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Cachemire. Au péril de la guerre
Racine Jean-Luc
AUTREMENT
15,20 €
Épuisé
EAN :9782746702851
Moins médiatisée que le conflit israélo-palestinien, mais comme lui vieille de plus de cinquante ans, l'inextricable question du Cachemire sort aujourd'hui de l'ombre. Le royaume largement musulman qu'un maharadjah hindou rattacha à l'Inde en 1947 pour échapper à l'emprise pakistanaise est devenu, en 1998, le c?ur du triangle nucléaire de l'Asie, partagé entre l'Inde, la Chine et le Pakistan. La ligne de contrôle qui le tranche demeure, après quatre guerres, ligne de front. Le régime militaire pakistanais y a fait volte-face, après le 11 septembre, en interdisant les ?Soldats du Prophète? et leurs clones, qui poursuivent cependant la guerre sainte. Leur stratégie de déstabilisation dresse les armées face à face au risque d'un nouvel embrasement. Reste le c?ur du problème: le sort des Cachemiris, à qui fut jadis promis un référendum pour décider de leur statut. Ni l'insurrection indépendantiste lancée en 1989, ni la surenchère islamiste armée décidée par les services secrets pakistanais, ni la répression massive menée par les forces indiennes n'ont, après des dizaines de milliers de morts, tendu vers une solution, qui ne pourra être que politique. Mais le poids des représentations contradictoires du bon droit, les conceptions antagonistes de la nation, le souvenir des agressions et des promesses non tenues, le choc des ambitions stratégiques, les contraintes et les man?uvres des pouvoirs rendent le dialogue indo-pakistanais très aléatoire, tandis que les Cachemiris, sans dirigeant charismatique, sont trop divisés pour se faire entendre. Derrière la tragédie du Cachemire se profilent bien des enjeux: moins le choc des civilisations qui opposerait l'hindouisme et l'islam, que le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes face aux États-nations post-coloniaux, le déficit démocratique dans la gestion politique des identités, les limites de la culture de paix, les réseaux terroristes, le concept de guerre limitée sous parapluie nucléaire, l'attentisme des grandes puissances, les bornes de la diplomatie, la faiblesse de l'ONU. Grandes questions qui illustrent, bien au-delà des hauteurs himalayennes, les incertitudes de l'ordre mondial contemporain. Biographie de l'auteur Jean-Luc Racine est directeur de recherches au CNRS. Il travaille sur les dynamiques de l'Inde contemporaine, sur les visions indiennes de l'ordre mondial et la géopolitique de l'Asie du Sud, en particulier sur les relations indo-pakistanaises.
Résumé : L'adjectif " postcolonial " est de plus en plus utilisé de façon plus ou moins polémique et négative. Il sert à évoquer les séquelles de la colonisation dans les pays devenus indépendants, et il qualifie aussi dans les anciennes métropoles coloniales des problèmes qu'elles ne connaissaient pas avant les indépendances. En France, par exemple, vivent près de sept millions de personnes venues des anciennes colonies françaises ou qui sont leurs enfants et petits-enfants. Pour dénoncer les discriminations dont ils sont souvent victimes, divers mouvements politiques et intellectuels de gauche soutiennent aujourd'hui ceux qui ont lancé début 2005 un manifeste revendiquant les droits des " indigènes de la République ". Cette expression paradoxale mais efficace fait allusion au statut d'infériorité par rapport aux Européens qui caractérisait les " indigènes " dans les anciennes colonies. Mais ces discours qui dénoncent parfois la France comme une " société coloniale " peuvent mener à de dangereux malentendus. En effet, ces " indigènes " d'aujourd'hui sont minoritaires dans la République française, alors que, dans les colonies, les indigènes d'hier, qui n'avaient presque aucun droit, formaient l'essentiel de la population. Dans les pays qui ont été des métropoles coloniales, on en vient en tout cas à parler de situations postcoloniales. C'est également la conséquence de changements majeurs dans le monde musulman et d'une remise en cause de l'histoire mondiale. La dénonciation désormais classique de la Shoah a ainsi conduit à la prise de conscience que la traite des esclaves durant des siècles a été le plus long des crimes contre l'humanité. D'où certaines tendances à une diabolisation souvent simplificatrice de ce phénomène planétaire que fut la colonisation. Mais la question postcoloniale ne se pose pas de la même façon en France, au Royaume-Uni ou aux Pays-Bas.
Bérénice et Titus s'aimaient. Devenu empereur de Rome, il dut pourtant la quitter - malgré lui, malgré elle. Modèle de pièce classique, Bérénice sait faire "quelque chose de rien" pour mieux respecter les unités classiques. Le dossier- Les repères historiques, culturels et littéraires- L'étude du genre- Des groupements de textes- Une préparation au baccalauréat
Les dynamiques asiatiques, où la Chine occupe bien entendu la première place, peuvent comme toujours être décryptées à deux niveaux: celui des événements marquants et celui des évolutions structurelles. Pour rendre compte de cette dialectique, cette livraison annuelle de Mondes émergents, fruit d'un partenariat entre Asie Centre et la Documentation française, propose dans un premier temps un état des lieux des quatre pays clés de la région: Chine, Japon, Inde, Indonésie. Ensuite, deux « points chauds » sont sujets à analyse détaillée: l'Afghanistan, en proie à de graves problèmes de gouvernance, et la Birmanie, occupée à définir le modèle de sa transition. Puis deux questions transversales sont abordées: l'une, géopolitique, porte sur la stratégie américaine du « pivot asiatique »; l'autre, économique, interroge le parcours des pays d'Asie à l'heure de la crise frappant les pays occidentaux. Enfin, la chronologie 2012 clôt l'ouvrage.
Résumé : A l'ombre de la société indienne vivent ceux qu'on appelait jadis les Intouchables, ceux que Gandhi désignait comme fils de Dieu, ceux qui, aujourdhui, se définissent de plus en plus comme dalit, les écrasés, les opprimés. Dans la région de Pondichéry, on les appelle paraiyar, un nom que les voygeurs européens ont transformé en paria. Livrée par sa caste au devoir ancestral de soumission, Viramma, Paria villageoise, nous dit ici sa vie, ses craintes, ses aspirations. Avec son admirable vitalité, avec la langue crue et son talent de conteuse, sans misérabilisme, elle éclaire ce que sont l'enfance, la femme, le couple, le pouvoir des dominants, les passions des hommes, l'incertitude du lendemain. On entre avec elle dans la boue des rizières, mais aussi dans le monde des esprits et des dieux, des jeteurs de sort, des rèves de délivrance. Dans ce que dit cette voix de l'ombre, résonne aussi le rire des asservis, parfois tragique, parfois de dérision, parfois amer, souvent franc, un rire que forgent la force de vivre et la grandeur des dominés, un rire qui transfigure le destin, sur la difficile voie de l'émancipation. Confié et recueilli dans un total esprit de confiance, ce témoignage nous vaut ce texte rare, éclairant à la fois les profondeurs d'une Inde qui bouge et l'indestructible dignité qui anime les plus méprisés des exclus, à l'heure même où nombre d'entre eux aspirent en masse à une nouvelle reconnaissance sociale et à un nouveau pouvoir. Ce livre d'écoute est un hommage à ceux qui furent si longtemps privés de parole.
Olivia et Emily sont demi-soeurs et vivent une enfance heureuse. Jusqu'au jour où Mo et Pa ont un troisième enfant : Rosie, une vraie peste. Peu à peu, elle parvient à empoisonner l'existence de toute la famille, poussant Olivia et Emily dans leurs derniers retranchements. Comment s'en débarrasser ? Coups bas, manipulations et vengeances : impossible de s'ennuyer avec ces héroïnes aussi cyniques que déjantées.
Résumé : Une centaine de cartes et infographies pour retracer, du IVe au Ier siècle avant J.-C., l'histoire de la période hellénistique, creuset politique et culturel du monde moderne. De la Méditerranée occidentale aux confins de l'Afghanistan, les dynamiques démographiques, politiques et militaires qui ont façonné l'empire hérité d'Alexandre le Grand. Des conquêtes d'Alexandre à l'hégémonie romaine, des grands empires aux cités-Etats luttant pour préserver leur autonomie : le tableau d'un monde en pleine effervescence, où se dessinent déjà, en filigrane, les contours du nôtre. Une mosaïque de peuples et de territoires qui trouve son unité dans la diffusion de la culture hellénistique. La nouvelle édition de cet Atlas, augmentée pour intégrer les développements les plus récents d'un domaine d'étude en plein renouvellement, dresse le portrait d'une période décisive et pourtant méconnue de notre histoire.
Près de 100 cartes et infographies actualisées pour mieux comprendre la complexité d'Israël. Les courants de pensée et les faits historiques à l'origine de la création de l'Etat d'Israël. Les enjeux démographiques : des fantasmes à la réalité. La question délicate des ressources : eau, énergie, matière grise, commerce... L'histoire toujours mouvementée des pourparlers israélo-palestiniens. L'auteur, spécialiste reconnu de la géopolitique d'Israël, aborde tous les aspects du sujet pour faire de cette cinquième édition un ouvrage de référence.
En une centaine de cartes et d'infographies, cet atlas inédit retrace l'histoire de l'une des plus grandes tragédies du XXe siècle, la Shoah. Les racines intellectuelles du génocide : le rôle joué par la diffusion de l'antisémitisme et du darwinisme racial en Europe au XIXe siècle. Une approche géographique originale qui met en évidence la concentration spatiale des centres de mise à mort, les accélérations, la concomitance et la coordination des phases du génocide, et qui souligne ainsi son caractère planifié. Une analyse à différentes échelles : du théâtre mondial à l'épicentre européen, des politiques d'Etat aux trajectoires individuelles. La cartographie permet une appréhension plus globale de cet événement historique sans précédent. Elle invite à interroger autrement ses origines, sa chronologie, son déploiement géographique et ses conséquences démographiques.