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Moi, Roger S...
Rainaud Maurice
L'HARMATTAN
16,00 €
Épuisé
EAN :9782296031265
Automne 1915. Les soldats français doivent enlever à la baïonnette le Bois des Corbeaux. La moitié du bataillon est anéantie. Le lendemain, Roger S. franchit les lignes ennemies pour ramener le corps de son camarade. Il est fait prisonnier par les Allemands. Printemps 1936. Après la victoire du Front Populaire, Blum présente le gouvernement à l'Elysée. Roger S. est ministre de l'Intérieur. Il doit intervenir sur tous les fronts, frapper les groupes extrémistes, négocier avec le patronat et les ouvriers. On dit qu'il est le vrai chef de l'exécutif. Automne 1936. Depuis l'été, la presse d'extrême droite (les communistes sont curieusement silencieux) accuse Roger S. de trahison. La calomnie le conduit à l'irréversible. Dieu pardonne-t-il à ceux qui quittent volontairement la vie ?
César est écrivain. Julie, dessinatrice artistique, a quitté le monde. Elle s'en est allée vers d'autres lumières. Elle réapparaît, pour lui seul, des années plus tard... Un roman singulier, différent de ceux qu'on connaissait des deux frères Maurice et Jean-Marie Rainaud. Ils révèlent ici une autre facette de leur talent de conteurs en entraînant le lecteur dans une aventure insolite, inattendue, un peu loufoque mais terriblement humaine.
De nombreux écrivains, parmi les plus célèbres, de Nietzsche à Zweig, ont brillamment analysé les Essais. Les philosophes les plus savants se sont penchés sur l'oeuvre de Montaigne. Ce modeste ouvrage paraîtra bien léger au regard de la qualité des analyses des gens de lettres. Il répond à la volonté d'inviter les citoyens à pratiquer les Essais, souvent cités mais rarement lus et comportant des développements sur des thèmes ignorés ou occultés comme le divorce, le sexe ou le viol. Lire Montaigne permet de saisir le poids des mots, la richesse de la pensée et l'originalité du vocabulaire. Il nous donne une vision pénétrante de l'Etat et du politique qui anticipe heureusement sur la conception plus théorique de Montesquieu. Montaigne en poésie. Les auteurs ont choisi la liberté remarquablement analysée par La Boétie. Ils se sont attachés au texte lui-même (vieux français et multiples traductions modernes, souvent mal accueillies par les esprits chagrins) mais se sont aussi inspirés des grands auteurs de l'Antiquité que cite et commente Montaigne lui-même. Ils y adjoignent leur propre vision, revendiquent la subjectivité de leur texte. On sait, en effet, que la poésie n'est pas dans l'objet mais dans le sujet. Le texte des Essais constitue la réalité précise. Le rapport à l'oeuvre de Montaigne varie de sujet à sujet.
On avait quitté les frères Rainaud avec "Des années à l'attendre", un roman intimiste. Ils reviennent cette fois avec des nouvelles dans lesquelles ils distillent, pour le plus grand bonheur des lecteurs, des histoires un brin cruelles, portant un regard sans concession sur des personnages au destin singulier mais profondément ancrés dans le réel.
Cipières, un village du Haut-Pays grassois, au début du xive siècle. Gaétane et Corentin, deux jumeaux dont la mère - l'épouse du seigneur - est morte en couches, sont élevés par Bertille, leur nourrice. Le seigneur, inconsolable, noie sa douleur dans l'alcool. Gaétane et Corentin, singulièrement attachés l'un à l'autre par une douce conformité d'humeur et de goûts, passent une enfance bucolique somme toute heureuse, malgré l'absence d'une mère qu'ils n'ont pas connue et d'un père enfermé dans son chagrin. A la puberté, du jour au lendemain, l'attitude de Gaétane change. Son comportement devient étrange, inexplicable... Lors de la Saint-Mayeul, la fête votive, elle disparaît mystérieusement. Désespéré, Corentin quitte le village. Il nous entraîne dans ses tribulations à Paris, à Turin, à Florence où, sous la houlette de Giotto, il devient un peintre apprécié dans les milieux artistiques, à Milan enfin... Des années ont passé. A la mort de son père, Corentin retourne au bercail, mais le mystère demeure quant aux circonstances de la disparition de Gaétane...
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.