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La société guerrière. Pratiques, discours et valeurs militaires dans le Rio de la Plata (1806-1852)
Rabinovich Alejandro Martin
PU RENNES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782753527928
A partir de la crise de l'ordre colonial, et durant plus d'un demi-siècle, au Rio de la Plata la guerre fit rage de manière permanente. Tout au long de cette période d'instabilité politique profonde, la guerre était placée au centre de la vie sociale et la population locale était massivement mobilisée. l'Etat central s'écroula sous le poids des guerres intestines et l'immense territoire se fragmenta en un nombre d'entités belligérantes. Ce livre analyse les conditions sociales de cet état de guerre totale et persistante. Il aborde premièrement l'évolution des valeurs, des pratiques et des discours sociaux qui permirent à la société locale d'adopter l'activité guerrière en tant que nouvelle raison d'être. Il étudie ensuite les forces de guerre elles-mêmes : leurs méthodes de mobilisation et d'entraînement des troupes, leurs tactiques et leurs manières de combattre. On découvre ainsi le mode de fonctionnement d'une véritable société en armes où les armées régulières coexistaient avec une foule de forces militaires intermittentes (des guérillas, des bandes indigènes, des milices, des corps francs). L'identification des dynamiques propres à cette "société guerrière" permet de comprendre jusqu'à quel point ses éléments constitutifs reproduisaient et propageaient l'état de guerre lui-même. Cet ouvrage est issu d'une thèse de doctorat en Histoire et Civilisations, soutenue le 19 janvier 2010 devant l'Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales de Paris. Cette thèse, réalisée sous la direction de Juan Carlos Garavaglia, a reçu le Prix d'Histoire Militaire 2010 décerné par le Ministère de la Défense.
Résumé : Une femme décide qu'elle doit partir et quitter son mari pour vivre sa vie, après 20 années de mariage. Elle parle aussi de l'influence de son père sur elle. Splendide livre de mémoires par l'auteure de L'Arbre de l'oubli. Viendra à Paris en février.
C'était dans la petite ferme piscicole et bananière d'une chaude vallée qu'ils s'étaient enfin fixés, après des décennies d'errance en Afrique australe et centrale, séduits parla forêt de mopanes, les baobabs à l'écorce rose-argent et le large fleuve Zambèze coulant paresseusement vers le sud. Ainsi vivait Tim Fuller, un mouton noir anglais exilé en Afrique, où il s'était battu lors de la guerre du Bush rhodésienne avant de s'établir en Zambie avec sa famille. Maintenant qu'il n'est plus, l'autrice et sa mère dispersent ses cendres au pied des baobabs qui règnent sur leur propriété, et font face à l'absence de cet homme qui croquait la vie à pleines dents.
Résumé : Dakota du Sud, Eats-Unis. Deux cousins amérindiens, Rick Overlooking Horse et You Choose Watson, liés par le sang et la terre. se retrouvent pourtant en conflit. La colère gronde dans la réserve à cause des injustices infligées au peuple lakota par le gouvernement fédéral, et les cousins prennent des directions opposées. Rich choisit la voie de la paix ; You Choose, celle de la violence. En attendant le printemps est un récit magistral sur plusieurs générations. Alexandra Fuller évoque avec poésie et sagesse la beauté secrète des grandes plaines nord-américaines et le destin des Amérindiens qui y vivent toujours ; une existence cadencée par les saisons et par les rituels de leurs ancêtres.
Petite fille, Bobo a appris à manier le fusil, à cuisiner un impala, à conduire un tracteur et à se garder des morsures de serpents. En 1972, elle s'installe avec sa famille en Rhodésie - l'actuel Zimbabwe - pays ravagé par la guerre civile, mais aussi terre de saveurs, de parfums et de sons qu'elle reconnaît intuitivement comme la sienne. Son enfance, ponctuée de déménagements successifs en Afrique australe, oscille au gré de tragédies historiques et intimes. Ce récit est un chant d'amour à une famille adorée, chaotique, souvent drôle, et à l'Afrique, terre des premiers émois, de l'initiation et de la découverte naturelle de l'autre. Alexandra Fuller ouvre ainsi une page d'histoire et sa malle aux souvenirs souvent tendres, parfois durs, et toujours poignants.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.