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LA FORCLUSION. Enfermés dehors
Rabinovitch Solal
ERES
12,00 €
Épuisé
EAN :9782865865598
Fous, exilés, apatrides, exclus : ils sont enfermés dehors. Dehors, hors des frontières de leur pays comme hors des liens de leur langue maternelle. Mais les véritables enfermés dehors sont les fous, exilés à jamais de leur inconscient : ils ne sont pas seulement étrangers dans leur exil, ils sont étrangers à eux-mêmes, étrangers à leur histoire, étrangers à la langue de l'enfance. Ce n'est pas seulement d'un pays ou d'une langue qu'ils sont exilés ; le nom, la voix, le père les ont aussi abandonnés sans retour. La forclusion est le nom de la fracture qui les a enfermés hors de toute inscription, hors des traces de la route de nos rêves, du ciel de nos pensées, de la maison de notre douleur ou de notre joie : loin de notre heimlich. La forclusion n'a pas fait que frapper les signifiants fondateurs de l'inconscient, elle en a jeté la clé pour toujours. Ainsi la clinique de la psychose oblige à se confronter au concept qui en éclaire l'orée. Ce livre interroge, avec les textes de Freud et de Lacan, le processus de forclusion à I'origine de la psychose.
L'expérience de la pensée, chaque fois différente, ne se confond ni avec le penseur ni avec une pensée de penseur. Elle inclut la théorie même avec laquelle elle s'efforce de penser. C'est l'expérience de la pensée dans la cure analytique. Laissées dans l'ombre de l'insu, les pensées glissent les unes sur les autres et disparaissent comme l'étincelle sur le charbon. Or, lorsqu'on tente de penser les pensées dans la folie, le rêve ou la veille, une hypothèse insiste, celle d'une continuité entre pensée folle et pensée familière, posée chez Lacan comme chez Freud. Hypothèse à prolonger, grâce aux questions qu'ils nous ont laissées en friche. Qu'elles soient expérience sensitive, accès d'abstraction, fantaisie d'artiste ou jaillissement délirant, les pensées sortent de la même fabrique mentale. Du monde, elles trouent la rumeur ou forment l'image. Les disant, les écrivant, ce livre tente de retenir leur glissade à travers le murmure de la pensée, de l'ange au peintre, du savant au psychanalyste.
Le moment nazi demeure une énigme dont le monde contemporain reste saisi. Mais la persistance de cette énigme ne tient-elle pas à l insistance de la pensée sociologique et philosophique à construire le nazisme comme un monstre conjoncturel de la Modernité? En examinant les modes opératoires du nazisme puis ceux du génocide rwandais, en soulignant la parenté entre nazisme et monde mafieux, en invitant enfin à éclairer la permanence de ce « Mal radical » à la lumière des remarques de Freud sur la destructivité, cet ouvrage montre qu à l irréductible noyau de barbarie qui hante le genre humain doit faire barrage un travail de civilisation fondé sur l axe d une éthique de la désillusion. Biographie de l'auteur Gérard RABINOVITCH est philosophe et sociologue, chargé de recherche au CNRS (CERSES), auteur de nombreux articles et ouvrages dont Questions sur la Shoah (Milan, 1998) et plus récemment, avec Shmuel Trigano, d'Antijudaïsme et barbarie (In Press, 2005).
Ce livre apporte un éclairage nouveau sur des événements que l'on considérait depuis longtemps comme parfaitement connus. Il remet en cause l'histoire du mouvement révolutionnaire à Petrograd depuis la chute du tsarisme jusqu'à la révolution d'Octobre : le triomphe de la révolution n'était nullement inévitable, le parti bolchevik n'était pas une organisation monolithique, la direction s'est souvent lourdement trompée et le rôle même de Lénine a été surévalué. Ce sont les masses, les ouvriers et les soldats (c'est-àdire les paysans) qui ont été le moteur de la révolution de 1917. Depuis sa première édition en 1976, l'ouvrage d'Alexander Rabinowitch fait référence dans l'historiographie de la révolution russe. Grâce à l'étude minutieuse d'archives jusqu'alors inaccessibles, il offre un contraste saisissant avec les publications antérieures sur le sujet. Le texte original, révisé en 2004, et disponible pour la première fois en français, est ici augmenté d'une préface inédite de l'auteur. Une vision étayée sur des sources solides, une narration vivante, un livre indispensable.
Bosse-Platière Suzon ; Ben Soussan Patrick ; Desca
Si de tout temps les femmes ont travaillé tout en ayant des enfants, aujourd'hui elles sont de plus en plus nombreuses à exercer leur activité à l'extérieur de chez elles. Et les transformations de la famille conduisent la plupart d'entre elles à confier leurs enfants à des professionnels de l'accueil éducatif. Le mouvement féministe, ces dernières décennies, s'est attaché à l'émancipation de la femme et à la construction de la parité avec les hommes. Aujourd'hui, il apparaît important de repenser la maternité et la prise en charge du jeune enfant à partir de la question de la place des femmes dans la société. C'est cette interrogation qui est ici soumise à des historienne, sociologue, médecin, psychiatre, psychologues et psychanalyste.
Un nourrisson éveillé reste rarement inactif, même lorsqu'il n'est pas pressé par les besoins de la vie. Joue-t-il pour autant ? Le cas échéant, à quoi joue-t-il et comment ? Questions fédératrices de ce recueil d'observations et de commentaires divers. D'abord, s'entendre sur la définition du jeu, sa fonction, son origine... Ensuite, chercher les conditions nécessaires au jouet : quiétude, maturité, présence de l'adulte, choix des jouets... Vingt-six volets pour se faire une idée à ce sujet : coups de zoom ou angles plus larges sur des situations de la vie quotidienne.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.