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Ethique de l'accompagnement. Une approche existentielle
Quintin Jacques
LIBER CANADA
18,00 €
Épuisé
EAN :9782895787327
La maladie, quelle qu'elle soit, touche à la condition humaine et aux images que l'on se fait de soi, des autres et de la vie. Elle suscite des questions qui trouvent peu de réponses et qui, par conséquent, n'ont pas de fin. Contrairement à ce que l'on pense, les personnes malades sont souvent très ouvertes aux interrogations existentielles. Ce sont souvent les soignants qui n'osent pas s'aventurer sur ce terrain par manque de confiance, se reposant sur les comités d'éthique. Pourtant ce sont les patients et leurs proches qui réfléchissent, délibèrent et décident. L'être humain décide, dans de tels contextes de soins, de vie et de mort, selon ce qui a un sens pour lui. Dans ce cadre, le rôle du soignant n'est pas celui de l'expert en questions existentielles, mais celui d'un accompagnateur de ceux qui doivent penser par eux-mêmes selon leurs propres expériences, leurs intuitions, leurs doutes. Il retrouve ainsi avec eux un dialogue que l'humanité ne cesse d'avoir avec elle-même.
Aoudia Hakim ; Testa Quintin ; Aschenbroich Jacque
Comme Lean Six Sigma, QRQC ("Quick Response Quality Control") est un outil de gestion de la qualité développé en milieu industriel et faisant appel à la vigilance et à la responsabilisation des opérateurs. Fondé sur le principe des "trois réels", QRQC est une méthodologie qui permet d'identifier l'origine des défauts et dysfonctionnement dans la chaîne de production en revenant au "lieu réel" (celui où le problème est apparu) pour y analyser les "pièces réelles" (les "pièces mauvaises" par comparaison aux "pièces bonnes") à l'aide des "données réelles" (circonstances du problèmes, composants utilisés, etc). Mis en place dans de grands groupes industriels, notamment Valeo, l'un des plus importants équipementiers automobiles du monde, le QRQC permet de réaliser d'importants progrès en matière de gestion de la qualité, sans engager d'investissements très importants mais en bâtissant une approche radicalement nouvelle et "impliquante" des équipes de production. Ce livre est une présentation et une explication exhaustive de la méthode.
Cet ouvrage porte sur la psychiatrie, l'herméneutique et la folie, entendue comme langage incompréhensible et comme impossibilité de dialogue. Dans ce sens, la folie ne concerne pas tant les malades que chacun de nous pris au piège de sa pensée. Nous nous demanderons donc comment psychiatrie et herméneutique éclairent la folie, mais aussi comment elles s'éclairent mutuellement. Nous le ferons en nous aidant et en nous inspirant de la réflexion de Hans-Georg Gadamer. Son travail nous servira de guide pour penser plus clairement la santé ou le bien vivre. L'herméneutique fait appel à notre capacité d'accroître, notre écoute de l'esprit qui, ici, ne signifie pas une entité mentale, mais une voix intérieure. Dans ce sens, la question est de savoir comment maintenir vivante la petite voix intérieure de chacun sans tomber dans le subjectivisme ou le solipsisme, c'est-à-dire sans tomber dans un langage impénétrable qui conduit directement à l'idiotie ou à la folie, ce que l'on nomme communément en psychiatrie la psychose. En somme, que pouvons-nous opposer à la folie ? "
Entre le maître qui sait et l'élève qui ne sait pas, entre le médecin qui connaît et le patient souffrant et démuni, peut-il y avoir dialogue ? Peut-il y avoir entre eux une relation différente de celle, autoritaire et verticale, entre savoir et ignorance, une relation où les deux interlocuteurs adoptent une démarche ouverte, constructive, enrichissante pour l'un et l'autre ? Les textes réunis dans cet ouvrage affrontent cette question en montrant à la fois la nécessité, les promesses et les illusions de rapports égalitaires dans un contexte par nature asymétrique. La réflexion est d'autant plus précieuse à notre époque où les détenteurs traditionnels du savoir sont, d'un côté, trop souvent portés à céder à l'autoritarisme technoscientifique et, de l'autre, facilement concurrencés par une diversité d'autres sources de connaissance, dont celles véhiculées de plus en plus par les innombrables sites, blogs, réseaux sociaux et forums que l'on trouve sur Internet. Pour mettre en perspective cette problématique du langage et de la transmission des savoirs, tous les textes de ce recueil ont ceci en partage : prendre soin de l'humain sans le recours au pouvoir, en étant attentif à l'autre à travers un dialogue sur ce qui nous élève et sur ce qui donne vie à tous les possibles.
L'expérience de la dépendance et celle de la condition humaine se ressemblent. Si nous jugeons autrui dépendant, comme quelqu'un aux prises avec une maladie, nous nous protégeons de l'expérience de notre propre condition écartelée entre ce que nous désirons et ce que nous faisons. Cela n'implique pas que la dépendance ne serait pas un désordre médical ou qu'elle ne relèverait pas de la responsabilité individuelle ni que nous serions tous dépendants. Mais plutôt qu'elle n'est pas complètement étrangère à notre condition, car la division de notre volonté est une expérience de ce que nous sommes en raison de notre finitude. Croire en une société sans drogue est une illusion. Il faut apprendre à vivre avec l'imperfection de la condition humaine en expérimentant la jouissance à l'intérieur des limites imparties à celle-ci. Le seul fait de se reconnaître dépendant de limites ouvre à la transcendance. Et la plus grande limite qu'on peut imposer à sa consommation s'établit à partir de la capacité de maintenir un dialogue ouvert avec autrui sur les formes que devrait prendre la vie bonne".
Psychologue, fondatrice de l'enseignement en gérontologie à l'université de Lyon 2, ex-présidente de l'Association internationale des universités du troisième âge, professeur émérite, Hélène Reboul a participé au développement des études sur le vieillissement et la mort ainsi que sur les représentations et les conduites qui leur sont rattachées. Elle est l'auteur de plusieurs ouvrages et de nombreux articles qui ont contribué à situer l'importance de ces dimensions constitutives de l'existence dans la conscience contemporaine. Par sa réflexion et son engagement social et spirituel, elle a su démontrer la nécessité d'associer de façon dynamique une vision universitaire à des interventions axées sur les valeurs de respect et de la qualité de vie des personnes âgées.
La science et la technologie ont pris une place immense dans la vie des sociétés modernes. Elles affectent les cultures jusque dans leurs déterminations les plus profondes ; elles proposent elles-mêmes de nouvelles valeurs ; elles apportent avec elles la possibilité objective d'un projet historique de la plus vaste envergure et de la plus haute qualité éthique. Comment les cultures peuvent-elles les accueillir sans se perdre ? Comment peuvent-elles à la fois répondre aux exigences de l'enracinement et de la finalisation et donner à la science et à la technologie toute la part qui doit leur revenir ? D'une remarquable clarté et d'une rare profondeur, l'exposé de cette problématique par Jean Ladrière n'a rien perdu de sa pertinence ni de son actualité.
Certains philosophes soutiennent de nos jours que la philosophie est morte. A en juger les acrobaties mentales à la mode dans les milieux postmodernes, toute personne raisonnable sera sans doute portée à l'admettre. Mario Bunge estime pourtant que le diagnostic est prématuré. Car on continuera à philosopher aussi longtemps qu'on se posera des questions sur le monde et sur notre place en son sein. Ce qui semble clair, en revanche, c'est que la philosophie institutionnelle est, elle, en crise. A preuve, le peu d'idées nouvelles qu'elle propose pour aider l'homme ordinaire à comprendre le monde, le savoir ou l'action. Pis, quelques philosophes ont même favorisé cette décadence en mettant au rancart les grands problèmes de la philosophia perennis, l'ambition des vastes systèmes de connaissance et la raison elle-même. Tout en admettant ce triste état des choses, Mario Bunge croit que c'est là une crise dont la discipline se remettra, dans la mesure où elle acceptera d'affronter les vrais problèmes de la réalité, qu'elle sera exacte et compatible avec la science, et surtout qu'elle évitera les questions oiseuses et les raisonnements abscons. Cet ouvrage trace dons les grandes lignes d'une pareille pratique philosophique. Dans une langue claire et sans jargon technique, il s'adresse à tous ceux qui s'intéressent à des questions telles que : Qu'est-ce que la matière ? Qu'est-ce que l'esprit ? Quelle est la nature de la société ? Y'a-t-il des limites à notre connaissance ? Qu'est-ce qui distingue la science de la pseudoscience ? Comment équilibrer droits et devoirs ? Ces questions se posent encore aujourd'hui et la philosophie devrait être l'outil intellectuel pour y répondre.
Qu'est-ce que l'argent, d'où vient-il, pourquoi nous paraît-il si nécessaire et si naturel ? Ces questions constituent le fil rouge de cet ouvrage, qui tente de dénaturaliser l'argent pour mieux s'interroger sur sa place et son rôle dans la société. Naturel, l'argent ne l'est certainement pas. Les discours qui le décrivent comme un objet inévitable de toute vie sociale et un simple instrument d'échange sont à questionner de manière radicale. Il semblerait presque que l'argent ait été inventé pour définir une société à deux vitesses, pour permettre de séparer ceux qui peuvent payer le prix et ceux qui ne le peuvent pas, de quelque prix qu'il s'agisse et pour quelque bien que ce soit. Si presque tous les philosophes ont parlé d'argent, peu se sont pourtant étonnés de le trouver là devant eux, et peu se sont étonnés de son apparente nécessité. Tel est le but que se propose cet ouvrage : nous étonner devant l'argent. La question première est donc moins "qu'est-ce que l'argent ? " que "comment se réapproprier cet objet pour le penser ? " . On pourra plus facilement s'interroger ensuite sur le sens que nous voulons donner à l'économie et au politique, sur la place qu'il convient de donner à l'argent et sur le type de relations que nous souhaitons établir les uns avec les autres.