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AUBE ROUGE (L)
RABEARIVELO J-J.
L'HARMATTAN
10,00 €
Épuisé
EAN :9791090721180
Une demi-heure plus tard, toute la cour sut que la guerre était acceptée. Alors, les explosions de champagne et les rires se turent, remplacés par le rythme enthousiaste d'un chant de guerre psalmodié par des voix aiguës et vrillantes. partout, dans le palais, ce fut un va-et-vient surexcité, incessant, fébrile. Les Hova, d'ordinaire paisibles, devenaient tout d'un coup batailleurs, assoiffés de sang. Et l'appui des Anglais ! Ah ! il faut aussi compter ce que cela ajouta au moral des Imériniens, se croyant victimes de la cupidité européenne et offerts à la merci de ses griffes Resté inédit du vivant de l'auteur, L'Aube rouge expose, du point de vue malgache, les circonstances de la conquête de IIIe par les Français. Ce livre est le deuxième volume des oeuvres complètes de Jean-Joseph Rabearivelo, que no comment® éditions publie pour la première fois en collection de poche.
Ecrit en même temps que "Presque-Songes", "Traduit de la nuit" en est une suite composée d'une trentaine de poèmes écrits directement en français et en malgache.
Enfants d'Orphée" est un recueil de poèmes écrit par Jean-Joseph Rabearivelo, un poète malgache du XXe siècle. Dans ce recueil, Rabearivelo nous invite dans un voyage poétique à travers ses vers empreints de lyrisme et de sensibilité. Les poèmes évoquent des thèmes tels que l'amour, la nature, la mélancolie et la quête de sens dans un monde en mouvement. Les vers de Rabearivelo sont empreints de musicalité et de profondeur, reflétant sa quête intérieure et son exploration des émotions humaines. L'Orphée mentionné dans le titre évoque le célèbre personnage de la mythologie grecque, symbole de la poésie et de la musique. A travers sa poésie, Rabearivelo nous transporte dans son univers intime, où les mots deviennent des mélodies enchanteresses et des peintures émotionnelles. Ses poèmes reflètent une introspection profonde et une vision poétique du monde. Le recueil "Enfants d'Orphée" est un hommage à la beauté et à la puissance de la poésie, célébrant l'art de la création littéraire et la capacité de la poésie à toucher les coeurs et les âmes des lecteurs.
On ne sait si c'est de l'Est ou de l'Ouest qu'est venu le premier appel ; mais maintenant, dans leurs huttes transpercées par les étoiles et les autres sagaies des ténèbres, les coqs se dénombrent, soufflent dans des conques marines et se répondent de partout jusqu'au retour de celui qui est allé dormir dans l'océan et jusqu'à l'ascension de l'alouette qui va à sa rencontre avec des chants imbus de rosée." ; Si l'on en croit les notations figurant sur le cahier manuscrit, le premier poème de Presque-Songes a été écrit le 22 juin 1931. Jean-Joseph Rabearivelo a vingt-huit ans. Le propos du recueil est de célébrer la beauté des hautes terres malgaches, l'exubérance végétale, la puissance animale, l'alternance des saisons. Un cycle naturel fascine particulièrement le poète : celui du passage de la nuit au jour, ou du jour à la nuit. Le poète explore le thème de la naissance du jour dans trois poèmes successifs ("Naissance du jour", "Autre naissance du jour" et "Une autre"), et file ce champ lexical et symbolique dans l'ensemble du recueil. Presque-Songes est aussi une première étape dans la quête du Chant, qui trouvera son expression la plus aboutie dans Traduit de la Nuit.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.