espagnol, "un rouge" , assassiné dans les geôles de Franco. Judith part terminer ses études de droit à Paris. Pablo, pour l'oublier, s'en va, très loin... Ce qui pourrait être une banale histoire d'amour s'intensifie, monte de plusieurs tons, pour prendre la tournure d'un thriller quand Pablo, qui a traîné sa bosse à Cuba et en Amérique du Sud où il est devenu un "bad boy" , retourne à Paris. Il y retrouve Judith, avocate de renom. Elle a épousé un riche banquier de l'avenue Montaigne...
Rainaud Jean-Marie ; Rainaud Maurice ; Tosan Alber
Pour raconter Garibaldi, il faut avoir traîné sur le port de Nice ; s'être enivré des fragrances d'arachides et de goudron ; avoir vu plonger les enfants du haut des trois mâts ; aller s'agenouiller à l'église des Augustins où l'enfant du pays a été baptisé ; faire la fête sur la place qui porte son nom et connaître l'histoire de sa statue qui regarde vers Turin. Il faut être provençal ; se donner au duc de Savoie ; combattre les troupes de François Premier ; chasser les Turcs en leur montrant son cul ; lutter contre les soldats de Robespierre ; défendre la France contre l'ennemi prussien et sacrifier ses enfants dans la Grande Guerre. Si vous remplissez ces conditions contradictoires, vous pouvez peut-être comprendre le héros des deux mondes, le héros niçois ! Si vous aimez l'aventure ; les grandes courses au large ; si vous vous considérez comme le fils d'Ulysse ; si vous êtes prêt à partir au Brésil ou en Uruguay pour défendre la liberté ; si vous voulez que l'Italie occupée retrouve la gloire de Rome ; si vous êtes amoureux fou d'une jeune femme qui se bat à vos côtés ; si les femmes sont folles de vous et achètent l'eau de votre bain pour ses vertus aphrodisiaques ; si, hostile à la monarchie, vous obéissez à votre Roi ; si, élu député, on vous chasse parce que vous dérangez les bien-pensants ; si vous décidez de vous retirer du monde et d'aller chasser la bécasse à Caprera ; si Victor Hugo vous considère comme un héros et si on vous compare à Guévara... alors vous pouvez lire ce livre... ou plutôt ce livret d'Opéra !
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.