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Et pourtant je vous dis que le bonheur existe
Rainaud Maurice ; Rainaud Jean-Marie
L'HARMATTAN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782140264931
Nice. Les années 50. Judith et Pablo, deux adolescents qui se connaissent depuis l'école primaire, s'aiment comme on peut s'aimer à cet âge. Un amour vrai, sincère. Moi et toi, toi et moi, toujours ! Mais ils vont découvrir, avec dépit, combien le bonheur est éphémère. Le monde de Judith n'est pas celui de Pablo. Elle, est l'unique rejeton d'une famille bourgeoise, lui, réfugié à Nice avec sa mère et sa soeur, est un fils d'Espagnol, "un rouge" , assassiné dans les geôles de Franco. Judith part terminer ses études de droit à Paris. Pablo, pour l'oublier, s'en va, très loin... Ce qui pourrait être une banale histoire d'amour s'intensifie, monte de plusieurs tons, pour prendre la tournure d'un thriller quand Pablo, qui a traîné sa bosse à Cuba et en Amérique du Sud où il est devenu un "bad boy" , retourne à Paris. Il y retrouve Judith, avocate de renom. Elle a épousé un riche banquier de l'avenue Montaigne...
On avait quitté les frères Rainaud avec "Des années à l'attendre", un roman intimiste. Ils reviennent cette fois avec des nouvelles dans lesquelles ils distillent, pour le plus grand bonheur des lecteurs, des histoires un brin cruelles, portant un regard sans concession sur des personnages au destin singulier mais profondément ancrés dans le réel.
Orpheline à sept ans, Eloïse, une ravissante petite Niçoise qui joue divinement du violon, est adoptée par un oncle dont elle ignorait l'existence, un mécène qui a tout de suite vu en elle une future musicienne de talent. Le même jour, à Bogota, Amazona, une jeune Colombienne du même âge qu'Eloïse, a échappé par miracle à l'assassinat de ses parents. Elle est recueillie par un ami de la famille, un personnage qu'elle connaît à peine, un guérillero qui l'emmène avec lui dans la jungle… Eloïse et Amazona, deux jeunes femmes, deux vies, deux continents. Elles vont voir leurs destins se croiser sans jamais se rencontrer. Un roman tout en émotion, avec en toile de fond la Colombie et Nice, que les deux auteurs connaissent intimement.
Rainaud Jean-Marie ; Rainaud Maurice ; Tosan Alber
Pour raconter Garibaldi, il faut avoir traîné sur le port de Nice ; s'être enivré des fragrances d'arachides et de goudron ; avoir vu plonger les enfants du haut des trois mâts ; aller s'agenouiller à l'église des Augustins où l'enfant du pays a été baptisé ; faire la fête sur la place qui porte son nom et connaître l'histoire de sa statue qui regarde vers Turin. Il faut être provençal ; se donner au duc de Savoie ; combattre les troupes de François Premier ; chasser les Turcs en leur montrant son cul ; lutter contre les soldats de Robespierre ; défendre la France contre l'ennemi prussien et sacrifier ses enfants dans la Grande Guerre. Si vous remplissez ces conditions contradictoires, vous pouvez peut-être comprendre le héros des deux mondes, le héros niçois ! Si vous aimez l'aventure ; les grandes courses au large ; si vous vous considérez comme le fils d'Ulysse ; si vous êtes prêt à partir au Brésil ou en Uruguay pour défendre la liberté ; si vous voulez que l'Italie occupée retrouve la gloire de Rome ; si vous êtes amoureux fou d'une jeune femme qui se bat à vos côtés ; si les femmes sont folles de vous et achètent l'eau de votre bain pour ses vertus aphrodisiaques ; si, hostile à la monarchie, vous obéissez à votre Roi ; si, élu député, on vous chasse parce que vous dérangez les bien-pensants ; si vous décidez de vous retirer du monde et d'aller chasser la bécasse à Caprera ; si Victor Hugo vous considère comme un héros et si on vous compare à Guévara... alors vous pouvez lire ce livre... ou plutôt ce livret d'Opéra !
Automne 1915. Les soldats français doivent enlever à la baïonnette le Bois des Corbeaux. La moitié du bataillon est anéantie. Le lendemain, Roger S. franchit les lignes ennemies pour ramener le corps de son camarade. Il est fait prisonnier par les Allemands. Printemps 1936. Après la victoire du Front Populaire, Blum présente le gouvernement à l'Elysée. Roger S. est ministre de l'Intérieur. Il doit intervenir sur tous les fronts, frapper les groupes extrémistes, négocier avec le patronat et les ouvriers. On dit qu'il est le vrai chef de l'exécutif. Automne 1936. Depuis l'été, la presse d'extrême droite (les communistes sont curieusement silencieux) accuse Roger S. de trahison. La calomnie le conduit à l'irréversible. Dieu pardonne-t-il à ceux qui quittent volontairement la vie ?
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.