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La trace dans le palimpseste. Lectures de Levinas
Rabinovich Silvana ; Hocquenghem Joani
L'HARMATTAN
27,50 €
Épuisé
EAN :9782747554152
Cet ouvrage se propose d'offrir au public un instrument pour aborder l'écriture étrangère d'Emmanuel Lévinas (1906-1995). Ce philosophe est un témoin essentiel du XXe siècle. Voyageur de langues et territoires divers (le français, l'allemand, le russe, l'hébreu), émigrant à travers des pensées différentes, Lévinas a traversé le siècle et il en a connu ses expressions d'amour et de haine. Dans un chemin phénoménologique, le philosophe a cherché une voie autrement qu'être, une sortie de l'ontologie vers l'éthique. Son écriture est sillonnée par des lectures diverses, telles que la Bible, le Talmud, la littérature russe, qui ont fait de ce philosophe hétérodoxe un penseur de l'Autre. Philosophe qui a lu à l'envers le terme philosophie : " sagesse de l'amour " au lieu d' " amour de sagesse ". Amour qui ne se comprend pas à partir de l'identification, mais comme l'écoute de l'Autre : voici l'éthique, une sagesse qui devient l'exigence de re-signifier la paix. Ayant commencé le XXIe siècle qui annonce des nouvelles guerres, ce livre constitue une invitation à lire l'actualité de la pensée lévinassienne pour penser l'avenir autrement.
A partir de la crise de l'ordre colonial, et durant plus d'un demi-siècle, au Rio de la Plata la guerre fit rage de manière permanente. Tout au long de cette période d'instabilité politique profonde, la guerre était placée au centre de la vie sociale et la population locale était massivement mobilisée. l'Etat central s'écroula sous le poids des guerres intestines et l'immense territoire se fragmenta en un nombre d'entités belligérantes. Ce livre analyse les conditions sociales de cet état de guerre totale et persistante. Il aborde premièrement l'évolution des valeurs, des pratiques et des discours sociaux qui permirent à la société locale d'adopter l'activité guerrière en tant que nouvelle raison d'être. Il étudie ensuite les forces de guerre elles-mêmes : leurs méthodes de mobilisation et d'entraînement des troupes, leurs tactiques et leurs manières de combattre. On découvre ainsi le mode de fonctionnement d'une véritable société en armes où les armées régulières coexistaient avec une foule de forces militaires intermittentes (des guérillas, des bandes indigènes, des milices, des corps francs). L'identification des dynamiques propres à cette "société guerrière" permet de comprendre jusqu'à quel point ses éléments constitutifs reproduisaient et propageaient l'état de guerre lui-même. Cet ouvrage est issu d'une thèse de doctorat en Histoire et Civilisations, soutenue le 19 janvier 2010 devant l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris. Cette thèse, réalisée sous la direction de Juan Carlos Garavaglia, a reçu le Prix d'Histoire Militaire 2010 décerné par le Ministère de la Défense.
Une folie, le transfert ? Faire d'un inconnu son père, son amant, sa soeur, sa mère : une folie ? Une folie du mental ? Et cette folie serait le ressort, le matériau même d'une cure ? Depuis Freud, c'est pourtant à cette folie que nous nous prêtons chaque fois que commence une cure. Folie, outil, ou même obstacle, le transfert ne se pense guère aujourd'hui. A contre-courant de la pensée commune qui n'y voit plus qu'un mal nécessaire qui donnerait à la psychanalyse de "forts maux d'estomac", l'auteur s'attache à tisser ce fil logique de la cure, sans reculer devant la psychose.
Gérard Rabinovitch est philosophe et sociologue, chercheur au CNRS (Centre de recherche: sens, éthique, société) et chercheur associé au Centre de recherches psychanalyse, médecine, société, de l université Denis-Diderot. Auteur de nombreux ouvrages, il a notamment publié aux éditions Bréal Comment ça va mal? L humour juif un Art de l Esprit (2009).
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.