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Philosophie clinique. Au chevet de l'animal parlant
Rabinovitch Gérard
HERMANN
15,05 €
Épuisé
EAN :9791037038968
Quand la philosophie se penche sur la condition humaine plutôt que de voltiger dans le ciel des idées, et qu'elle interroge les possibilités d'une "vie bonne" pour en faire son but explicite, alors la philosophie politique naît, soulignait Léo Strauss. Quand la philosophie politique se porte au chevet de la condition humaine, épaulée d'une histoire des mentalités et des apports d'une anthropologie non lénifiante, celle explorée par Sigmund Freud, elle devient clinique. L'objet central de celle-ci est alors cet "animal parlant" , tel que les sagesses antiques d'Athènes et Jérusalem définissaient essentiellement l'Homme : zoon phonanta et haï medaber. Une spécification axiale qui s'est perdue, progressivement remplacée par la conception dévoyée d' "animal social" . Mais c'est là un fourvoiement qui n'a servi qu'à sociologiser les humains pour mieux les domestiquer en masse. Clinique, la philosophie retrouve sa vocation inaugurale, en replaçant le langage au coeur de la condition humaine : elle redevient capable d'affronter les fracas mortifères récurrents de notre espèce. Tel est le motif du présent essai.
Ce livre apporte un éclairage nouveau sur des événements que l'on considérait depuis longtemps comme parfaitement connus. Il remet en cause l'histoire du mouvement révolutionnaire à Petrograd depuis la chute du tsarisme jusqu'à la révolution d'Octobre : le triomphe de la révolution n'était nullement inévitable, le parti bolchevik n'était pas une organisation monolithique, la direction s'est souvent lourdement trompée et le rôle même de Lénine a été surévalué. Ce sont les masses, les ouvriers et les soldats (c'est-àdire les paysans) qui ont été le moteur de la révolution de 1917. Depuis sa première édition en 1976, l'ouvrage d'Alexander Rabinowitch fait référence dans l'historiographie de la révolution russe. Grâce à l'étude minutieuse d'archives jusqu'alors inaccessibles, il offre un contraste saisissant avec les publications antérieures sur le sujet. Le texte original, révisé en 2004, et disponible pour la première fois en français, est ici augmenté d'une préface inédite de l'auteur. Une vision étayée sur des sources solides, une narration vivante, un livre indispensable.
Gérard Rabinovitch est philosophe et sociologue, chercheur au CNRS (Centre de recherche: sens, éthique, société) et chercheur associé au Centre de recherches psychanalyse, médecine, société, de l université Denis-Diderot. Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment publié aux éditions Bréal Comment ça va mal? L humour juif un Art de l Esprit (2009).
Albert Camus notait que "mal nommer les choses, c'est ajouter au malheur de ce monde". Il réactualisait là la formule de Socrate dans le Phédon : "Une expression vicieuse ne détonne pas uniquement par rapport à cela même qu'elle exprime, mais cause encore du mal dans les âmes". "Terrorisme" et "Résistance" sont entrés dans la sémantique politique moderne à la même période, par la Révolution française. "Résistance" à la Tyrannie, "Terrorisme" pour désigner les années robespierriennes. Deux modalités combattantes qui sont dans leur fondement antinomiques. La Résistance fait obstacle à la libido dominandi. La terreur appartient pleinement à l'ordre de la domination et de la cruauté et contredit de facto les horizons émancipateurs de tout projet "libérateur". La terreur est la signature du principe de tyrannie. Elle est le signal anticipé de la politique à venir de ses tenants quand bien même ceux ci ne seraient pas encore parvenu à s'emparer des instruments étatiques du Pouvoir. En s'appuyant sur les Résistances durant la Seconde Guerre Mondiale (résistances armées, résistances de "sauvetage" des persécutés, résistances culturelles), en recourant aux ressources de l'histoire, de l'anthropologie, et de la sociologie, il s'agira de dégager du point de vue de la philosophie politique et de l'interrogation éthique ce que peut signifier "Résistance" comme "Esprit" en valeur absolue. Il s'agira encore de tenter de corriger les approximations du parler public, les extensions trivialisantes, les emphases tribuniciennes et les propagandes instrumentales, qui, dans une pente anomique lexicale, brouillent les distinctions radicales entre "Résistance" et "Terrorisme". Car il en va de "résistance", comme il en va par exemple de "génocide", un dévoiement de sens au gré des idola fori. Ces idoles du langage de la place publique épinglées par Francis Bacon dans son Novum Organum. La où la résistance dessine une "société éthique" transversale, fut-elle exceptionnelle, contingente, transitoire ; le "terrorisme" lui porte la mort pour la mort, dans une tension de destruction, de haine, de toute puissance et de raison instrumentale. On ne s'étonnera donc pas que réseaux mafieux et réseaux terroristes s'imitent en violence et s'interpénètrent en intérêts, dans une porosité entre groupes terroristes et "crime organisé". La confusion entre "résistance" et "terrorisme" n'a pas donc pour conséquence un défaut cognitif, elle participe d'une "carence éthique" comme on dit "carence affective" ou "carence alimentaire" - qui entame l'humain dans l'Homme.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.
Nous vivons une époque paradoxale : les extraordinaires progrès scientifiques et techniques des dernières décennies ont bouleversé notre existence, mais, dans le même temps, un fulgurant retour de la barbarie sape nos valeurs laïques fondamentales, héritées des Lumières. Religions et utopies sociales, ces illusions dangereuses constituent la pire malédiction de l'humanité ; elles assaillent notre liberté de penser et de nous exprimer librement. Elles nous imposent leurs critères absolutistes du Bien et du Mal ainsi leur foi dans un au-delà ou un avenir radieux chimériques. Leur but est évident : nous empêcher de vivre sereinement et nous priver du bonheur quotidien. Dès lors, l'alternative est tranchée : Homme ou Dieu ? Raison ou foi ? Plaisir ou ascèse ? Vivre ici et maintenant ou attendre la vie après la mort ? Ce livre très documenté n'en est pas moins un ouvrage grand public : écrit dans un style simple et accessible, il se veut un essai-coup de poing, un pamphlet choc et sulfureux pour nous libérer des fausses promesses et des mensonges qui nous emprisonnent.
L'amour virtuel, un amour véritable ? Certains affirment tomber amoureux en ligne. Mais est-ce là de l'amour véritable ? L'amour, soutient-on, est désir du bien de l'autre. Il nécessite l'amour de soi, il amène à vouloir être près de l'être aimé, il exige une reconnaissance mutuelle et vise une personne concrète et autre que soi. On le décrit également comme étant inconditionnel, durable, voire incontrôlable (c'est lui qui nous contrôle), toujours pauvre et irrationnel. Que signifient et qu'impliquent ces caractéristiques ? Surtout, les retrouve-t-on toutes dans les relations d'amour virtuelles ? Plus encore, quelle vision de l'amour le virtuel pousse-t-il à adopter ?
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.