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Les bolcheviks prennent le pouvoir. La révolution de 1917 à Petrograd
Rabinovitch Alexande ; Saint-Upéry Marc
FABRIQUE
28,01 €
Épuisé
EAN :9782358720823
Ce livre apporte un éclairage nouveau sur des événements que l'on considérait depuis longtemps comme parfaitement connus. Il remet en cause l'histoire du mouvement révolutionnaire à Petrograd depuis la chute du tsarisme jusqu'à la révolution d'Octobre : le triomphe de la révolution n'était nullement inévitable, le parti bolchevik n'était pas une organisation monolithique, la direction s'est souvent lourdement trompée et le rôle même de Lénine a été surévalué. Ce sont les masses, les ouvriers et les soldats (c'est-àdire les paysans) qui ont été le moteur de la révolution de 1917. Depuis sa première édition en 1976, l'ouvrage d'Alexander Rabinowitch fait référence dans l'historiographie de la révolution russe. Grâce à l'étude minutieuse d'archives jusqu'alors inaccessibles, il offre un contraste saisissant avec les publications antérieures sur le sujet. Le texte original, révisé en 2004, et disponible pour la première fois en français, est ici augmenté d'une préface inédite de l'auteur. Une vision étayée sur des sources solides, une narration vivante, un livre indispensable.
Dans la ferme de ses parents, sur les rives humides d'un fleuve africain, Alexandra Fuller a fait la connaissance de l'homme désigné ici sous le nom de " K ". Elle a grandi pendant la guerre d'indépendance du Zimbabwe et elle espère, au contact de K, trouver la réponse aux questions qu'elle se pose sur sa propre histoire. Fuller et K décident de voyager à travers les terres qui portent les cicatrices de la guerre. K, qui a combattu dans un commando d'infanterie dont les membres étaient tous blancs, accepte avec un empressement surprenant de partager ses démons avec Fuller, et ses démons sont légion. Car la guerre de K a été brutale, marquée par les affrontements raciaux, les batailles dans la jungle et la torture : K a du sang sur les mains. L'Afrique au c?ur est un récit sur la mémoire, sur la guerre et sur la haine, dont le lecteur ne sort pas indemne.
Dans la ferme de ses parents, sur les rives humides d'un fleuve africain, Alexandra Fuller a fait la connaissance de l'homme désigné ici sous le nom de "K". Elle a grandi pendant la guerre d'indépendance du Zimbabwe et elle espère, à son contact, trouver la réponse aux questions qu'elle se pose sur sa propre histoire. Fuller et K décident de voyager à travers les terres qui portent les cicatrices de la guerre. K. qui a combattu dans un commando d'infanterie dont les membres étaient tous blancs, accepte avec un empressement peu commun de partager ses démons avec Fuller, et ses démons sont légion. Car la guerre de K était brutale, marquée par la lutte raciale, les batailles de jungle et la torture: K a du sang sur les mains. L'Afrique au c?ur est un récit sur la mémoire, la guerre, la haine et l'amour. Biographie: Alexandra Fuller est née en Angleterre en 1969. En 1972, elle a emménagé avec sa famille dans une ferme de Rhodésie. En 1981, à la fin de la guerre civile dans ce pays, les Fuller s'installent au Malawi, puis en Zambie. Alexandra Fuller vit aujourd'hui avec les siens dans le Wyoming. Elle est publiée dans une dizaine de pays. Anne Rabinovitch est titulaire d'un doctorat en études nord-américaines. Elle a traduit entre autres: Margaret Atwood, Saul Bellow, Doris Lessing, Norman Mailer, Joyce Carol Ontes Salter, Israel Joshua Singer, Robert Stone, Donna Tart, Jane Urquhart, Edmund White. Elle est aussi l'auteur de cinq romans.
En 2007, Alexandra Fuller entreprend des recherches documentaires sur l exploitation du gaz de schiste des hauts plateaux du Wyoming pour le New Yorker. Elle observe des plateformes de forage à perte de vue, « éclairées comme autant de tours Eiffel »: assez de démesure pour que l article prévu se transforme en un grand récit documentaire, dressant le portrait fascinant et bouleversant d une Amérique rurale au seuil d une catastrophe écologique et humaine.À travers la vie du jeune cow-boy Colton Bryant, qui incarne l Ouest rêvé des grands espaces sauvages l Ouest de la chasse, des rodéos, des pick-up et du camping l auteur donne à voir un territoire livré à une nouvelle ruée vers l or, où les hommes ont, depuis des générations, « le cheval et le pétrole dans le sang ».
Résumé : Dakota du Sud, Eats-Unis. Deux cousins amérindiens, Rick Overlooking Horse et You Choose Watson, liés par le sang et la terre. se retrouvent pourtant en conflit. La colère gronde dans la réserve à cause des injustices infligées au peuple lakota par le gouvernement fédéral, et les cousins prennent des directions opposées. Rich choisit la voie de la paix ; You Choose, celle de la violence. En attendant le printemps est un récit magistral sur plusieurs générations. Alexandra Fuller évoque avec poésie et sagesse la beauté secrète des grandes plaines nord-américaines et le destin des Amérindiens qui y vivent toujours ; une existence cadencée par les saisons et par les rituels de leurs ancêtres.
Comment un certain désir s'y prend-il pour impliquer des puissances tierces dans ses entreprises ? C'est le problème de ce qu'on appellera en toute généralité le patronat, conçu comme un rapport social d'enrôlement. Marx a presque tout dit des structures sociales de la forme capitaliste du patronat et de l'enrôlement salarial. Moins de la diversité des régimes d'affects qui pouvaient s'y couler. Car le capital a fait du chemin depuis les affects tristes de la coercition brute. Et le voilà maintenant qui voudrait des salariés contents, c'est-à-dire qui désireraient conformément à son désir à lui. Pour mieux convertir en travail la force de travail il s'en prend donc désormais aux désirs et aux affects. L'enrôlement des puissances salariales entre dans un nouveau régime et le capitalisme expérimente un nouvel art de faire marcher les salariés. Compléter le structuralisme marxien des rapports par une anthropologie spinoziste de la puissance et des passions offre alors l'occasion de reprendre à nouveaux frais les notions d'aliénation, d'exploitation et de domination que le capitalisme voudrait dissoudre dans les consentements du salariat joyeux. Et peut-être de prendre une autre perspective sur la possibilité de son dépassement.
Platon, Aristote, l'invention de la démocratie : c'est une tout autre image de la Grèce que montre ce livre, celle d'un pays sacrifié et humilié - comme il l'est aujourd'hui. On y verra comment la Résistance grecque, l'une des plus actives et efficaces de l'Europe occupée par les nazis, fut mise au pas et massacrée par les collaborateurs et les Anglais en 1944 : il fallait ramener le roi sur le trône, rétablir l'ordre social d'avant-guerre, éviter que la véritable démocratie de la Résistance ne s'impose à la Libération. On y découvrira une image peu flatteuse de Churchill, capable de tout et même de nuire à l'effort de guerre pour maintenir la Grèce dans l'orbe britannique. On assistera au flottement fatal de la direction du Parti communiste, lâché par l'URSS et acculé aux compromis. On verra, en 1945, la terreur, lancée par le gouvernement et les bandes armées d'anciens collaborateurs, qui s'abat sur les résistants désarmés, les syndicalistes, les démocrates. Les lignes de front sont tracées et la Grèce s'apprête à vivre trois années de guerre civile qui laisseront le pays exsangue. Trois années pendant lesquelles ce sont les Américains, dans le contexte de guerre froide, qui prennent la relève des Anglais dans la répression du mouvement populaire. Tout ce qui va advenir par la suite, de la dictature des colonels à la mise à mort actuelle du pays, sommé de payer "sa dette", est en germe dans cette histoire tragique de la Résistance grecque.
Le Code civil, le Conseil d'Etat, la Légion d'Honneur, les préfets, les lycées... ces institutions familières ont en commun d'avoir été créées, refondées ou redéfinies sous le Consulat, le régime qui est issu du coup d'Etat de Bonaparte (1799) et auquel succède l'Empire (1804). Alors que le pouvoir législatif était le coeur de la Révolution française, il est laminé en 1799 et remplacé par un pouvoir exécutif omnipotent, concentré dans les mains d'un homme qui en fait sa chose. La centralisation administrative, telle que nous nous la représentons aujourd'hui, prend sa source dans la dictature de Bonaparte . Elle rompt avec la logique "décentralisatrice" mise en oeuvre depuis 1789 et renforcée par le Gouvernement révolutionnaire en l'an II. Aussi, ce que l'on nomme abusivement "le centralisme jacobin" devrait être désigné comme le "centralisme bonapartiste" . Le processus de centralisation s'accompagne d'une confiscation de la démocratie. Les décisions prises sont hors du contrôle du peuple, alors qu'il est prétendu souverain. L'administration se substitue alors à la politique, le fonctionnaire remplace l'élu et le citoyen est réduit au statut d'administré. Les experts choisis par Bonaparte sont les seuls habilités à définir l'intérêt général et les politiques censées l'incarner. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen disparaît et la référence à la république, de plus en plus formelle, n'a pour seule fonction que de légitimer le régime. L'ordre social repose sur le propriétaire qui a le "droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue" , le patron dominant ses ouvriers, le mari sa femme et le père ses enfants. La dictature de Bonaparte entend "dépolitiser" la nation et s'appuie sur la surveillance policière et la mise en place d'un régime où la liberté de la presse n'est plus qu'un mot. Le Concordat avec le Pape "recléricalise" la France et fait des prêtres les auxiliaires du pouvoir. Le culte du Chef de l'Etat et les valeurs militaires de l'ordre, de l'obéissance et de l'honneur sont érigés en culture politique dominante. A l'extérieur, le Consulat de Bonaparte est marqué par la construction d'une hégémonie autoritaire sur les peuples "libérés" par les armées françaises (Hollande, Suisse, Italie du Nord, Allemagne rhénane) et par une réaction coloniale sanglante en Guadeloupe et à Saint-Domingue, accompagnée du rétablissement de l'esclavage en 1802. Aujourd'hui, la société propriétaire et les stigmates "bonapartistes" de la Constitution de la Ve République - la monarchie républicaine, la "verticalité du pouvoir" , le législatif marginalisé - suscitent la critique et interrogent la nature de notre "démocratie" et ses dysfonctionnements.
Tant que l'Etat existe, il n'y a pas de liberté. Quand il y aura la liberté, il n'y aura plus d'Etat. Ces mots ne sont pas de Bakounine, ni de Malatesta, ni de Proudhon: ils sont de Lénine, réfugié en Finlande à l'été 1917 avant le déclenchement de la révolution d'Octobre. Il a utilisé son temps à l'écart de l'action pour reprendre et élargir ses notes sur la théorie de l'État, déjà énoncée dans les Thèses d'avril. dans L'Etat et la révolution, Lénine convoque les textes de Marx et Engels sur la Commune de Paris. Il les utilise pour combattre les opportunistes de droite, les chefs de la IIe Internationale qui soutiennent la guerre en cours. Il réduit au minimum les divergences entre anarchistes et marxistes: non, le marxisme n'est pas un étatisme, il vise au contraire au dépérissement de l'Etat - avec une phase de transition, la dictature du prolétariat, dont la Commune parisienne est un moment paradigmatique. Pour reprendre la formule de Marx à propos de Hegel, Lénine est aujourd'hui traité "en chien crevé". Dans sa présentation, Laurent Lévy montre ce que cette pensée politique garde d'original et d'actuel.